‹ Histoire des papes (volume 5)Chapitre 12 sur 33 · PAPE · texte numérisé non relu

PAPE

FRANÇOIS 1", UKNRI 11,

rois de France.

Élection de Paul III • — Histoire du pape avant son pontificat. — Caractère de Pierre-Louis Farnèse, bâtard du pape. — Paul III élève ses petits-fils au cardinalat. — Négociations pour la tenue d'un concile. — Eicommunication de Henri VIII. — Mission du nonce Vergerius. — Paul se rend le médiateur de la paix entre Charles-Quint et François I". — Calvin et ses doctrines. — Projet de convocation d*un concile a Mantoue. — Conférences entre le pape, le roi de France et l'empereur. — Sa Sainteté marie Octave Famèse son petit-fils avec la fille illégitime de Charles-Quint. — Débauches de Pierre-Louis Farncse, bâtard du pape. — Il fait

violence à un jeune évèque dans ses habits pontificaux Histoire

d'Ignace de Loyola, fondateur* de la société des jésuites. — Nouvelles conférences entre le pape et l'empereur. — Concile de Trente. — Mort de Luther. — Perfidie du pape. — Il excommunie l'archevêque de Cologne. — Ligue contre les protestants. — Querelles entre le pape et l'empereur. — Bulle du pape sur l'inquisition. — Translation du concile. — Extravagances et impiétés du pape. — Lettre de Paul 111 aux Pères du concile de Trente. — Mort du souverain pontife.

Les cérémonies des funérailles de Clément VH n'étaient point encore terminées, que déjà Alexandre Farnèse, cardinal

de Tusculom, avait achetela presque totalité des voix du sacré collège; mais le cardinal Trivulce, le cardinal de Lorraine et quelques autres de leurs partisans, qui avaient Tintentiou de se vendre à Charles-Quint plus cher qu'ils supposaient qu'Alexandre Farnèse ne pût les payer, cabalèrent contre son élection et faillirent la faire manquer. Ils répandirent des libelles contre Farnèse et contre son fils Pierre-Louis; ils les accusèrent d'être plus infâmes que les Borgia dans leurs mœurs» de s*adonner aux plus honteuses débauches, de pratiquer la magie, de professer publiquement l'astrologie et la nécromancie, et de. se gloriGer de ne point croire à Dieu ni aux saints.

Les adversaires de Farnèse lui reprochaient encore sa gloutonnerie, qui était telle, que dans ses orgies, lorsqu'il avait l'estomac chaîné de viandes et de vins , il provoquait des vomissements, etsoupait ainsi jusqu'à trois fois ; ils l'accusaient d'avoir fait de sa fille Constance sa maîtresse, et d'avoir commis un autre inceste avec sa sœur Giulia, celle qu'il avait prostituée au pape Alexandre Yl pour se racheter du gibet. Us ajoutaient encore que le cardinal, alliant la cruauté à l'infamie, avait fait tuer cinq gentilshommes romains qui partageaient avec lui les faveurs de sa fille et de sa sœur. Enfin les cardinaux concluaient en ces termes : a Maintenant, si après » avoir pris connaissance des crimes reprochés au cardinal » Farnèse, ceux de nos collègues qui se sont laissé séduire » par cet homme abominable, persistaient à lui donner leurs » voix, nous ne craignons pas de le dire, ils mériteraient » d'être conspués par toute la chrétienté. »

Malgré la violence de ces attaques, les agents de Farnèse

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