‹ Histoire des origines de la Grèce ancienneChapitre 82 sur 143 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

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b« Tandis que tes colonies grecques de In côte asiatique Mûrissaient au "„" sein delà liberté du commerce, des arts et des richesses, une puissance s'élevait à coté d'elles qui , profitant de leurs querelles, empiéta peu à peu sur leur territoire et finit par détruire leur indépendance. Entre-le montTmolus etl'Hermus, sur la rive droite du Pactole, se dresse une haute montagne qui domine une plaine fertile et d'une grande étendue. A l'est de cette plaine s'ouvrent les vallées de l'Hermus et du Caystre. La montagne, escarpée de tonte part, inaccessible d'un coté, servait de citadelle depuis les temps les plus reculés a une race de rois qui gouvernaient la contrée environnante. A ses pieds se développait la ville de Sardes. A l'époque où l'histoire de la Grèce commence A avoir de la suite. Sardes était In capitale des Lydiens ; mais l'établissement de ce peuple dans ce pays était comparativement récent.' En effet, plusieurs générations après la guerre de Troie, 'les Méonleus, tribu apparemment pélagienne, occupèrent le même territoire. La monarchie lydienne parait aussi s'être fondée sur une conquête a la suite de laquelle les anciens habitants furent ou chassés ou soumis. Cette révolution, toutefois, u'est mentionnée nulle part expressément. Pour l'admettre, on s'auto- 'rise du silence d'Homère au sujet des Lydiens, de la prohabilité que les Méoniens, comme beaucoup d'autres tribus dispersées sur le rivage occidental de l'Asie-MIneure avant la guerre de Troie, avaient plus de rapport avec les Grecs que les Lydiens ; et enfin du fait certain que dans la période correspondante a la conquête lydienne, si elle a eu lieu, de grands changements s'opérèrent fréquemment dans la population de cette partie de l'Asie ( I ). Seul , Hérodote explique le dernier nom du pays. Il rapporte que les Méoniens empruntèrent la dénomination de

particulière, est beaucoup plus instructif que la narration diffuse el emphatique de Micali. Nous ne quitterons pat le sujet si intéressant dont nous venons de parter en terminant ce chapitre, sans exprimer le regret qu'il n'ait pas encore été trnili' isolément par un savant en étal de comprendre son importance el sa grandeur. L'histoire de M. Raoul-Rochelle, nous sommes obligé dw le dire, malgré nolrr respect pour l'ingénieui auteur, servira surtout à ceui qui voudront recommencer le travail ; elle leur montrera toutes les fautes qu'ils devront éviter. Eu effel,' la moitié de l'ouvrage est remplie d'une foule de lictinns sans, intérêt et sans poésie ; nous cherchons en vain dans le reste les faits qui pouvaient seuls donner de l'attrait k la matière. La sèche énuméralion des dates, des événements el des personnes ne se trouve nulle part vivifiée par des vues sur l'étal social. Au reste, cette sobriété doit être considérée moins comme un défaut que comme une limite posée par l'auteur Ini-mérae. Espérons néanmoins qu'on fera quelque chose de plus el df mieux. Un plus grand nombre d'histoires particulières, de monographies, rnmnir disent les Allemands, seraient peut-être nécessaires pour accomplir l'oeuvre ri question. — {!) Consulte* Wœlrker dans le Rhrin. Mus. fur Philol., 1, p, ifW ri luiv. Véber Spvrrn amlanditcher Goillerkulir beg Homer.

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