‹ Histoire des origines du ChristianismeChapitre 220 sur 427 · twpôiov. AcL, I, 13; IX, 37, 39: xx, 8, 9. ô. Jbid · texte numérisé non relu

twpôiov. AcL, I, 13; IX, 37, 39: xx, 8, 9. ô. Jbid

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analogues à ces « collèges domestiques » dont on trouve vers le même temps des exemples au sein de la société païenne ^ Sans doute, dans les grandes villes qui possédaient plusieurs de ces Eglises domestiques, il y avait des Églises plénières où toutes es Églises partielles se réunissaient*; mais, en gé- Inéral , l'esprit du temps était porté vers les petites sociétés. Toutes les grandes choses se sont ainsi fondées dans des centres peu considérables, où l'on est étroitement serré l'un contre l'autre, et où les âmes sont échauffées par un puissant amour.

Le bouddhisme seul jusque-là avait élevé l'homme à ce degré d'héroïsme et de pureté. Le triomplie du christianisme est inexpHcable, quand on ne l'étudié qu'au IV ^ siècle. Il arriva pour le christianisme ce qui arrive presque toujours dans les choses humaines : il réussit quand il commençait à décliner moralement; il devint officiel quand il n'était déjà plus qu'un reste

4. Inscriptions dans Mommsen , De coll. et sod. Rom.j p. 78, note 23; 96; dans de Rossi, Roma sott., p. 209; Fabretti, Inscr. domest., p. 430 et suiv., p. 146, n° 178; Orelli, 24U, 4938; Gruter, \\M, 7; Amaduzzi , Anecd. litt., I, p. 476, n"» 39, 40; Pline, Epist., VIII, 46.

2. Ainsi Éphèse, qui avait au moins trois Églises particulières (Rom., XVI, 0, 14, 15), n'en constituait pas moins dans son ensemijle une seule et même Église. Corintlie n'avait, ce semble, qu'une seule Église particulière (Rom., xvi, 23, texte grec).

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de lui-même; il eut de la vogue quand son vrai période d'originalité et de jeunesse était passé. Mais il n'en avait pas moins mérité sa haute récompense : il l'avait méritée par ses trois siècles de vertu, par la somme incomparable de goût pour le bien qu'il avait inspirée. Quand on songe à ce miracle, nulle hyperbole sur l'excellence de Jésus ne paraît illégitime. C'était lui, toujours lui qui était l'inspirateur, le maître, le principe de vie dans son Eghse. Son rôle divin grandissait chaque année, et c'était justice. Ce n'était plus seulement un homme de Dieu, un grand prophète, un homme approuvé et autorisé de Dieu, un homme puissant en œuvres et en paroles ; ces expressions , qui suffisaient à la foi et à l'amour des disciples des premiers jours*, passeraient maintenant pour bien faibles. Jésus est le Seigneur, le Christ, un personnage entièrement surhumain, non Dieu encore, mais bien près de l'être. On vit en lui, on meurt en lui, on ressuscite en lui; presque tout ce qu'on dit de Dieu, on le dit de lui. Il est bien déjà une sorte d'hypostase divine, et, quand on voudra l'identifier à Dieu, ce ne sera qu'une affaire de vocabulaire, une simple « communication d'idiomes » , comme disent les théologiens. Nous verrons que Paul

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