‹ Histoire des origines du ChristianismeChapitre 218 sur 427 · I Cor., XVI · texte numérisé non relu

I Cor., XVI

3. Cela résulte des Act.^ xviii, 21 (selon Griesbach et le texte reçu] .

4. Eusèbe, Hist. eccL, IV, 2fi; V, 23-23; Chronique pascale, p. 6 et suiv., édit. Du Gange. On y rattachait aussi la création du monde, qu'on supposait avoir eu lieu à l'équinoxe du printemps. Murinus Alex., dans Pitra, Spic. Sol., ï, p. 14.

(An r,i) SAINT PAUL. 271

;iu[)rùs (le la n'-surrccliuii do .lésas; on n'y pnisa plus si ce n'est pour y trouver une ligure du Irioniplie de Jésus sur la mort. La vraie pâque, c'est désormais Jésus, qui a été immolé pour tous ; les vraies azymes, c'est la vérité, la justice; le vieux levain est sans force et doit être rejeté*. Du reste, la fèlc de Pâque avait subi bien plus anciennement chez les Hébreux un changement de signification analogue. Ce fut sûrement à l'origine une fête du printemps, qu'on rattacha par une étymologie artificielle au souvenir de la sortie de l'Egypte.

La Pentecôte se célébrait aussi le même jour que chez les juifs ^ Comme la pâque, cette fcte prenait une signification toute nouvelle, qui repoussait dans l'ombre la vieille idée juive. A tort ou à raison, on se figurait que l'incident principal de la descente du Saint-Esprit sur les apôtres assemblés avait eu lieu le jour de la Pentecôte qui suivit la résurrection de Jésus \ L'antique fête de la moisson chez les Sémites devint ainsi dans la religion nouvelle la fête du Saint-Esprit. Vers le même temps, cette fêle subissait chez les juifs une transformation analogue :

!. I Cor., V, 7-8. Cf. Gai., iv, 9-H; Rom., xiv, 5; Col., II, 1G.

i. I Cor., XVI , 8; Acl., \x, 16.

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