‹ Histoire des origines de la Grèce ancienneChapitre 30 sur 143 · CHAR 111. — LES COLONS ÉTRANHRRS ÉTAUUS EN GRÈCE · texte numérisé non relu

CHAR 111. — LES COLONS ÉTRANHRRS ÉTAUUS EN GRÈCE

et de Myeènes mériteraient 1« nom de pélaagiques, car leurs véritables autours forent des Pélasges. Une légende ancienne fait veni r, il est vrai, les Cyclopes de la Lycie sous la conduite de Prœtus, roi d'Argos, le fondateur de Tfrynthe (l). Mais quelle que soit son origine, cette tradition ne suffit pas pour attribuer aux peuples de l'Argolide une architecture qui appartient évidemment aux Pélasges. L'épithète de cyclopéenne n'exprime probablement que l'étonneraent causé par ces travaux gigantesques aux Grecs d'une époque plus civilisée (3). Toutefois elle nous montre comment ils peuvent réfléchir quelques rayons de lumière sur la race qui les a exécutés. Les plus anciens sont tellement grossiers-, qu'ils paraissent, au premier aspect, nous Indiquer seulement une capacité bornée à des entreprises qui demandaient beaucoup de force et peu d'intelligence, et une organisation sociale suffisante pour encourager de tels efforts. Peu importe à cet égard qu'ils soient des productions du travail libre, ou des tâches Imposées par un - maître étranger. En prenant pour point de départ ces masses sans forme, on arrive, par une série ininterrompue de transitions faciles, à des édifices réguliers et bien disposés. Ces progrès graduels semblent prouvée que dans lés constructions de l'époque la plus barbare, sa lutte avec les difficultés inhérentes à l'enfance de l'art avait seule empêché un peuple encore ignorant de révéler son sentiment Inné de la symétrie, la qualité la plus saillante du caractère grec. La muraille cyclopéenne la plus grossière ne diffère peut-être pas plus , par rapport au style, si on peut employer ce mot, d'édifices tels que le trésor ou le tombeau d'Atree, que les monument de cette dernière classe ne différent de la plus simple forme du temple dorique, bien qu'ils fussent plus éloignés de cette période où la nécessité est encore la mère de l'industrie , l'utilité son seul guide, fa beauté son résultat non cherché et en apparence accidentel.

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