‹ Histoire des origines du ChristianismeChapitre 219 sur 427 · Act., Il, I · texte numérisé non relu

Act., Il, I

272 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 54]

elle devenait pour eux l'anniversaire de la promulgation de la loi sur le mont Sinaï^

Il n'y avait pas d'édifice bâti ou loué exprès pour les réunions : nul art, par conséquent, nulle image. Toute représentation figurée eût rappelé le paganisme et eût paru de l'idolâtrie ^ Les assemblées avaient lieu chez les frères les plus connus, ou qui avaient une salle bien disposée ^ On préférait pour cela les pièces qui, dans les maisons orientales, forment l'étage supérieur* et répondent à notre salon. Ces pièces sont hautes, percées de nombreuses fenêtres, très - fraîches , très- aérées ; c'est là qu'on recevait ses amis, qu'on faisait les festins, qu'on priait, qu'on déposait les morts % Les groupes ainsi formés constituaient autant d' « Églises domestiques » , ou coteries pieuses, pleines d'activité morale et fort

\. 11 n'y a pas oe trace de cette interprétation avant le Talmud. Talm. de Bab., Pesachim^ 68 b.

2. Voir Macarius Magnés, cité par Nicéphore, dans Pilra, Spicil. Sol.j I, 309 et suiv. Les peintures des catacombes, outre qu'elles sont bien postérieures au i'^'" siècle , sont décoratives et n'ont pas la prétention d'offrir des objets de culte. L'Église orientale repousse encore la sculpture comme entachée d'idolâtrie.

3. ICor., XVI, 19; Rom., xvi, 5, 14, 15, 23; Col., iv, 15; Philem., 2; Act., xx, 8-9.

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