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du saint-père; il publia les censures contre rem]ioreur, et se présenta ilevanl Rome avec le prince île Morée. frère de Robert de Naples, et une troupe de bandits calabrais, ijui pénétrèrent de nuit par surprise dans la cité Léonine et se saisirent du quartier et de l'église de Saint-Pierre. Le légal en avait déjà pris possession au nom du pape, lorsque survinrent les Gibelins : la basilique fut attaquée vigoureusement; et après un combat de trois licures, Jean des Ursins et le prince de Morée en furent chassés honteusement. Le calme étant rétabli, Louis de Bavière fit son entrée dans Rome et fut accueilliavcc de grands témoignages de joie par la majorité des citoyens.
Comme les Guelfes avaient aliandonné la ville dans la crainte d"ètre victimes de la fureur populaire, le prince ne trouva aucune opposition, et se lit couronner dans l'égHsede Saint Pierre, par Jacques Albertin, neveu du cardinal de Prato. Après la cérémonie, il fit lire sur l'ambon du peuple trois édits par lesi[ucls il s'engageait à maintenir la foi catliohque, à honorer le clergé, à bâtir des églises, el à protéger les veuves et les orphelins.
Et le jour même que l'empereur faisait une déclaration aussi solennelle de ses sentiments pacifiques, le pape lançait contre lui une bulle terrible, appelant le peuple aux armes et promettant des indulgences plénières à tous ceux qui se croiseraient contre l'hérétique Louis de Bavière.
Enfin le prince se détermina à ])unir l'audace de ce vieillard implacable; il convoqua une grande assemblée du clergé, de la noblesse et du peuple, sur la place du palais de Saint -Pierre, et au jour indiqué, un moine augustin appelé Nicolas étant monté sur une estrade, s'adressa aux assistants en criant par trois fois : « Quel est celui d'entre vous qui veut défendre le prêtre Jacques de Cahors, qui se fait appeler le pape Jean XXII? » Personne n'ayant répondu, il déploya une longue pancarte qui contenait
la liste des crimes reprochés au pontife, et qui se terminait ainsi : >. Ne pouvant plus soulïiir la domination do ce prêtre de Cahors, qui s'est lui-même proclamé souverain pontife, chef suprême des rois et des empereurs, dominateur spirituel et temporel du inonde, nous l'accusons d'avoir fait périr des milliers d'innocents pour s'emparer de leurs dépouilles, et d'avoir fait un tarif pour assurer l'impunité de toutes les débauches et de tous les crimes. Enfin, à cause des faits rapportés dans notre présente déclaration, nous le déposons de l'évêchc qu'il a usurpé; nous ordonnons que ses biens soient saisis, que sa personne soit livrée à nos officiers, et nous défendons à tous les chrétiens de communiquer avec lui, sous peine d'amende, de prison, el de privation des fiefs cju'ils tiennent de l'empire. »
Aucun des partisans du pape n'osa prendre sa défense; seulement le lendemain un jeune noble, Jacques Colonna, vu "-' — " ^^ '
présence de quelq en faveur de Jean Mais cette bravad( l'aniuence du pei sauta à cheval et chez son père. Jac par Je ponlife, qi n'eût pas même a ecclésiastiques.
Louis de Bavièr tant c< que le pape Rome, et ne pourr lion du peuple et ( scnce la cour et le dans la ville sainte transgresserait ces dignité souveraine ( (juoi on procéda à i