CHAPITRE TBOISliHE. Q-j
Chroniques déclarml unanimemenl que celle langue éla[l la seule entendue des population, de,ville.et de, catipagne. , ce qu.^,.gn,lie cl.,remenl qu'elle était pour u,u. la lan^e maie"
Quatrièmement, nou, ptaceron, »u, le, yeux du lecteur d« témoignage .othenlique. et formel,, de»,uel. il résulte nue no, père,, en donnait à leur langue le nom de rWae ou m- .««..allachaient néanmoin, à cette dénomination le »n. de ungue gautoue.
Cinquièmement enBn, non, mctlmnaen pWne lumière cette rente ,. manifeste et pourtant ,i méconnue que la Unnie r». •«■«. au heu d-èlre le pr«l„it informe et gro«ierd-un latin corrompu x montra, dès m première apparition écrite, comme une hmgue profondément originale, complète, enpoMe»ion de toutes lies règles esenlicUe,, et «irtout comme une langue a«am un génie ahsolmnent dilTérent du génie de la bogue Utine ie qm eiclot néccuiremeni toute idée de filiation.
Il fanidone immédiatement entrer en matière ; loul«f.«. et pour ne laiser aucune olwurité dan,Iesprit du lecteur, il'cl pofs™™ de bien prédœr le Mm qui avait élé attaché juuu'ici a I exprewioa de bmsw romane.
LAcadémie française, dan, hi dernière édllion de «o Dirlioonan», déSnit b langue imme en ces terme, : . Langue qui .est formée de la corruption du latin, « qui a été parlée et écrite dan le midi de la France, depuis le diiième nèck insqu'â la ISn du treiziènie *.
dnie déSnilioo ea en oppo»lioo fecmelle arec le. ûiB le, pto» avères, et dame par conséquent de la langue romane une idée ennèmnent buse.
En effet, d'un côté, la dénomination de lai^pie rwwaw ert ma- ■li«»nient anlérksre an diiiéme aède et postérieure ao treizix-ii.' , , . ;. 1". , .,■, .( ,
ivitt-^okmmi ojfti Ir (ni.!i de la l'rance, Dii.. eooirr dair- |.
nord, dam l'eil. dans rimeu, dankc
les priMinee,, no» eie*^irat.
^M f^rat râler au n i'enplik de b bn^oe reiiaal:
f* L'n fra(Baf»t de la le rafif^«<aalâ \m
lenus à Tévêché de Tournay. Il y est dit qu'il fut choisi comme successeur de saint Éloi, parce qu'il était un homme de sainte vie, et qu'il parlait aussi bien la langue romane que la teutonique (1).
^\]n passage de la vie de saint Adalhard, abbc deCorbie, né vers l'année 750, écrite par Paschase Robert, l'un de ses disciples, et un autre passage d'une autre vie du même saint, écrite par Gérard de Gorbie ; — témoignages à peu près identiques, où il est dit qu'Adalhard parlait avec une égale perfection la langue vulgaire ou romaney et la langue tudesque ou teutonique, c'est-à-dire l'allemand (2)-.
3** Le canon XVII du troisième concile de Tours, tenu en l'année 813, ordonnant aux évoques et aux abbés de faire traduire les homélies des Pères en langue romane rmiiçue, ou en langue théotisque, afin que chacun pût mieux comprendre les itistructions religieuses (3).
^° Le passage célèbre de Nithard, relatif à l'accord intervenu à Strasbourg, le 15 février 842, entre Louis le Germanique et Charles le Chauve, ainsi qu'entre les chefs de leurs armées. Les deux frères et les deux armées échangèrent des serments. Louis, parlant à des chefs gaulois, prononça son serment en langue romane; Charles, parlant à des Bavarrois et à des Francs austrasiens, prononça le serment en langue allemande. Les chefs des deux armées jurèrent également; seulement, les Gaulois pronon-
(1) Anno DCLXV. — « Sccundum Sigebertum, obiit D. Eligius, Toraaccnsis epîflicopus,... génère Lemovix,... Dagoberti aurifex... SufTeclus est episcopus in iocum ejus Monnolenus, proplerea quod Tir esset sanciissimas vitœ, ac romanwn non minus quam tcutonicam callerct linguam • . — Jacob. Meyer, Annal. Flandr., lib. I ,p. 5, verso ; Antuerpiœ , MDLXL.
(2) Voici le texte de Paschase Robert : « Quero si vulgo audisses, dulciflaus emanabat; si vero idem barbara, quam theotiscam dicunt, lingua loqueretur, prajeminebal claritalis eloquio. • — BoUand.,i4da Sanctor., Januar., tome 1,
Voici le texte de Gérard : « Qui si vulgari, id est romana lingua loquerctur, omnium aliarum putaretur inscius,... si vero tcutonica, enitcbat perfcctius ». — Bolland.,iic<a Sancior, Jannar.,t. I, p. 116.
(3) » Visum est unanimitali nostrac... ut easdem bomilias quisque apertestudeat in rusHcam romanam linguam, autin theotiscam, quo facilius cuiicli possinl intelligere quœ dicuntur. » - Labbe, Acta Concilior., t. IV, ConciL ZurQ^'i m» ^ûH XVII.
La langue teutonique ou théotisque était la langue allemande, apportée et parlée par les Francs et par les Bourguignons.