‹ Histoire des origines de Christianisme [microform]Chapitre 321 sur 1128 · Talm. de Bab., Sanhédrin, fol. 43 a; Nicolas de Lire, In · texte numérisé non relu

Talm. de Bab., Sanhédrin, fol. 43 a; Nicolas de Lire, In

Matth., xxvii, 34. Comp. Prov., xxxi, 6. 2 Talm. de Bab., Sanhédnn, 1. c.

3. Marc, xv, 23. Matth., xxvii, 34, fausse ce détail, pour obtonir une allusion messianique au Ps. lxix, 22.

4. Matth.. xxvu, 35-, Marc, xv, 24; Jean, xix, 23. Cf. Artémi-

dore, Onirocr., H, 53. ^ , ,

ç. Epi9t. BarnabsB, ? ; tucien, Ju4 VQC. 1?. Compare» le cpu

élevée, si bien que les pieds du condamné touchaient presque à. terre * . On commençait par la dresser * ; puis on y attachait le patient, en lui enfonçant des clous dans les mains ; les pieds étaient souvent cloués, quelquefois seulement liés avec des cordes \ Un billot de bois , sorte d'antenne , était attaché au fût de la croix, vers le milieu, et passait entre les jambes du condamné, qui s'appuyait dessus*. Sans cela les mains se fussent déchirées et le corps se fût affaissé*. D'autres fois, une tablette horizontale était fixée à la hauteur des pieds et les soutenait *.

Jésus savoura ces horreurs dans toute leur atrocité. Les deux voleurs étaient crucifiés à ses côtés.

ciûx grotesque tracé à Rome sur un mur du mont Palatin. Garrucci, H crocifisso graffito in casa dei Cesari (Roma, 1857).

1. Cela résulte de Oaawîîo., Jean, xix, 29. En effet, avec une tige d'hysope on ne peut atteindre bien haut. Il est vrai que cette hysope est suspecte de provenir d'Exode, xii, 22.

2. Jos., B, y., VII, VI, 4; Cic, In Verr., V, 66; Xénoph. Ephes., Ephesiaca, IV, 2.

3. Luc, XXIV, 39; Jean, xx, 25-27; Plante, Mostellana , Il , i, 13; Lucain, Phars., VI, 543 et suiv., 547; Justin, Dial. cum Tryph., 97; Apol. I, 35; Tertullien, Adv. Marcionem, IIl, 19.

4. Irénée, Adv. hœr., II, xxiv, 4; Justin, Dial. cumTryph., 91 .

5. Voir la relation d'une crucifixion en Chine, par un témoin oculaire, danslaiîeuMe germanique et franc, août 1864, p. 358.

6. Voir le graffito précité et quelques autres monuments (Martigny, Dict. des antiqu. chrét.. p. 193). Comp. Grégoire de Tours, De gloria mart., I, 6.

Les exécuteurs, auxquels on abandonnait d'ordinaire les menues dépouilles {panntcularia) des suppliciés , tirèrent au sort ses vêtements', et, assis au pied de la croix, le gardaient'. Selon une tradition, lesus Mirait prononcé cette parole, qui fut dans son cœur, sinon sur ses lèvres : « Père, pardonne-leur ; ils ne

savent ce qu'ils font* . »

Un écriteau, suivant la coutume romaine % était attaché au haut de la croix, portant en trois langues, en hébreu, en grec et en latin : le roi des juifs. Il y avait dans cette rédaction quelque chose de pémble et d'injurieux pour la nation. Les nombreux passants qui la lurent en furent blessés. Les prêtres firent

♦. Dig.,XLVII, xi^, De bonis damnai., 6. Adrien limita cet

Tia circonstance ajoutée par Jean, xix, 23-Î4, paraît conçue a priori. Cf. Jos., Ant., lll, vu, 4.

Page 1