Tile-Live, XXXIX, 8-18. Comp. le décret épigraphique dans
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diverses reprises dans l'histoire de TEmpire. L'ar*senal des lois contenait des textes pour toutes tei5 répressions^. Mais il dépendait du pouvoir d'en us^ ou de n'en user pas. Les cultes proscrits reparaisr saient souvent très-peu d'années après leur proscirif^ tion 2. L'émigration étrangère, d'ailleurs, su»t«a celle des Syriens, renouvelait sans cesse le fond&o» s'alimentaient les croyances qu'on cherchait vaim^ment à extirper.
On s'étonne de voir à quel degré un sujet en dipg$t rence aussi secondaire préoccupait les plus fortes têtes. Une des principales attentions de Césai et d'Auguste fut d'empêcher la formation de nouY«amx collèges et de détruire ceux qui étaient déjà état)lis.^» Un décret porté, ce semble, sous Auguste essaya de définir avec netteté les limites du droit d^ véur nion et d'association. Ces limites étaieiri; extrêmement étroites. Les collèges doivent être unicpae-
le Corpus inscr. lalinarum, I, p. 43-44. Cf. Cic, De legihm, II, »-
1. Cic, Pro Sext., 25; In Pis., 4; Asconius, In Comeliananh 75 (édit. Orelli); In Pisonianam, p. 7-8; Dion Ca6sius> XXX Vin, 13, 14; Digeste, III, iv, Quod cujusc.,\\ XLVIIv xxa, de Coll. et Corp., entier.
2. Suétone, Domit.,h\ Dion Cassius, XLVII, 15; LX, 6; ISMr 24; passages de Tertullien et d'Arnobe, précités.
3. Suétone, César, 42; Aug„ 32; Jos., AnL, XIV, x, ^ Vim Cassius, LU, 36.
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Si
ment funéraires. Il ne leur est permis de se réunir qu'une fois par mois; ils ne peuvent s'occuper que de la sépulture des membres défunts; sous aucun prétexte ils ne doivent élargir leurs attributions *. L'Empire s'acharnait à l'impossible. 11 voulait , par suite de son idée exagérée de l'État, isoler l'individu, détruire tout lien moral entre les hommes, combattre un désir légitime des pauvfes , celui de se serrer les uns contre les autres dans un petit réduit pour avoir chaud ensemble. Dans l'ancienne Grèce, la cité était très-tyrannique; mais elle donnait en échange de ses vexations tant de plaisir, tant de lumière, tant de gloire, que nul ne songeait à s'en plaindre. On mourait avec joie pour elle ; on subissait sans révolte ses plus injustes caprices. L'empire romain, lui, était trop vaste pour être une patrie. Il offrait à tous de grands avantages matériels ; il ne donnait rien à aimer. L'insupportable tristesse inséparable d'une telle vie parut pire que la mort.
1. «Kaput ex S. C. P. R. Quitus coïre, convenire, coUegiumque habere liceaL Qui slipem menstruam conferre volent in funera, ii in collegium coeant, neque sub specie ejus collegi nisi semel in mense coeant conferendi causa unde defuncti sepeliantur. » Inscription de Lanuvium. I"col., lignes iO-43, dans Mommsen, De collegiis et sodaUciis Romanorum (Kiliae, 1843), p. 81-82 et ad calcem. Cf. Digeste, XLVII, xxii^ de Coll, et Coxp», ^\ Tertul- Xxqiït' Apolog., 39.
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Aussi, malgré tous les efforts des hommes politiques, les confréries prirent-elles d'immenses développements. Ce fut l'analogue exact de nos confréries du moyen âge, avec leur saint patron et leurs repas de corps. Les grandes familles avaient le souci de leur nom, de la patrie, de la tradition; mais les humbles, les petits, n'avaient que le collegium. Us mettaient là leurs complaisances. Tous les textes nous montrent ces collegia ou cœtus comme formés d'esclaves ^ , de vétérans ^ , de petites gens (tenuiores) ^. L'égalité y régnait entre les hommes libres, les affranchis, les personnes serviles ^. Les femmes y étaient nombreuses ^. Au risque de mille tracasseries, quelquefois des peines les plus sévères, on voulait être membre d'un de ces collegitty où l'on vivait dans les liens d'une agréable confraternité , oii l'on trouvait des secours mutuels , où l'on contractait des liens qui duraient après la mort ^.
1 . Inscription de Lanuvium, 2* coL, lignes 3, 7; Digeste, XLVll, XXII, de Coll. et Corp., 3. ^