VICTOR II
avait ordre de venir célébrer à Florence. On tint dans cette ville un grand concile, où l'on condamna plusieurs abus qui s'étaient introduits dans le clergé; on renouvela la défense d'aliéner les .biens des églises, et l'on prononça la peine d'excommunication contre les clercs et les laïques qui contreviendraient à celte loi.
Après la tenue de cette assemblée, Clébébard envoya en France, comme ambassadeur, le snusi-diacre Hildebrand, pour mettre un frein aux di'sordirs du clergé, et particulièrement pour réprimer la simonie, cette lèpre sacerdotale qui avait couvert toutes les Églises de l'Italie et de la Gaule.
En exécution des ordres du saint-père, Hildebrand convoqua un synode à Lyon. A l'ouverture de la première séance, on accusa un évèque d'avoir acbeté son siège à l'encan; mais comme la discussion se prolongeait fort avant dans la soirée, les Pères furent obligés de remettre au lendemain le jugement de cette cause. Pendant la nuit, l'accusé mit à profit le délai qui lui avait été accordé ; il corrompit à prix d'or les accusateurs et les témoins; et le lendemain, lorsque le concile fut rassemblé, il se présenta hardiment, demandant à être confronté avec ses ennemis. On appela à haute voix les accusateurs, et personne ne comparut.
Alors le rusé Hildebrand se leva avec dignité, et lui dit : « Croyez-vous fermement que le Saint-Esprit voit tout, et qu'il soit de même substance que le Père et le Fils?» L'évêque répondit : «Je le crois. » — Eh bien, ajouta le diacre, récitez à haute voix, en présence de l'assemblée, un Gloria Patri. » Lé coupable commença la doxologie d'une voix ferme; mais arrivé aux mots Spiritui sancto, il ne put jamais les articuler; il se jeta aussitôt aux pieds du légat , confessa son crime en versant d'abondantes larmes, et demanda à être condamné selon toute la rigueur des canons. Hildebrand prononça immédiatement contre lui une sentence de déposition , et aussitôt il put achever le Gloria Patri. Tous les assistants, frappés de stupeur et redoutant le même châtiment, vinrent implorer la clémence du légat. Pierre Damien, qui rapporte ce miracle, ajoute qu'il l'a entendu raconter par Hildebrand lui-même, et que Hugues, abbé de Gluny, ainsi que le pape Gallixte II, en avaient été les témoins oculaires.
Fleury prétend qu'à la même époque , le sousdiacre légat convoqua un concile à Tours, oîi Bérenger se trouva avec Lanfranc, son implacable adversaire; qu'il eut la liberté de défendre son opinion, mais qu'il n'osa pas l'entreprendre, et qu'il confessa publiquement la croyance commune de l'Eglise, jurant qu'à l'avenir il se conformerait aux décisions du saint-siége. Le même auteur ajoute que Bérenger souscrivit alors cette rétractation de sa main, et qu'Hildebrand l'admit à sa communion.
Frère Ignace-Hyacinthe affirme de son côté que le moine du Bec eut une savante discussion avec Bérenger; qu'il le convainquit de ses erreurs , et le força à se rétracter en présence d'Hildebrand.
L'année suivante eut lieu un nouveau concile dans la ville de Toulouse; Raimbault, Ponce et Guifroi, métropobtains d'Arles, d'Aix et de Narbonne, présidèrent l'assemblée en qualité de légats du pape. Les
Pères firent d'abord quelques règlements sur l'incontinence et sur la simonie des prêtres ; ensuite ils écoutèrent les plaintes de Bérenger, vicomte de Narbonne, contre l'archevêque, l'un des légats du saintsiége et l'un des présidents de l'assemblée.
BériMii^'er s'ex|irim;i en ces termes : « Du temps de
Nailidniic ét;iil le phis iniiMniaiil qui existât depuis Rome jus([u'en P^spagne ; il était riche en terres et en châteaux; l'église était remplie de livres et d'argenterie , elle possédait des sommes considérables dans son trésor, des chanoines nombreux la desservaient, et plus de mille serfs cultivaient ses domaines. Ermangaud étant mort, le comte de Cerdaigne Guifroi, dont j'avais épousé la so?ur, vint à Narbonne et me proposa de faire obtenir l'archevêché vacant à son fils, qui tt'avait encore que dix ans, sous la promesse de partager une somme de cent mille sous d'or entre mon père et le comte de Rhodez, s'ils acquiesçaient à cette proposition.
« Mon père et ma mère refusèrent de l'accepter; mais j'eus la faiblesse de suivre les conseils de ma femme; je résistai aux auteurs de mes jours, je m'emportai même contre eux dans un mouvement de colère, jusqu'à les menacer de les tuer s'ils ne consentaient pas à la demande du comte de Cerdaigne. Mon père, que l'âge avait rendu timide, obéit; Guifroi paya les cent mille sous, et son fils fut mis en possession de l'archevêché de Narbonne, après avoir juré que nous, les nôtres et le diocèse ne souffriraient jamais aucun dommage par sa volonté ou par sa négligence. Néanmoins, lorsque le prélat d'enfant est devenu homme, il a failli à toutes ses promesses; il a vendu les domaines de l'église et ceux des chanoines, afin de les donner à ses concubines et à ses mignons ; il a construit des châteaux forts pour caserner ses troupes, et il nous a fait une guerre terrible où des milliei-s de chrétiens ont trouvé la mort. Ensuite il a acheté cent mille sous d'or le siège d'Urgel pour Guillaume son frère, et il a payé cette somme avec les croix, les cahces, les châsses des reliques, et les patènes d'or et d'argent qu'il a vendus à des juifs. Enfin, il s'est placé sous la protection de la comtesse d'Urgel, sa parente, avec laquelle il entretient des relations criminelles.
« Pour mettre le comble à ses crimes, cet infâme a lancé une excommunication contre moi, contre ma femme et mes enfants et contre toutes nos terres ; il a défendu aux ecclésiastiques d'administrer le baptême, la communion et la sépulture dans ma province. Il est vrai que nous faisons peu de cas de l'anathème d'un homme qui se trouve chargé de toutes les iniquités, et que le pape Victor, dans le concile de Florence, a lui-même excommunié comme simoniaque; non-seulement il a vendu tous les ordres, mais encore il s'est fait payer pour la consécration des évèques et pour la dédicace des églises de mes domaines. C'est pourquoi je fais cette plainte à vous et au Christ, et je prie le pape de me donner justice contre mon évêque ; autrement je ne tiendrai nul compte de l'excommunication lancée contre moi par Guifroi, je lèverai de nouvelles troupes et je ne garderai point la trêve de Dieu. »
Pour comprendre cette dernière expression, il est
nécessaire de rappeler que sous le règne du roi llo- Lert, et particulièrement dans le royaume d'Aquitaine, on employa pour arrêter les ravages des nobles un moyen plus efficace ([ue ceux qui avaient été essayés jusque-là. Un concile tenu dans le diocèse d'Elne, dépendant du Roussillon, décréta qu a l'avenir, depuis le mercredi soir jusqu'au lundi matin, personne ne s'emparerait à main armée des domaines de ses ennemis et ne se vengerait d'aucune injure, sous peine de payer l'amende fixée ou d'être excommunié et banni de sa province; on nomma cette convention la trêve de Dieu.
L'iiistoire de l'Église a laissé ignorer quelles furent les suites des plaintes du vicomte de Xarbonne : il est vraisemblable qu'elles ne furent point accueillies du synode de Toulouse, puisque l'accusé luimême élait au nombre des légats du saint-siége.
Pendant que le clergé et les seigneurs français ruinaient les provinces par leurs querelles, et demandaient justice les uns des autres à la cour de Rome, Richer, abbé du Mont-Gassin, était mort, et les moines avaient élu pour lui succéder, Pierre, doyen du couvent, vieillard vénérable, qui avait passé sa longue carrière dans l'étude des Ecritures sacrées et dans la pratique des vertus chrétiennes;
mais le pape, furieux que cette élection eût été faite sans son autorisation et sans qu'il en eût retiré aucun bénéfice, envoya au ^Mont-Gassin le cardinal Humbert, avec ordre d'annuler la nomination du nouvel abbé. Pour mettre les religieux à la raison, le cardinal fit investir le Mont-Cassin par des soldats, s'empara de force du vénérable Pierre, et l'envoya à Rome; le saint-père le lit renfermer dans les cachots du palais de Latran, où il mourut de faim. Le moine Frédéric fut nommé abbé, et dans la suite il parvint à la papauté sous le nom d'Etienne X.
Après cet exploit, Victor vint à Goslar, en Allemagne, où d reçut le dernier soupir de l'empereur Henri III, qui mourut entre ses bras, le 5 octobre 1056. Quelques jours auparavant, les évêques et les principaux seigneurs de Germanie avaient solennellement reconnu son fils pour son successeur à l'empire, quoique ce jeune prince n'eût pas encore cinq ans ; l'impératrice Agnès, sa mère, fut nommée régente par les seigneurs du pays et prit les rênes de lÊtat jusqu'à sa majorité.
Le pape prépara ensuite son retour pour l'Italie ; mais à son arrivée en Toscane, un mal subit s'empara de lui, et il mourut dans cette ville le 28 juillet 1057.
ETIENNE X
Histoire d'Etienne avant scn pontificat. — Son élection. Damien aui cardinaii.t. — État du schîi;ne d'Orient. ■ Uort d'Étienne X.
- Le pape veut faire des réformes lîans l'ÉiçIise. — Lettre de Pierre Le pape entreprend de renverser la puissance des empereurs. —
Etienne X était frèi-e de GodelVoi, duc de Loi-raine, un des princes les plus puissants de cette époque, qui avait longtemps comiiattu conti-e l'empereur Henri III, pour se maintenir dans les provinces de la haute et basse Lorraine, qu'il avait enlin réunies sous sa domination. Ses fjucrres contre l'empire ne s'étaient terminées qu'à l'occasion du voyage en Allemagne du pontife Léon IX, son parent, qui avait négocié un traité de paix et d'alliance entre Henri et Godefroi.
Trois ans après, le duc de Lorraine vint en Italie, accompagné de son frère Frédéric, qui était alors archidiacre de Liège ; le saint-père le non:ma cardinal-diacre , avec la charge de bibliothécaire et de chancelier de l'Église romaine; ensuite il l'envoya en quahté de légat à Constantinople pour soumettre le patriarche Michel Gérularius à l'autorité du saintsiége. Cette ambassade eut pour le jeune Frédéric de funestes résultats; car à son retour en Italie il fut arrêté, ainsi que ses collègues Humbert et Pierre, par Trasimonci, duc de Spolette, qui s'empara des riches présents que l'empereur Constantin Alonomaque envoyait à l'éghse de Saint-Pierre, et les fit cliasser de ses États, après les avoir dépouillés mèoïc de leurs vêtements.
Léon était mort lorsque Frédéric fit son entiée dans Rome; comme il ambitionnait le titre de pape, il ne perdit pas de temps, l't se rendit en .Mlemagne, afin d"ol)tenir la protei lion illli'iiri ; mais il trouva l'emperciu- dans des dispositions peu favora-
bles, à cause du mariage de Godefroi avec Béatrix, veuve de Boniface, marquis de Toscane, qui assurait à son frère une grande prépondérance en Italie, et lui donnait la facilité de s'emparer de la couroirne impériale. Le diacre ayant échoué dans son projet amliitieux, agit en homme politique, vint se renfermer au Mont-Cassin pour attendre les événements, et il embrassa la vie monastique.
Plus tard, il acheta du pape ^'ictor la dignité d'abbé de son monastère, et celle de prêtre-cardinal du titre de^Sainl-Ghrysogone. Mais à peine avait-ilpris possession de son église, que Boniface, évêque d'Albane, vint annoncer à Rome la nouvelle de la mort du pontife.
Aussitôt commencèrent de nouvelles brigues pour enlever la tiare; Frédéric répandit l'or à pleines mains dans le clergé, soudoya les soldats; et enfin, lorsque les corporations des métiers vinrent le consulter sur le choix qu'elles devaient faire, il osa répondre que lui seul était digne d'occuper le trône de l'Apôtre. Ses partisans crièrent <c Amen! » et le portèrent en triomphe à la basiliipie de Saint-Pierre es Liens, où il fut proclamé souverain pontife sous le nom d'Etienne X; ensuite il fut conduit avec la même pompe au palais de Latran. Le lendemain, tous les cardinaux, le clergé et le peuple le suivirent à Saint-Pierre, oti trois évèques le consacrèrent avec les cérémonies grotesques usitées à cette époque, et sans attendre les coramJssaires de l'emjiire, ce qui était un outrage pour le prince.
^Xy,l
Pendant les quatre premiers mois qui suivirent son exaltation, Etienne tint plusieurs conciles pour réprimer les désordres de l'Église et pour arrêter l'incontinence des prêtres ; ensuite il se rendit au Mont-Cassin, afin de s'adjuger une partie des richesses des bons Pères, qui possédaient déjà des pro^inces entières, et s'occupaient encore à fabriquer de fausses chartes pour aujjmenter les immenses domaines de leur monastère. Etienne vendit l'abbaye à Didier, qui dans la suite devint pape . il voulut également faire sortir du cloître le vénérable Pierre Damien en le nommant évèque d'Ostie et le premier de ses cardinaux, afin d'attacher à son siège un homme dont les talents pouvaient lui être du plus grand secours; mais comme le saint moine r^;fusait toutes les dignités, préférant le calme de la
retraite au tourbillon des grandeurs, le pape lui intima l'ordre de prendre le bâton pastoral et de le suivre au palais de Latran, sous peine d'excommunication. Pierre obéit; néanmoins, il se plaignit toujours de la violence qui lui avait été faite pour l'arracher à son monastère, ainsi que nous le voyons dans une de ses lettres adressée aux sept évêquescardinaux de l'église de Latran, qu'il appelle ses confrères, et qui est parvenue jusqu'à nous.
Les évêques-cardinaux étaient les seuls qui eussent le droit de célébrer la messe dans la basilique du palais; on les nommait aussi collatéraux, parce qu'ils étaient ordinairement aux cotés du pontife, et enfin ils portaient également le titre d'hebdomadiers, parce qu'ils officiaient tour à tour chacun une semaine. Nous citons la lettre de Pierre comme un
ETIENNE IV
document précieux capable de faire juger l'esprit de !'Et,'lisc à cette époque : « La discipline ecclésiastique est partout abandonnée; on foule aux pieds les canons de l'Église ; les prêtres ne travaillent qu'à satisfaire leur cupidité, ou se livrent à leur incontinence. Cependant les devoirs de l'épiscopat ne consistent pas à revêtir des habits couverts d'or et de pierreries, à s'envelopper de fourrures précieuses, à posséder dans ses écuries des chevaux de race, et à sortir avec une nombreuse escorte de cavaliers armés ; les prélats devraient au contraire donner l'exemple de la pureté des mœurs et de toutes les vertus chrétiennes.
>c Malheur donc à ceux qui mènent une vie condamnable , et anathèrae sur ceux qui briguent la dignité d'évêque dans un but coupable! Honte sur ces ecclésiastiques qui abandonnent leur patrie, suivent les armées des rois, et deviennent les courtisans des princes pour obtenir à leur tour le pouvoir de commander aux hommes et de les soumettre à leur domination! Ces prêtres corrompus sont plus sensibles aux dignités terrestres qu'aux récompenses célestes promises par le Sauveur: et pour obteidr des évèchés, ils saci'ifient leurs âmes et leurs corps; cependant, il vaudrait mieux qu'ils achetassent ouvertement les sièges épiscopaux, car la simonie est un crime moins grand c{ue l'hypocrisie. Leurs mains impures sont toujours ouvertes pour recevoir les présent!! des fidèles; leurs têtes sont toujours en travail pour inventer de nouveaux moyens de pressurer les peuples; et leurs langues de vipères prodiguent jour et nuit des flatteries aux tyrans. Aussi, je déclare trois fois simoniaques et trois fois damnés les évêques qui sont devenus les esclaves des rois ! »
Le pape, désirant poursuivre ses projets de réforme pour arrêter l'envahissement des moines et pour mettre un frein à leur insatiable avidité, se réserva, dans le marché conclu avec Didier, la libre disposition des immenses revenus de son couvent, qui était plus riche qu'un royaume ; mais afin de ne pas violer les canons trop ouvertement, il l'envoya à Gonstantinople en qualité de légat du saint-siége, et se déclara le trésorier du monastère pendant l'absence de l'abbé.
Didier partit accompagné d'Etienne, cardinal, et de Mainard, évèque de Sainte-Rufine ; ces prélats, arrivés en Orient, trouvèrent que le schisme avait pris de profondes racines dans l'Église grecque, et que Michel Cérularius , en homme expérimente ,
avait profité des circonstances favorables que la faiblesse de la régence avait présentées à son ambition. Etienne connaissait parfaitement la situation des affaires en Orient: il savait que Cérularius avait obtenu de grnnds privilèges pour son Église, avait augmenté les richesses de son clergé, et placé tous les prètics en dehors de la juridiction des officiers de l'emiiiic; il comprenait bien qu'il était impossible d'arrêter les progrès de l'hérésie et de rétabhr l'autorité du saint-siége dans la ville impériale ; mais le prétexte était spécieux, et il s'en servit pour éloigner Didier, afin de rester seul maître des immenses trésors renfermés dans les caveaux du Mont-Cassin.
Son intention était d'employer les richesses des religieux pour soudoyer des troupes et mettre à exécution le projet qu'il avait formé depuis longtemps de donner l'empire d'Occident à son frère Godefroi, et d'en exclure le légitime héritier, fils de Henri IV, roi de Germanie. .\ussitùt après le départ de Didier, il ordonna aux prieurs et aux dignitaires du monastère de lui envoyer iininédiatenient l'or, l'argent et les ornements [irt( inix confiés à leur garde, les menaçant en cas de relus de les suspendre de leurs fonctions et de les anathématiser. Le jésuite Maimbourg trouve que cette action ne doit pas porter atteinte à la réputation de sainteté dont le pontife jouissait à Rome; mais la chronique du Mont-Cassin ne partage pas son opinion, et blâme sévèrement le pape d'avoir formé un projet aussi sacrilège. ■' Cepencîant, ajoute la légende, lorsque les chariots arrivèrent à Rome, chargés des richesses de l'abbaye et escortés par les moines, le pape fut saisi tout à coup d'une sainte terreur; et après avoir entendu le récit d'une vision qui lui fut racontée confidentiellement par le religieux André, il renvoya les frères avec leurs trésors, et leur donna même sa bénédiction »
Il est probable que les menaces des moines furent seules la cause du changement d'Etienne ; après cet échec, le |>ape partit pour la Toscane afin de conférer avec son livie sur les moyens à prendre pour commencer la guerre contre l'empire ; mais à peine arrivé à Florence, il fut tout à coup attaqué d'une maladie giave , qui l'emporta le 29 mars 1058.
Saint Hugues, abbé de Cluny, rapporte qu'il assista Etienne à sa mort; et, ajoute le pieux moine, « j'eus toutes les peines imaginables à chasser l'esprit des ténèbres, qui voulait s'emparer malgré moi de 1 ame du saint père >