‹ Histoire des origines de la langue franc̜aiseChapitre 115 sur 256 · EN LAKGOEDOCIEN. EN GASCON · texte numérisé non relu

EN LAKGOEDOCIEN. EN GASCON

, Cruche Dourno Bâno.

Bttchette Broc Trakè.

Étincene Bélugo Lazio.

Entonnoir Arbudel Hoonil.

Sentier Caminolo , Sendè.

Joue Gaûto Machèro.

Grelot. . . .T*. Quiscabel Eskiroun.

Haillon Peilho Perrak.

En biais. En chimpo En trélay.

En présence de ces mots languedociens et gascons, qu'il serait très^aisé de multiplier, que deviennent :

Et la théorie de M. Littré, qui veut que les patois soient du latin modifié par le climat?

Et la théorie de M. Génin^ qui veut que les patois soient du français décomposé ou défiguré?

Le lecteur aura remarqué en effet quelles mots cités ci-dessus n'offrent ni trace de français ni trace de latin.

Il faut donc reconnaître que les dialectes ont un caractère de localisation et de nationalité incontestable. Ils sont le langage de la nation, de la tribu, du village ; il y en a aujourd'hui autant qu'à l'époque où César envahit la Gaule; ils se parlent aux mômes endroits, et ils sont les mêmes, car quelle cause les aurait changés?

Ainsi, dans le pays àes^ Arveimes^ on parle l'auvergnat; dans le pays des Lémovices, on parle le limousin ; dans le pays des Aquitains, on parle le gascon ; dans le pays des Vénètes , on parle le breton vanetais ; dans le pays des Bituriges, on parle le berrichon. Enfin, dans toute contrée où César, où Strabon placent un peuple gaulois, on trouve encore et ce même peuple et son dialecte spécial.

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