‹ Histoire des origines de la langue franc̜aiseChapitre 188 sur 256 · CHAPITRE NEUVIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE NEUVIÈME

cons sont allés apprendre leur langue à Sienne, à Pise, à Lucques, à Arezzo, à Pistoie, à Florence ; nul ne dira que les laboureurs de l'Arno ou les pâtres des maremmes de Grosseto sont venus étudier la leur à Auch , à Condom ou à Mont- de-Marsan; et de cette double impossibilité découlera cette conclusion forcée, que des peuples qui parlent la même langue, sans se Tétre jamais réciproquement communiquée , appartiennent nécessairement à la même nation. En outre, comme les Toscans sont des Étrusques, et les Gascons des Gaulois, on n'a que le choix entre ces deux affirmations : ou les Étrusques sont des Gaulois , ou les Gaulois sont des Étrusques.

La même conclusion se dégagera du rapprochement que nous allons faire entre les patois méridionaux de la France et les patois ombriens, samnites et osques.

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