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Naissance de SylTest:e. — Concile d'Ancyre. — Concile de Néocésarée sur les adultères des femmes des prêtres. — Célibat des gens d'église. — Un évèque se vante d'avoir dans son diocèse ooze n-ille prêtres concubiDalrés. — Désordres dans les couvents. — Hérésie d'Ariu5. — Il est exilé. — Secte des eunuques valésiens. — Les prêtres devraient imiter les valésiens. — Lesjolies servantes dins les maisons des curés. — Un saiut évêque s'oppose à !a loi du célibat, — Son opinion est adoptée par le concile. — Fourberie des prêtres sur la vraie croix. — On pourrait chauffer tous les habitants de Paris, penda. t le plas rude hiver, avec les morceau.v de bois exposés à l'admiration des fidèles. — Le pape Sylvestre est accusé d'avoir abjuré la religion cbré.ienne en sacritiant aux idoles. — Sa mort.
Sylvestre, Romain de naissance, était fils de Rutln et de Juste, femme d'une grande piété. A son avènement au pontificat, l'Eglise n'avait point d'affaire jilus importante en Occident et en Afrique que celle des donatistes: le saint-père obtint de l'empereur la tenue d'un nouveau concile dans la ville d'Arles, et les hérétiques furent anathématisés et retranchés de la communion des fidèles.
On rapporte à la même époque le concile qui se tint à Ancyre, et qui est devenu célèbre par ses canons. Le dixième est ainsi conçu: « Si les diacres, à lîur ordination, ont protesté qu'ils prétendaient se marier, ils resteront dans le ministère avec la permission de l'évèque; mais s'ils n'ont fait aucune protestation avant leur ordination, et s'ils contractent un second mariage, ils seront privés du ministère. » Ce qui nous confirme dans l'opinion que le célibat des prêtres était inconnu du temps des apôtres et longtemps après eux. Cependant il est impossible de déterminer depuis quelle époque les ecclésiastiques ont mieux aimé « briîler que de se marier. » Les historiens indicpent que dès le troisième siècle, les prêtres étant plus exposés aux fureurs des persécutions que les simples fidèles, trouvèrent difficilement des femmes, et s'accautunièrent à vivre dans le célibat.
Le concile de Néocésarée eut lieu quelques mois après, et une partie des mêmes évèques assistèrent à la nouvelle assemblée : les Pères firent plusieurs règlements pour la discipline ecclésiastique; dans le premier canon, ils défendent aux prêtres de se marier, sous peine d'être déposés ; dans le huitième, ils permettent à ceux qui étaient mariés avant de recevoir les ordres sacrés de rester avec leurs femmes, et de les quitter seulement cpiand elles seraient convaincues d'adultère : cet usage s'est toujours conservé dans l'Église grecque.
Le fameux Corneille Agrippa blâmait sévèrement la loi qui obligeait les ecclésiastiques à se priver de femmes : il accusait les évèques contraires au mariage des prêtres de souffrir le concubinage parce qu'ils en retiraient de grands revenus. Il ajoute qu'un certain prélat se vanta publiquement d'avoir dans son diocèse onze mille prêtres concubinaires. qui lui donnaient un écu d'or tous les ans, pour tolérer leurs maîtresses : ce motif seul l'avait engagé à s'opposer au mariage des prêtres.
Dans le synode, les Pères firent observer que le mariage entraînait à des occupations terrestres et sensuelles qui détournaient les ministres des devoirs qu'imposent le sacerdoce. Malheureusement les promoteurs de cette jurisprudence n'avaient pas assez