‹ Histoire des papes (volume 3)Chapitre 69 sur 78 · HISTOIRE DE SYMMAQUE · texte numérisé non relu

HISTOIRE DE SYMMAQUE

» faction au pape ils obtiendront le pardon, et seront réta- » blis dans leurs fonctions; mais, après ce jugement, ceux » qui oseront célébrer des messes dans quelques-unes des » églises romaines sans le consentement de Symmaque, )) seront punis comme schismatiques ! »

Ce décret fut souscrit par soixante-douze évêques ; mais beaucoup d'autres, persuadés que le pape ne s étant pas jus* tifié ne pouvait être absous des crimes qu'on lui imputait» refusèrent de signer. Les premiers préféraient éviter le scandale en rendant un- jugement contre leur conscience, afin que les ariens ou les autres adversaires de TËglise n'eussent pas des motifs aussi puissants de mépriser les catholiques. Le carr dinal Baronius dit lui-même que les Pères du concile a ont » voulu ensevelir sous un profond silence les marques d'in- » famie dont les ennemis du pontife prétendaient le flétrir, d

Néanmoins cet édit prouve qu'à cette époque les évêques de Rome reconnaissaient encore l'autorité des rois; qu'ils s'adressaient à eux pour obtenir la permission d'assembler les conciles nationaux ; qu'ils se présentaient devant les autres évêques pour se justifier des crimes dont on les accusait^ et qu'ils subissaient leurs jugements.

H^e peuple ayant refusé de se soumettre aux décisions du concile , les amis de Laurent attaquèrent la validité de l'arrêt ; alors Symmaque, désespérant d apaiser les troubles qui menaçaient de devenir encore plus violents , rassembla un nouveau synode. Quatre-vingts évêques, trente-sept prêtres et quatre diacres composèrent cette assemblée : le diacre Ennodius^ l'un des plus lâches adulateurs du siège de Rome, chaîné de réfuter le libelle des laurentiniens, s'acquitta de

W6 HIBTOIU DU PÀFIS. 0^.]

cette mission en véritabl» esclave du pape, et termiiia m harangue en déclarant le pontife le plus yerUiem: , le pipis pur, le pbia saint de tous les honuaas. Cet écrîii qui nous a été conservé» est un tissu de flatteries les plus outrées, et de principes faux ou ridicules. Il ressemble à ces iq^ogiee versifiées par des poètes affanooés, qui exaltent les vertus des princes qui les nourrissent.

Entraillé par la dialectique subtile du diacre Ennodius, et par des motifs d'intérêts plus puissants encore que lelcH quence, le synode de .Rome rendit un second décret en laveur de Symmaque. Cette assemblée était composée de prélats entièrement dévoués au saint-siége, dont ils recevaient alternativement des mortifications ou des bieniattSii^elonla conduite qu'ils tenaient à l'égard des pontifes*

L'emp^^ur Anastase protesta contre le jugement du oon^^ cale, et accusa !# saintrpère de ptusieurs prîmes > dans un libelle qu'il fit répandre en Italie.

Symmaque réfuta ces accusations par une letiro aposfa>« lique, dans laquelle il déclare à l'empereur que l'intérêt de sa dignité l'obligeant à faire cesser le scandale, il répondra par des pamphlets aux injures dont on Taccable. Il prend k té- Ittoin toute la ville de Rome, qu'il n'est point infecté de manichéisme^ et qu'il ne s'est jamais éloigné de la foi du saint-si4ge ; il ai^use le prince d'être lui-même eutychien, ou du moins Dajiteur des partisans d'Eutycbès et de fîommimiqiier avec eux ; il traite de révolte audacieuse le mépris qu' Aqasta$e témoigne |>Qur un successeur de saint Pierre, et pousse Tinsolence jusqu^à soutenir que sa chaire est plus élevée que toiis ks trônes de l'univers. « Comparons, lui ditril, la di^

(Ml.] HIAIMaE M SYMMAQUE, SCÏ

1» gfiité d'ttB é>rô(|iie avec cette d'un emperrar t il exîete entre » elles la môme différence qu'entre les richesses de la terre, H dattt ua aoByeiaîa a radmipwtratfam, et lea trétova du del, n dont Uioiis aerames les diapensateare. Vaua Mûema la bapr n téme de révéqae ; il voua administre ka sacnateots; Tena n ini demande! des prières , voua attendez m béaaiiictioB, et » voHs Tow adressez^ lui pour voua aonmMtre à k péniience. a Enfin, ka {mnoea (çouTem^at ks affaires des l^Mnaios, et a neua diaposona des biena du ciel. Vous veyea, aeîgnenr, » que notre dignité est supérieure à toutea ka grandeiva de a k terra t )»

ii tenaîaeaaleltre par ces mequces contre fefnperear t xxfii »v^iia parveniea 4 prouver ka ehefe d'aocuaation fiinaés 9) contre moi , voos poarriea obtenir ma déposîtîoB du saiat^ a ciége; mais ne eraignec-vona pas également de perdre votre a eonronne , ai vous ne pouvez m'en ncMMraifiere? Rappekz-» a voue que vous êtes hommes, et que cette cause sera discutée » au jugement de Dieu. U est vrai qu'un prêtre doit du respect » MIE puissants de k terre, mais non à ceux qui n^nt des a c^MM contraires aux Ims del'Êi^ise. Rsspectôz J^ku en a «ons, et nous k respecterons en vous; si voua n'avea point D de vénération pour notre personne^ cammait pourrttrvona » nfifoiMnir votre domination sur ks peuples et user des pri- A viléges d'une «aiglon d<mt vous méprisez les lois? Vous A m'^iéêX^ei d'avoir conspiré avec le aénat pour vous exeom- Y> aaunier? n'ai-jo paa donc suivi en oda Teiemple de mes )» prédécesseurs ? Ge n'est pas vous^ seigneur^ épn noua ana* a ikéaiatisOQs, c'est Acace; séparez^vous de 1« , et vous a voua aéparerez ausai 4« aon exconununiealion; aitt aoïien t»

» ce n'est pas nous qui vous aurons oondanmé, mais vou»- )) même. »

Symmaque se plaint ensuite de la perséeiition que Tempe^ reur faisait souffrir aux catholiqiMSt leur dëfeodant le libre exercice de la religion» et tolérant toutes les hérésies, (c Lors » même que nous serions dans Terreur, il fuidrait tdérer » notre culte comme les autres » ou si Vous neos atlaquM , il » faut attaquer toutes les hérésies, n Enfin il exhorte le prince à se réunir au saint-siége, et à se séparer des enneoua d# la vérité et de TÊglise.

Dans les Gaules , les exploits de Glovis avaient tettement agrandi la réputation des guerriers firanks» que Fempereur Ânastase avait voulu faire un traité d'alliance avec le nouveau conquérant, et lui avait envoyé, à cet effet, des raobassadeurs chargés de riches présents, parmi lesqnek se trouvait une magnifique couronne d'or enrichie de pierres précieusesi que le roi fntài fit remettre au pontife, pour être déposée dans la basilique de SaintrPierre de Rome.

Ces sortes de libéralités ont été dans la suite les sources d abus intolérables; et Philippe de Comines, qufnenanquait ni de piété ni de religion, mais qui avait une graiuie0^iérieBQe des affaires politiques, blâmait hautement la munifieenoe des rois envers les prêtres. Il s'exprime ainsi en parlant de Louis XI : « Le gracieux monarque «donna beaucoup aux » prêtres pendant sa vie; en cette chose eât mieux valu » moins , car il prenait des pauvres pour donner à ceux qui 4) n'en avaient aucun besoin. » Les princes attrainit dû puiser dans ces paroles de sages avertissements ; et^ n^ pas enricUr Vinsatiable clergé en ruinant les peuples*

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L'Ëglise d'Orient était toujours dans le trouble et dans la eonfasioQ ; les catholiques exerçaient contre les hérétiques toutes les cruautés qu'inspire la vengeance ; et ceux-ci » à leur tour, appuyés du crédit de Fempereur Anastase^ poursui- "nient avec acharnement leurs adversaires : les monastères étaîMt devenus Içs théâtres de guerres d'autant plus cruelles que le zèle de la religion servait de prétexte» et que Tambition ou la vengeance des prêtres en était le véritable motif.

Nous traduisons un passage de Juvénal qui se rapporte parfaitement à la situation des affaires d'Orient : u Les citoyens D de la ville d'Ombe et ceux de Tentyre ont été depuis un » grand nomlnre d'années ennemis irréconciliables ; jamais » ils n'ont voulu former des alliances ; leur haine est mvété- » rée, immortelle^ et cette plaie incurable est encore san- » glaiite aujourd'hui. Ces peuples sont animés d'une extrême D fiireur les uns contre les autres , parce que les Ombiens » adorait un dieu. que les Tentyriens exècrent; chacun pré- » tend que la divinité qu'ils respectât est la seule véritable » et l'unique. » La haine des Orientaux, aussi ridicule dans Ms motife» et aussi mal fondée que celle des habitants d'Ombe et de Tentyre, attirait un déluge de calamités sur l'Église de Gonstantinople.

Enfin les Orientaux implorèrent les secours de Symmaque»

dans une grande épître qu'ils adressèrent à Rome et aux

évêques d'Occident, suivant l'anciai usage. Us demandaient

à être rétablis dans la conununion du saint-siége, et à ne pas

être punis pour les fautes d'Acace , puisqu'ils acceptaient la

lettre de saint Léon et le concile de Ghalcédoine : ce Ne nous

o rejetez pas, écrivaient-ils, sous prétexte que nous communi- I. M

STO mSTOIRB DES PAPKS. lStt.J

9) cfiions avec tod âdversâireft, car nos prébtB âont moitis at- » tachés à la vie que tOHffneiités ppir la craîMe de fauner » leurs troupeaux en proie aux hérétiques. Ceux qui ont ap- » prouvé la conduite de boire pftt ardi^ et cettx qui m nnt » séparés de sa communion attendent totre aeoours après » celui de Dieu , et vous supplient de rendre k TOrient la » lumière que vous*même en avez reçue originairement .

» Le mal est si grand que nous ne pouvons pas aller cber- » cher le remède, et qu'il faut que vous veniez à nous. 9

Ensuite, pour montrer qu*i!ssont catholiques, ils finissent par rexposîlîon de leur doctrine , et condamnent Nestorius et Eulycîiès. L'orthodoxie des Orientaux et la compassion qu'inspiraient leurs malheurs étaient des motifs puissants tjui devaient déterminer le pontife à se relâcher de sa rigueur, et rengager à leur procurer la paix, dont ils avaient un st grand besoin : mais Symmaqùe repoussa toutes leurs avances; et par sa dureté il montra que les papes ne savent point par*donner lorsqu'on résiste à leurs dessems ambitieux. La religion doit-elle donc inspirer une haine si implacable, et sera-t-elle toujours la cause des malheurs des peuples?... Espérons que la raison et la philosophie reniplaceront dans Tavenir le fanatisme 'religieux qui, pendant près de deux mille ans, a servi de voile pour cacher aux hommes les passions honteuses des princes de TÉglise !

D'après Topinion des clironologistes modernes, Symmaqùe mourut le 19 juillet 514, vers la fin de la seizième année de son pontificat, sans èire parvenu à détruire les accusations d*adultère qui avaient été intentées contre lui. Ses cendres furent déposées dansTéglise de Saint-Pierre.

iV. S] CRIMES DES ROIS, des REINES et DES EMPEREURS. 371

HISTOIRE POLITIQUE

DU CINQUl&Mfi SI&GLE.

R^M d'UoBorius.-^Alaric s'enpare de Rome. — Affaires d* Orient. — - Piété de Théodose le Jeune. — Pulchérîe gouvernie Tempire. -r Valentinien III, empereur d'Occident. — Anicius.Maximus le fait massacrer et s^empare du trône.— H Force Vîmpératrîce Eudotia à Tèpousef. — Elle appelle Gcnseric en ïlalie. ^— Belte iMtime de Martien, empereur d^Orteni. — • Léon l**, empereur. — Gen- Mric Mtecage Cmi8taUtiiioft«. —Caractère de Zéuen. — Bêsilîscus ÉMftIè 9àt le KNWMi.*^£éiion revient triomfhaiit à CoiMiantiUople. 8<|yliCB é» Bteiltscus* — Mort de Zéaoa^-Règne d'Anastase. •^ Les Ff««ks t'établissent dans le nord de la Gaule. — Histoire de Pharamood. — Clodion le Chevelu, deuxième roi des Franks. — ^Mérevée succède à Clodion. — Childéric, quatrième chef des Franks. — Il viole les filles et les femmes des seigneurs. — Il est chassé de ses états. — Il se réfugie à la cour du roi de Thuringe. — Il enlève la reine Basine et revient en France. — Clovis, premier roi chrétien. — Son caractère. — H épouse Cioiilde. — Cruauté de sainte CiMilde. — Couvet^on politique 4» Ciovts. — Ses trahisom, «es «rfaM». — Il fiiit couper la (ète à Charanc, roi 4m Ripttiires Nerviens^ et à son fils. — li fait assassiner Rigno- ■Mnr» roi de Mous. — Il assemme lui-même avec sa masse d'armes Ra^achaire, roi de Cambrai, son allié fidèle. — Il fait tuer Sigebert, son ancien ami, par Chloderic son fils, qu'il fait massacrer à son tour à coups de hache.

Lé cinquième siècle devint aussi fatal aux empires d*Orient et d'Occident qu'à l'Église do Rome, par les désordres et les

séditions qui agitèrent les peuples. En Orii^t^ Arcadios était mort, et son iils Tbéodose II, dit le Jeune, denieuratt sous la tuteik dlsdegerde. En Occident, Stilicon, tuteur dlionorias, voulait élever soa fils Eucherius à l'empire; ses projets ambitieux ayant été découverts, il fut mis à mort par les ordres du jeune prince, qui prit alors les rênes du gouvernaoïant. Bientôt Honorius, dominé par les passions fougueuses d'un tempérament ardent, négligea le soin de ses états ; il qilitla la capitale de son empire pour habiter la ville de Ravenoe, qu*il appelait sa poule ; et pendant* qu'il se livrait aux débauches, dans les bras de ses maîtresses, le redoutable Alaric, rot des Visigoths , après avoir rayagé l'Orient , où RufGn l'avait appelé, vint en It^e et s'empara de Rome par trahison.

Une foule de petits tyrajis s'élevèrent ensuite contre Honorius pour démembrer ses états; mai& ils finirent par s'exterminer dans des guerres de rivalités, et le prince, demeuré seul maître de Tempire^ mourut sans postérité.

En Orient , Théodose le Jeune avait succédé a son père Arcadius. Ce prince, entièrement occupé d'exercices de piété, avait transformé son palais en monastère; il récitait tous les matins des hymnes sacrés, et mettait toute sa gloire à pénétrer les mystères de la religion. Il avait un grand respect pour les prêtres, surtout pour ceux qui affectaient la sainteté, et ces hommes insatiables obtenaient de lui tout ce qu'ils demandaient. Sa sœur Pulchérie, princesse d'un rare mérite, gouverna l'empire pendant la minorité de ce prince bigot, et conserva même l'administration des affaires jusqu'à l'époque de son mariage avec Eudoxia ; alors il lui enleva l'exercice du pouvoir souverain et en investit l'impératrice*

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Théodose possédait les vertus d'un moine et les vices d'un prince; son insouciance pour le gouvernemait de l'état était si grande qu'il signait sans lire tout ce que ses ministres lui présentaient. Aussi Pulchérie, voulant un jour lui montrer les dangers de cette excessive indifférence* lui fit présenter un acte qui constatait en bonne forme la vente de sa femme à son cuisinier; comme à l'ordinaire, le prince apposa le sceau impérial au bas de l'acte» sans en prendre coimaissance.

Pendant le règne de Théodose parut en Orient le terrible Attila , qui , chassé des Gaules et de l'Italie par Aêtius , envahit avec ses hordes Tlllyrie , la Thrace , la Macédoine et la Grèce , détruisant toutes les villes sur son passage, et ne laissant partout que déserts et solitudes. Le faible Théodose ne put arrêter ce redoutable ennemi qu'en lui donnant des monceaux d'or et en se reconnaissapt son tributaire.

L'empire était à peine remis des secousses qu'il avait éprouvées par suite de l'invasion des barbares , que de nouveaux troubles vinrent encore le plonger dans une confusion horrible. Deux causes principales jetaient la perturbation dans l'état; d'abord l'exil de l'impératrice^ que Théodose avait reléguée en Palestine sur quelques soupçons de jalousie ; ensuite la persécution qu'il avait suscitée contre saint Flavien et ses adhérents. Dans le concile d'Ephèse, qu'il avait convoqué * pour juger ce prélat, la fureur religieuse fut poussée si loin que les Pères, dans un transport de fanatisme, se jetèrent sur rinfortuné Flavien et l'assommèrent sur la place. Zonare; qui rapporte ce fait, ajoute que l'évêque Dioscore se rua comme un âne sur la poitrine du patriarche^ la brisa sous sos

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pieds et dansa sur le cadavre. Ce conctlecle hrigaad^» comaie rappellent Nicéphorc et Calli^le» deu^ auteura greoa couleiaporains^ rendit un décret qui ei^aîgnaU au^ goi|Yeraeiir$ de massacrer leurs ennemis dans touteft les pi^ovipee^ de Veoi-' pire. La ville d'Alei^andrie surtout devint le théâtre d'épouvantables atrocités i les prêtres de la secte triomphaute> après avoir égorgé des femmes, des vieillards et des eafafits» tuè« rent le pasteur Protérius et dévorèrent ses entrailles! Théodose applaudit aux fureurs de ces cannibales au lieu de les punir; mais le ciel ne tarda pas à venger les victÎQiei de son fanatisme; eu rentrant à Coastantinople» leprîuce tomla de cheval et se brisa le crâne.

En Occident, Yalcntinien lU, fiU de Coustwtius et dePl^ ciJie, avait pris les rênes du gouvernement deTempire, après avoir vaincu le tyran Castin, qui lui disputait le trônQ ; laiienlèt il fut tué lui-même par Ânicius Maxime, qui s*envpar^ de la courouue, et im\a rimpératrice Ëudo^ia à devenir aa femme. Celle-ci, pour se venger de Tusurpateur^ appela Geivseric eu Italie. A l'approche de ce conquérant redoutable « Maxime voulut px'endi*e la fuite; Eudoxia ne lui en laissa pas le temps; des soldats Tatrêtèrent dans son palais ^ le décbirèi^ent à coups d epée, et jetèrent son cadavre dans le Tibre.

Le trône fut ensuite possédé par huit princes» qui aug* mentèrent les nvalheurs de l'empire et pesèrent sur les peu** pies jusqu'à l'époque de la conquête de ITtalie par Odoacrei qui gouverna avec le titre de roi.

Marcien de Tbrace y qui avait épcoise Pulcbérie,. succéda en Orient à Théodose II : ce prince lit écrire en lettres d*car dans son palais cette belle maxime : a Les rois ue doiveot

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» point luM h gnenre largqtt*ils peuvent obtenir la paix. » It régna $ix ans, et uiourul empoisonné par le patrice Aspar et son fils Ardaburiiu, ehefe de la mtliee. Gomme ces menrtriws dédaignaient pour eun^mèmea le titre dempereur et se contentai^t d'en exercer l'autorité, ils présentèrent au sâiat un de leurs capitaines nommé Léon, et le firent pro* clamer chef de l'empire le 7 février 457. Quelques auteurs prétMfident que ce princQ fut couronné par le patriarche de Constanlinople, et que ce fut le premier exemple de la céré* monie du sacre, qui depuis fut renouv^e à ravénement au trône des souverains greos.

Léon , devenu empereur, voulut se défaire de ceux qui l'avaient élevé, et dont il redoutait la puissance. D'abord il les combla d'honneurs, et, par des conseils perfides, il essaya de leur (hire congédia leur garde particulière, et leur insinua de se désister du commandement de t'armée. Ses ruse$ n'aysmt point amené le résultat qu'il en attendait, il diangea ses batteries et se déclara, d'arien qu'il était, catholique fer<vent et persécuteur, afin de susciter de . puissants ennemis ocmtre Aspar, qui professait Tariantsme. Cette nouvelles four* bwie réussit parfaitement; tes prêtres, se voyant soutenus }ur Tempereur, ameutèrent le peuple contre Aspar et contre son fils, et attaquèrrat leur palais avec tant de furie, que ceux^ eurent à peine le temps de s'enfuir dans la basilique de Sainte-Euphémie, qui était un lieu d'asile. Léon accourut alors dans leur retraite, les rassura sur les suites de cette émeute populaire» s'engagea par serment à les protéger envers et contre tous, et les détermina à quitter la basilique. A peine eureni-ils dépassé le seuil de l'église que leurs tètes

roulèrent aux pieds de Tempereur. Exaspéra par cet acte de perfidie et de lâcheté , les arien^ résolurent de venger la mort de leurs protecteurs ; ils prirent les armes, se révoltèrent contre Léon, etappdèrent les Golhsà leur secours. Genseric, roi de ces hordes barbares , répondit à leur appel et vint assiéger Gonstantinople. Pendant deux ans que dnra cette guerre , l'empereur resta enfermé dans une tour, d oii il vit brûler sa capitale et sa flotte^ composée de mille vaisseaux, sans oser les défendre ; enfin il se débarrassa de Genseric en lui payant des sommes énormes, fruit des labeurs des peuples, et qu'il avait entassées dans sa forteresse.

Malgré toutes les infamies de ce r^jpae, Léon mérita, suivant les catholiques, le surnom de Grand à cause des persecutions qu'il exerça contre les hérétiques. En mourant il institua pour son successeur Léon II, son petit-fils, qui iretait âgé que de trois ans, au préjudice de Zénon^ son gendre. Ge chpix lui avait été dicté par les prêtres , qui portaient une haine violente à ce prince à cause de ses opinions ariennes. En dépit du clei^ , Zenon, dès le lendemain de la mort de son beau-père, prit les rênes de' 1 état conune tuteur de son fils; ensuite il donna à ses oréâtures les plus hautes dignités, captiva TafTection du peuple en diminuant les impôts , et lorsque les choses furent arrivées au point où il les désirait, un jour de fête solennelle^ sa fenmie Ariadne conduisit le jeune empereur à Thippodrome et le plaça sur un trône élevé, d où il appela son père ; et lui mettant une couronne sur la tète, il le nomma son collègue et le proclama auguste. Malgré ses précautions ingénieuses , les ecclésiastiques crièrent à Fusurpation et parvinrent à ameuter les fanatiques

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contre Zenon. Alors le nouvel empereur, qui redoutait les suites d'une révolution , se décida à faire périr Tinnocente cause de ses craintes ; et le père empoisonna son propre fils pour 4en^6urer maître de l'empire !

Dès qu'il vit l'autorité suprême affermie entre ses mains, Zenon s'abandonna sans réserve à ses mauvaises inclinations ; et pour justifier Tinfamie de sa conduite, il disait ouvertement que les rois avaient le droit de faire servir tous les hommes à leurs passions et à leurs débauches. Plongé dans les orgies les plus révoltantes, il oubliait ses devoirs de chef de Tétat, et laissait les barbares ravager son empire : au levant, les Sarrasins ou Arabes scénites s'avançaient en bandes redoutables ; à Toccident, les Huns avaient passé le Danube sans trouver de résistance, et pillaient la Thrace. Plus barbare encore que ces hordes farouches, Zenon achevait de ruiner ses peuples en les écrasant par ses exactions.

Enfin son avarice souleva l'indignation générale , et dès la seconde année de son règne, s'étant brouillé avec sa belle-mère Vérine, veuve de l'empereur Léon, il craignit qu'elle ne le fit assassiner, et s'enfuit en Isaurie avec sa 'femme Âriadne.

Basiliscus, frère de l'impératrice Vérine, se fit ensuite reconnaître empereur avec son fils Marc. Les historiens sacrés affirment qu'il était plus cruel encore que Zenon, et qu'il avait embrassé le parti des eutychiens pour céder aux instances de sa femme Zénodie. Quelques auteurs repoussent au contraire les accusations odieuses portées contre ce prince, dont le plus grand crime était la tolérance; et ils ajoutent que si , à l'exemple de Constantin , il avait persécuté les

prétendus hérétiques, l'Ëgllse lui eût élevé des autels. Comme il se déclara le zélé protecteur des eutychieus, les prêtres catholiques excitèrent contre lui ui>e violeiite sédjtion à Constantinople et rappelèrent Zenon» qm accourut du fond de risaurie pour rentrer dans la capitale. Basiliscus fut plongé, par ordre du vainqueur, dans une citerne avec sa femme et ses enfants» et tous condamnés à mourir de faim ; les partisans du prince déchv furent traîtreusement assassipés» à Texception de JUarcien» un de ses frères, qui était parvenu à s'échapper» Ce prince, qui s*était réfugié à la cour de Théodoific le Louche» roi des Goths^ avait obtenu de ce n^onarque et de Théodoric Lancale, roi des Ostrogotha^ des secours en hommes et en argent pour chasser Zenon de ConstantinopLe» lorsque malheureusement, à la veille d'entrer en campagne , il se vit arrêté par ordre de son protecteur et livré aux ambassadeurs de son ennemi. Marcien fut ramené en Grèce; chaîné de fers et enfermé dans un monastère^ oii il mourut empoisonné.

Délivré de toute inquiétude, l'empereur reprit son train de vie accoutumé» et sa cour devint une école où la corruption était enseignée par les princesses elles-mêmes. Vérine» fimpératrice mère, quoique fort âgée» avait conçu pour lUus» le général de ses gardes» une passion insensée qu elle ne craignit point de lui avouer. Ce jeune seigneur» qui était déjà marié à une femme qu'il aimait» repoussa les avances de Vérine; et» pour échapper à sa vengeance, il quitta Constantinople et se jeta dans le parti du Syrien Léonce» qui avait levé l'étepdard de la révolte. Leur résistance fut de courte durée ; un capitaine grec nommé Jean marcha contre eux à la tête

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d'une noixibreuse armée^ battit leurs troupes, et les çoittraign!t eux-niênaes à se renfermer dans une forteresseï où ils furent pris et décapités après trois années de siège.

Zenon poursuivait toujours sa carrière de crimes et de débauches, lorsque enfin sa propre femme Ariadne résolut de se défaire de lui pour épouser un de ses amants nommé Anastase. Un soir que l'empereur s'était endormi dans un élat d'ivresse^, elle le plaça dans une bière et fit procéder aui^ cérémonies des funérailles. Le lendemain on le descendit dans les caveaux mortuaires, et malgré les hurlements qui partaient de son cercueil, personne ne vint délivrer le tyran. Telle fut la fin épouvantable de ce prince, qui expiait ainsi la mort de son fils !

Anastase lui succéda en épousant l'infâme Ariadne : son règne fut heureux pour les peuples ; il supprima un grand nomLi^e d'impôts onéreux dont les provinces étaient accablées, et se fit chérir de toute la nation par ses grandes \eirtus. L'histoire ecclésiastique le blâme de n'avoir pas été persécuteur» et l'a même accusé d'avoir fomenté dans l'Église cette E[(ipeuse division eutychienne,*qui n'eut d'autres causes que Vanxbition des évêques de Rome » la précipitation des prélats d'Orient dans la condamnation d'Eutychès , et la mauvaise foi du clergé des deux Enlises. Après dix-sept années de règne» Anastase fut trouvé mort dans un souterrain du palais, sans qu'on ait jamais pu découvrir s'il avait été assassine on s'il avait succombé à une attaque d'apoplexie foudroyante*

En Occident^ l'empire s affaiblissait; les passions haineuses des ecclésiastiques remplissaient les prQvip^ces de désordres»

SOUS le prétexte spécieux de religion, et préparaient le grand événement qui allait changer les destinées des Gaules.

Des hordes de barbares sortis des forêts de la Germanie commençaient à refouler les Romains vers l'Italie^ et après un siècle et demi de luttes incessantes, elles formaient enfin dans le nord de la Gaule un établissement stable. Suivant la chronique du moine de Saint-Denis^ le chef de ces barbares, que nous comptons pour le premier des rois franks, se nommait Pharamond et régna dix ans ; d'autres historiens r^ar* dent son existence comme très-problématique, et n'accordent quelque créance qu'aux faits racontés sur Glodionle Ghevelu. Ge guerrier redoutable avait agrandi considérabl^nent ses états du côté de la seconde Belgique, lorsqu'il fut vaincu à son tour par les Romains et forcé de repasser le Rhin. Le souvenir de ce combat nous a été conservé par Sidoine Apollinaire, poêle latin qui florissait au cinquième siècle, a Les Franks, )) dit-il , s'étaient avancés jusqu'au bourg Helena pour nous » attaquer, et avaient placé leur camp vis-à-vis du n6tre^ sur )) des collines près d'une petite rivière, se contentant d*en » fermer les abords par des chariots à la manière des bar- » bares. Heureusement , notre général Âétius ayant appris )) qu'ils devaient célébrer le mariage d'un de leurs chefs » pendant la nuit , commanda aux légions de se tenir prêtes )) à marcher dès que la lune serait élevée dans le cid. Le » moment venu, nos soldats débouchèrent en files serrées et )) au pas de course, par une chaussée étroite qui longeait la )) rivière, et tombèrent à l'improviste sur les ennemis : les )) Franks n'eurent pas même le temps de prendre leurs armes » et de former leurs lignes; nous les mimes en pleine déroute

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» et nous en fîmes un grand carnage. Tous les mets qui res- » taient de leur festin, et de grands plats parés de guirlandes )) de fleurs tombèrent en notre pouvoir^ ainsi que leurs ba- » %^^f 1^ chariots et même Tépousée, qui était blonde et » qui futréservée pour la couche du général. » Clodion reprit plus tard une revanche éclatante t pendant quÂêtius était occupé à combattre les Yisigoths, les Bourguignons et d'autres peuples de la Gaule, qui étaient constamment en révolte contre les Romains, il repassa le Rhin avec de nouvelles bandes^ traversa les grandes forèts.qui séparaient la Bdgique de la Gaule, fit la conquête des villes de Tournai et de Cambrai, et s'empara même d'Amiens, ^i devint sa capitale. Il mourut quelques années après, en 449, laissant la tutelle de ses petits-fils à Mérovée, que des historiens supposent être son fr^ et d'autres son parent éloigné.

Dès que Clodion eut fermé les*yeux, l'ambitieux Mérovée se créa dans l'armée un parti puissant qui le proclama chef des Franks au préjudice de ses pupilles. Ces infortunés et leur mère s'enfuirent à la cour d'Attila et vinrent implorer l'appui de son épée contre l'usurpajeur ; le roi des Huns prit les jeunes princes sous sa protection, et marcha contre Méro* vée à la tête d'une armée formfdable pour les rétablir sur le trône de leur père. A la nouvelle de l'approche du redoutable Attila, les Franks, qui n'étaient point assez forts pour leur résister, s'empressèrent de contracter une alliance avec Aëtius et de réunir leurs troupes aux légions romaines. Attila n'en poursuivit pas moins sa i^oute, et vint attaquer les armées confédérées des Franks et des Romains, dans une plaine située près de Méry-^ur-Seine, à six lieues au-dessous de

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Troyes. Là bataille fut sanglante ; les ancfennes cliroTiicïîics aïfirrtîent qae trois cent mille guerritn*s vaînqiieufs et ^•amcûs restèrent sur la plaee ; les Huns fiirctit mis etiMéfotite ; mais quoique victorieux, les Romains et lesPranksaTtiîenti^prMité des pertes si considérables, qu'au rapport de OêgoHte de Tours, le général Aêtiuiî et Mérovée employèrent plu* d'un mois à enterrer lewrs morts. Cette victoire fut très-fevwable à Tusurpateur, en ce qu'elle mettait les Romains et l«s Hiins dans- l'impuissance de s*opposer aux envahîssettKmt* t|ti*il projetait. Mérovée rassembla à la hâte de nouvi&lles liMides et s'empara du territoire de Mayence, de la Picardie, de ta Nflfrmandie et de presque tons les domaines qui formant t*Iie de France; il mourut après tin règne de dix ans.

Chîldérîe, fils et successeur de Mérovée, voulut Abuser des femmes et des filles denses guerriers, et fut chassé boiôteûsément de sa patrie. Il se réfugia alors à la cour du roi de Thuringe, dont Tépouse, nommée Basine^ se chargea du soin officieux de consoler le coupable KigiUf. Plus tard, grâce aux intrigues de ses partisans, lorsque Childme fut rappelé en France, cette-nouvelle Hélène abandonna pouir le suivre son mari et si^ enfants; cette femme adultère donna le jour à Clovîs I*'. Comme Tadversîté est la meilleure écute pour les princes > Childéric avait appris dans ses malheurs que les trônes ne sont point inébranlables, et dès lors sa domination fut douce pour les peuples.

Glovis, premier roi chrétien, possédait toutes les qualités d'un héros barbare ; il était f(5roce, inti*épide et ambitiettl; il se convertit par pdititiuê , comme le démontre Mézeray : <i Cette conversion, dit-il, lui était très-nécessaire pour ton-

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» tenir les Gaulois, qu'A avâîl subjugués, et pour attirer les » peuples soumis aux Golbs et aux Botirguigtions, qui souf- » firaient impatiemment la domination de leurs prmces, » partisans des dogmes d^Arius. » Pour achever d'écraser la puissance des Romains, qui, afTaiblie de tous les côtés, ne se soutenait plus dans les Gaules que par ses rapports tvec les provinces lyonnaises, le roi frank, en politique habile, fit enlever Clotilde, nièce de Gondebaud^ tyran de Bt>urgDgne, ètl*épousapour établir ses droits sur les provinces romaines. Cette jeune princesse, queTËglise honore comme une sainte, donna un exemple terrible de sa cruauté, lorsqu'elle s'échappa de la cour de son oncle ; elle fit massacrer par son escorte les habitants des villages qu'^elle traversait et livra aux flammes leurs malheureuses chaumières, pour venger, disait-elle, ses frères et son père , tués par les Bourguignons. Clovis, devenu le plus puissant prince des Gaules par les avantages qu'il avait remportés sur les Visigoths et sur les Bourguignons, voulut affermir ses conquêtes, et songea à réunir tous les Franks sous un même chef. Dans ce dessein, il massacra les capitaines qui prenaient le titre de rois, leur déclara une guerre d'extermination, empoisonna les uns, fit poignai*der les autres; il s'empara par trahison de Chararic, roi des Ripuaires Nerviens, et le condamna avec son fils à finir ses jours dans un cloitre; et comme le jeune prince voyait tomber les larmes de son père pendant qu'on lui rasait les cheveux : a Ces branches vertes renaîtront, dit-il, car le » tronc n'est pas mort, et Dieu fera périr celui qui les fait )) couper. » Clovis, averti de ces paroles, que le désespoir avait arrachées à cet infortuné, s'écria : « Us se plaignent de

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)) ce qu'on leur rase les cheveux^ eh bien , qu'on leur coupe )) la tète ! » Et à l'instant ils furent décapités. Il fit également assassiner Rignomer, roi de Mons. Ensuite, joignant l'ingratilude à la cruauté, il séduisit les domestiques de Ragnachaire, son plus fidèle allié, et les poussa à trahir leur maître dans l'espoir d'une grande récompense. Puis» quand ce prince et son frère eurent été amenés en sa présence, Clovis insulta à leur malheur : u Avortons de notre race» dit-il, tous êtes » indignes de descendre de Mérovée ! N'ayez-vous point de )) honte de tous être ainsi laissé garrotter par vos esclaves? » Payez donc de votre sang la tache que vous avez faite à » l'honneur de nos aïeux. » Au même instant il les assomma tous deux avec sa masse d'armes, en présence de ses capitaines et de son exécrable conseil. Les misérables qui avaient livré Ragnachaire vinrent ensuite réclamer le payement de leur lâche perfidie , se plaignant d'avoir été trompés par des bracelets de cuivre doré qu'il leur avait envoyés, au lien de bracelets d'or qu'il leur avait promis. « N'est-ce pas assez que » je vous laisse vivre? leur dit-il; j'ai profité de votre in- » famie, mais je hais la trahison. »

Parles conseils de ce monstre, Chloderic, fils de Sigebert, assassina son père ; et comme il venait réclamer le prix de son parricide, il fut massacré à coups de hache d'armes pendant qu'il se courbait sur un coffre rempli de sacs d'or et de pierreries. Après cet exploit, Clovis s'empara de Metz, sous prétexte de venger le meurtre de Sigebert.

Enfin la Providence fit justice de ce tyran, et Clovis mourut empoisonné. Ses quatre fils se partagèrent ses états^ et surpassèrent encore les crimes de leur père.

(Mi.] HISTOIRE D'HORMISDAS. S»

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