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354 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 45J

cielle , dont Tabandon devenait plus sensible de jour

en jour.

A Rome, les associations du même genre trouvaient plus de difficultés S et non moins de faveur dans les classes déshéritées. Les principes de la politique romaine sur les confréries avaient été promulgués pour la première fois sous la République (186 avant J.-C), à propos des bacchanales. Les Romains, par goût naturel, étaient très-portés vers les associations 2, en particulier vers les associations religieuses^; mais ces sortes de congrégations permanentes déplaisaient aux .patriciens ^, gardiens des pouvoirs publics, lesquels , dans leur étroite et sèche conception de la vie, n'admettaient comme groupes sociaux que la famille et l'État. Les précautions les plus minutieuses furent prises : nécessité de Tautorisation préalable, limitation du nombre des assistants , défense d'avoir un magister sacronim permanent et de constituer un fonds commun au moyen de souscriptions ''. La même sollicitude se manifeste à

H . Les confréries grecques n'en furent pas tout à fait exemptes. Inscript, dans la Revue archéol.j déc. 1864, p. 462 et suiv.

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