Voir ci-dessus, p
4. Nombr., xxxi, 16; Jos., AnL, IV, vi, 6. Pour les associations d'idées que les judéo-chrétiens établissaient autour de iropv6{a, voir les passages de TApocalypse et de Tépître de Jude, précités ( p. 303), sans oublier Act., xv, 20; xxi , 25, et Gai., v, 19-21 . Voir ci-dessus, p. 90, 301-303, et ci-dessous, p. 367-369, 395 et suiv., 509. Cette «cpveia en relation avec Balaam est l'étincelle électrique qui fait suivre dans les ténèbres le courant de haine contre Paul.
5. Plus tard, dans le judaïsme, Jésus ( plus ou moins confondu avec Paul ) fut quelquefois , autant qu'il semble , désigné à mots couverts sous ce même nom de Balaam. Mischqa, Sanhédrin, XI, 1 , et la Gémare de Jérusalem, correspondante ; Mischna, Abolh, V, 49 ; Siphré, vers la fin ; Talm. de Bab., Gittin, 57 a (cf. Geiger, Judisclie Zeilschrifl, 6« année, p. 31 et suiv.).
[An 5iJ SAINT PAUL. 305
Ses disciples du même coup furent appelés nicolaitesK Loin d^oublier son rôle de persécuteur, on y insista de la façon la plus odieuse*. Son Evangile fut un faux Évangile \ C'est de Paul qu'il fut question, quand les fanatiques du parti s'entretinrent entre eux ' à mots couverts d'un personhage qu'ils appelaient « l'apostat * », ou « l'homme ennemi ^ », ou « l'imposteur», précurseur de l'Antéchrist, que le chef des apôtres suit à la piste pour réparer le mal qu'il fait^ Paul fut « l'homme frivole », dont les gentils, vu leur ignorance, ont reçu la doctrine ennemie de la Loi ^ ses visions, qu'il appelait c. les profondeurs de Dieu » , on les qualifia « profondeurs de Satan * » ; ses Églises , on les appela « les synagogues de Satan®»; en haine de Paul, on proclama hautement que les Douze seuls sont le fondement de l'édifice du Christ *\