‹ Histoire des origines de la Grèce ancienneChapitre 69 sur 143 · CHAPITRE Xlt · texte numérisé non relu

CHAPITRE Xlt

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a«m J. c. L'histoire des colonies grecques est liée en partie, et à des degrés dif- ■ i3<- férents, avec celle de leurs métropoles. 11 n'entre pas actuellement dans notre plan de les énumérer et de les décrire tontes, mais nous devons les étudier dans leur ensemble, afin de donner une idée juste de la grandeur du monde grec lorsque, se déployant en dehors de ses limites primitives, il ayait abordé les rivages des mers qu'enferment les trois anciens continents. En examinant les traits principaux de leur condition habituelle, en considérant les rapports qu'elles entretenaient avec la mère-patrie, nous les placerons sous leur véritable point de vue, et nons en tirerons des éclaircissements nouveaux sur le caractère des Grecs, sur leurs manières de voir et de sentir. Quelques- unes d'entre elles cependant réclament plus particulièrement notre attention, soit à cause de l'influence qu'elles exercèrent sur les événements de la Grèce, soit a cause des progrès intellectuels qu'elles firent faire à leur nation ou an genre humain.

ugcndea Nous ne nous arrêterons pas devant les légendes équivoques des colo-

t «bu unis.. B'es formées par des héros au retour du siège de Troie : par exemple, de celles que fondèrent Agamemnon et Cal chas sur la cote d'Asie, les Als de Thésée en Thrace, Ialménus surles côtes de l'Euxin, Diomède, Philoctète, Epéus, Ménesthée et d'autres en Italie. Nous ne nous occuperons pas davantage de celles que le vagabond et infatigable Ulysse établit, dit-on, dans des régions plus lointaines de l'Occident. Nous avons déjà eu occasion de dire que ces histoires, où la vérité et le mensonge se mêlent continuellement, ne nous paraissent pas complètement Invraisemblables. Quoiqu'il en soit, les plus anciennes colonies grecques parmi celles dont l'existence historique est incontestable, prirent naissance à l'issue de l'événement ou plutôt des événements vulgairement Émigittimi appelés l'émigration éoliense. On a généralement considéré ce fait

foiianna. comme le premier des grands mouvements produits par l'irruption des Éoliens dans la Béotle et des Doriens dans le Péloponèse. Chassés de leur patrie, et en cherchant une autre à l'Orient, les Achéens furent rejoints dans la lîéotie, tandis qu'ils la traversaient pour se rendre au lieu flxé pour leur embarquement, par une partie des anciens habitants de fa contrée et par un certain nombre des conquérants éoliens. Ces derniers paraissent avoir dominé, sinon par le nombre, du moins par l'influence, car c'est à cause d'eux que l'émigration s'appela éolienne aussi bien que béotienne. Les émigrants, conduits par des chefs qui prétendaient descendre d' Agamemnon (l), s'embarquèrent, pour laplus grande

(1) Pollui, il, 83, mentionne un Agamemnon, roi de Cume, dont la fille TUmodice épousa, iui«ant quelques auteurs, Midas le Phrygien, qui frappa la pre-

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