‹ Histoire des papes (volume 3)Chapitre 17 sur 78 · ADRIEN, 8* PAPE. ANTONIN · texte numérisé non relu

ADRIEN, 8* PAPE. ANTONIN

empereur. empereur.

Naissance de Sixte I*'. — Incertitudes sur la durée de son pontiGcat.

— Fables sur l'institution du carême et sur les diverses pratiques religieuses. — Les auteurs font remonter à ce pape les formules orgueilleuses dont les pontifes se servirent dans les siècles suivants.

— Le cardinal de Retz et le pape Clément X envoient de fausses reli<{ues à l'abbaye de Saint-Michel en Lorraine.

Après la mort d'Alexandre I*'^ le siège de Rome était resté vacant vingt-cinq jours. Sixte fut choisi par les fidèles pour exercer les fonctions de l'épiscopat : il était Romain^ fils d'un nonmié Helvidius^ selon quelques-uns^ ou d*un nommé Pastor^ s'il faut en croire le Pontifical. Baronius suppose que le père de Sixte pourrait être Junius Pastor^ dont un auteur païen a fait mention.

On ne connaît aucune des actions de cet évèque : les savants ne sont d'accord ni sur le commencement , ni sur la durée de son pontificat. Il gouverna l'Ëglise de Rome l'espace de dix ans selon les uns, et beaucoup moins selon d'autres^ qui s'appuient de l'autorité d'Ëusèbe : Sixte a cependant été mis au rang des martyrs^ malgré l'incertitude de son existence^ et l'on place l'époque de sa mort vers l'année 142.

Les historiens sacrés lui attribuent l'institution du carême^ et prétendent qu'il ordonna aux prêtres de se servir du corporal, ou linge sur lequel on met le corps de Séen^-ChnaiL

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Os ajoutent, avec aussi peu de fondement, qu'il introduisit la coutume de chanter le a saint des saints, » et qu'il défendit aux laïques de toucher aux vases sacrés. Tous ces règlemeiits sont établis d après les Pontificaux; mais il est impossible de les faire passer pour les œuvres du saint père, daam Vesr prit de ceux qui voudront les juger sans prévention.

Les deux décrétales qui paraissent sous le nom de ce pape sont évidemment fausses, comme Marin et Baluze l'ont prouvé. Le titre de l'une de ces décrétales est trop orgueilleux pour ces temps de la primitive Église : et Sixte I* ne devait pas se servir de cette formule: « Sixte, évoque uni- » versel de l'Église apostolique, à tous les évèques, salut )) dans le Seigneur. »

Le père Pagi lui-même convient que ce titre était inconnu aux pontifes des premiers siècles.

Les catholiques se sont emparés de cette erreur pour com^ battre les protestants , qui refusent au pape le titre d'évêque universel, comme indigne d'un prélat qui se qualifie le serviteur des serviteurs de Dieu. La place d'évêque de Rome était alors regardée comme un poste qui ne pouvait satisfaire ni l'ambition ni les passions des prêtres ; et l'on élevait à cette dignité ceux qui joignaient la sainteté des mœurs au mépris de la mortf

L'Église prétend avoir conservé les restes mortels de saint Sixte, mais nous ne devons accorder aucune croyance à ces traditions incertaines : nous repoussons également l'authenticité des reUques que Clément X envoya, dans les derniers siècles, au cardinal de Retz, pour être mises en dépôt dans fabbaye de Saint^^Michel en

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