Luc, VI, 22 et suiv
330 ORIGINES DU CHniSTlANISME.
étrange d'aller au-devant de ce baptême qui seul pouvait étancher sa soif*.
La grandeur de ses vues sur l'avenir était par moments surprenante. Il ne se dissimulait pas l'épouvantable orage qu'il allait soulever dans le iîlonde. (c Vous ctoyez peut-être, disait-il avec hardiesse ei beauté, que je suis venu apporter la paix sur la terré; non, je suis venu y jeter le glaive. Dans une matison de cinq personnes, trois seront contre deux, et deux contre trois. Je suis venu mettre la division entre le fils et le père, entre la fille et la mère, entre la bru et la belle-mère. Désormais les ennemis de chacun seront dans sa maison \ » — « Je suis venu porter le feu sur la terre; tant mieux si elle brûle déjà' ! » — « On vous chassera des synagogues, disait -il encore, et l'heure viendra ou l'on croira rendre un cuite à Dieu en vous tuant*. Si le monde vous hait, sachez qu'il m'a haï avant vous. Souvenez -vous de la parole qilë je vous ai dite : Le serviteur n'est pas plus grand que son maître. S'ils m'ont persécuté, ils vous persécuteront ^ »