CHAPITRE XIV
Un soir que les futurs époux avaient dîné en tète à tête, ils étaient occupés dans le salon de Mme Bouvard à parler de leur prochaine union, quand leur entretien fut tout a coup interrompu par le bruit d'une voiture qui s arrêtait devant la maison , et par celui de la sonnette qui retentissait presque au même moment : la femme de chambre ouvrit la porte du salon, et, au grand étonnement de Mme Delaunay, elle annonça Mme Bouvard, c'est-à-dire Mme de Chabourot.
La position de la vraie Mme Bouvard était celle de Sosie dans Amphitryon; elle se voyait en sa présence même, et
parlant à sa personne, dérober son nom et son mot; aussi, révoltée de cette excès d audace, pensa-t-elle éclater tout d'abord et démasquer l'imposture ; mais , comprenant presque aussitôt que d'une parole la baronne pouvait rompre son mariage, elle dut se contenir et attendre en silence la suite de la scène assez bizarre qui commençait.
— Mon Dieu! Madame, fit la baronne, s'adressant à la maîtresse de la maison, vous me pardonnerez de venir jusque chez vous relancer le capitaine Lambert; mais j'ai des choses si graves et si urgentes à lui dire, que J'ai dû passer par-
CHARLES RABOU. — LE CAPITAINE LAMBERT
dessus toutes les convenances pour le joindre sans retard. Monsieur, ajouta-t-elle en montrant Lambert, est sans doute celui que je cherche?
— Moi-même , repartit Lambert , paraissant assez peu flatté de la visite; qu'y a-t-il pour votre service?
— Il est vraiment étrange, reprit Mme de Chabourot,que j'en sois réduite à demander si c'est à vous que j'ai l'honneur de parler, car notre ami commun, Cousinot, nous a si souvent parlé l'un de l'autre, et nous avons eu de si fréquentes occasions de nous rencontrer dans sa chambre où j'allais lui faire quelques petites visites de contrebande, que c'est une sorte de miracle que nous ne nous connaissions pas.
Mme Bouvard sentit redoubler sa colère en entendant la façon plus que leste dont son autre elle-même parlait de ses rapports avec Cousinot, et faisait les honneurs de sa vertu. Néanmoins il fallait boire ce calice. Elle continua donc de garder le silence, étant d'ailleurs très inquiète de savoir la manière dont cette mascarade tournerait. Quant au capitaine, médiocrement empressé d'étaler, en présence de sa future, qu'il trouvait, lui, une femme de bonne compagnie, une accointance à son a^s assez compromettante, il ne répondit à cette espèce de politesse qu'en priant celle qu'il croyait Mme Bouvard, de vouloir bien le suivre jusqu'à son logis, qui était tout proche, afin de lui expliquer l'objet de sa visite.
— Du tout, fit la vraie Mme Bouvard, vous pouvez rester ici, et c'est moi qui vais quitter la place, si les choses que Madame a à diie sont de telle nature que je ne doive pas les entendre.
— Sans doute, dit Mme de Chabourot, ce que j'ai à dire est d'une nature très secrète , mais je ne pense pas qu'au point où vous en êtes avec le capitaine, il ait rien de caché pour vous. J'ajouterai, d ailleurs, qu'il s'agit de prendre un parti où les conseils, peut-être même l'assistance d'un ami, ne seront pas inutiles; je préférerais donc que notre conférence vous ait pour témoin.
La question ainsi posée, Lambert , qui , d'ailleurs , avait remarqué dans l'accent et les paroles de sa future un certain mécontentement de la mystérieuse allure de cette visite, ne crut pas devoir insister sur un tête-à-tête avec la fausse Mme Bouvard, et il l'engagea à s'expliquer sans plus de délai.
Ainsi autorisée, la baronne reprit : C'est toujours à l'occasion de cette terrible affaire, de Cousinot que j'ai voulu vous parler.
— Quelle affaire? demanda le capitaine, croyant être bien sûr que le dépôt fait entre ses mains était resté inconnu do Mme Bouvard.
— Eh bienl répondit Mme de Chabourot, cette méchante histoire de papiers de famille dans laquelle notre ami a voulu s'embarquer et où vous êtes aujourd hui mêle.
— Vous m'étonnez. Madame, repartit le capitaine, j'aurais cru que vous ne saviez rien de pareil.
— Ah! que voilà bien Cousinot , dit alors la baronne , i' n'a pas voulu vous avouer qu'il m'eût montré cette confiance et a prétendu vous en faire à vous seul la bonne bouche, comme s il y avait des secrets pour la femme^ue l'on aime; je vois bien maintenait pourquoi, lors de votre voyage à Paris, pendant ses arrêts, il affecta de ne me point faire rencontrer avec vous.
Le capitaine avait commencé par avoir une vague et lointaine pensée que la femme qui était là devant lui pouvait être une intrigante, empruntant le nom de Mme Bouvard et venue pour lui soutirer les papiers; mais quand il l'entendit parler de menus détails à elle tellement personnels, il prit plus de confiance, et revenant au fond de la question, demanda encore un coup quelles étaient les révélations que l'on avait à lui faire.
—Vous avez dernièrement reçu une lettre anonyme vous annonçant une visite domiciliaire? fit Mme de Chabourot.
— Oui! repartit Lambert, reprenant aussitôt son doute touchant la sincérité du personnage de son interlocutrice, qui n'aurait pas dû, ce semble, connaître ce détail qu'il n'avait confié à qui que ce soit. — Et à supposer que cela fût? demanda- t-il.
— Il n'y a pas de supposition, cela est, repartit la baronne, car c'est moi qui vous ai écrit
— Vous? fit le capitaine de plus en plus intrigué.
— Oui, Monsieur, moi-même. Un ancien militaire que j'ai en pension chez moi, homme assez minable, qui ne paie pas très exactement ses trimestres, et qui me fait bien 1 effet d'être employé à la police, nf entendant toujours parler de laide-major Cousinot et du capitaine Lambert, deux noms qui naturellement reviennent quelquefois dans ma conversation, arrive un jour tout affairé et me dit que, par le fait de certains papiers dont mes amis sont détenteurs, ils se trouvent exposés au plus grand danger. Ne sachant Comment vous tourner un avis auquel vous eussiez confiance, j'écrivis sous sa dictée la lettre que vous avez reçue.
— Mais cet avis était faux, reprit le capitaine, et l'on s'était joué de vous et de moi
— Vous le croyez, reprit Mme de Chabourot, parce que la visite domiciliaire dont on vous menaçait n'a pas eu lien, mais c'est qu'on s imagina sur le moment avoir ailleurs la trace de ces fameux papiers ; il u est pas moins vrai cependant que, depuis le moment où vous Iules averti, vous n avez pas cessé d'être à l'index de la police; ainsi, on a su que, dans la soirée où devait avoir lieu la descente des agens, vous étiez sorti furtivement à une heure indue; on a su ensuite toute votre liaison avec Madame; un jour, que \ous I a\iez suivie à la sortie du spectacle, un autre jour, qu'elle vons avait écrit pour vous demander des oignons de jacinthe, et que vous lui en aviez apporté dans un cornet; tout cela et mille autres choses sont consignes dans des rapports que mon vieux pensionnaire a vus; jugez un peu si \os démarches sont observées, et si tout est fini!
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Mme Bouvard vit bien que la révélation de cette prétendue surveillance occulte qu'on disait installée dans sa vie faisait un grand effet sur le capitaine, et elle aurait bien voulu pouvoir lui dire qu'avant de. s'être ralliée à lui, elle avait transmis tous ces détails à la baronne, qui en faisait aujourd'hui un perfide et terrifiant usage. Mais le moyen d'avouer cela, sans perdre l'estime et la confiance de son futur, qui apprendrait que tout l'amour qu'on lui avait montré n'avait été d'abord qu'une infâme comédie? La pauvre femme contirua donc de laisser le champ libre aux merveilleuses audaces de Mme de Chabourot ; et de son côté, Lambert, qui commençait d'être assez fortement ému, gardant le silence, leur dangereuse ennemie poursuivit ainsi :
— Maintenant, mon cher capitaine, si vous croyez que mes renseignemens ne sont pas trop à mépriser, vous prêterez quelque attention à l'avis que je suis venue vous donner moi même; car je craignais que vous ne tinssiez pas compte d'une lettre, la première ayant paru mentir à l'événement.
— Parlez, fit Lambert, je vous écoute.
— Il paraît, reprit Mme de Chabourot, qu'il y a décidément de la politique dans cette affaire, et que Cousinot, qui ne s'est jamais ouvert à personne du contenu de ces pièces qu'il vous a confiées, s'est jeté dans un labyrinthe où sa vie, oui, Monsieur, sa vie elle-même pourrait être compromise. Quant à vous, capitaine, si le dépôt est trouvé en votre possession, le moindre danger que vous puissiez courir, c'est d'être immédiatement arrêté; il faut donc aussitôt vous défaire de cette infernale correspondance, car cette, nuit, ou demain matin au plus tard, une perquisition doit immédiatement avoir lieu chez vous.
— Eh bien! fit Lambert affectant plus de tranquillité qu'il n'en gardait réellement, il s'agit de faire ce que j'ai déjà fuit, de transporter hors de chez moi ce que nous craignons qu'on n'y saisisse : ce n'est pas le diable que cette précaution à prendre.
— Mais rappelez -vous, capitaine, que vous avez été suivi, lors de la sortie nocturne que vous fîtes au reçu de notre première lettre. Le lieu de recel dont vous vous êtes précédemment servi n'est donc plus sur, et je dois dire qu'il en serait peut-être autant de tous ceux que vous pourriez nous piocurer dar.s celt» ville, car votre maison est peut-être déjà observée par les invisibles surveillaos dont dispose la police; c'est même pour cela que je suis descendue d abord chez Madame, au lieu de descendre chez vous.
— Infernale canaille! s'écria le malheureux Lambert, dont les appréhensions, vu la grande vraisemblance qui régnait dans tout le narré de la baronne, s'accroissaient de moment en moment.
— Mais si le capitaine prenait le parti de s'absenter pour quelques jours, en emportant avec lui les papiers, dit alors madame Bouvard, à laquelle était venue l'idée de déjouer, par cette ouverture, tout le plan de la baronne
Mme de Chabourot sentit aussitôt la portée de celle inspiration ; mais justement elle rentrait dans la donnée de ses arrangemens, aussi eut-elle bientôt fait de la tourner dans un sens favorable; à ses desseins.
— Quoiqu'initiée depuis un moment a celle affaire, dit la baronne à la donneuse de conseils, vous y voyez très juste, el vous venez d'indiquer la seule chose que, selon moi, il y ait à faire ; seulement, je serais d'avis qu'au lieu du capitaine qui, obligé de partir ce soir même >ans passeport, serait infailliblement suivi et arrêté, une autre personne se chargeât de dépayser le dépôt qui le compromet.
— Et cette personne, fit ironiquement Mme Delaunay, ce serait vous, sans doute ?
— J'accepterais volontiers cette mission, repartit Mme de Chabourot, parce qu'il n'y a rien que je ne sois prête a faire pour une personne que j'ai la faiblesse d'aimer encore, malgré de bien mauvais procédés; mais, comme je suis à peine connue du capitaine qui, dans une affaire de cette importance, ne doit s'en rapporter qu'à des gens très sûrs, je conseillerais plutôt, Madame, que ce fût vous, en laquelle sans doute il a une pleine confiance, qu'il fit partir avec les papiers.
— Que j'aille compromettre cette pauvre femme dans cette damnée affaire ? Jamais! répondit Lambert.
— Vous en ferez ce que vous voudrez , reprit la baronne; mais , si j'étais à la place de Madame, j'userais auprès de vous de toute mon influence pour vous décider à prendre ce parti. Autrement, ajouta-t elle, il ne se passera pas beaucoup de temps sans qu'elle ait lieu de se repentir. Je crois pouvoir positivement le lui affirmer.
Lambert ne pouvait naturellement pas comprendre la menace qui passait par-dessus sa tête à l'adresse de Mme Bouvard ; mais pour celle-ci elle ne, put s'y méprendre : on lui demandait impérieusement, non pas une simple neutralité , mais une active coopération dans la mystification fort sérieuse qui se poursuivait. Or, à* voir l'habile manière dont la baronne évitait les pièges et marchait à son but, une lutte était-elle sûre avec elle quand déjà elle était si forte di sa position? Apparemment, la chaste fiancée de Lambert jugea que le parti de la résignation lui était décidément commandé par les circonstances ; car, modifiant l'attitude agressive qu'elle venait de prendre :
— Je crois en effet, dit-elle, que vous ou moi pouvons seules, sans danger, essayer le déplacement de ce qu'il faut sauver.
— Si tel est votre avis , dit alors la baronne, faites-le donc partager au capitaine, car les momeos sont précieux.
— Eh bien! mon ami , fit Mme Bouvard , qu'en ditesvous ?
— Je dis , repartit le capitaine, que je ne sais a quoi me résoudre, car c'est peut-être un guet-apens que nous dresse madame. On vous attend peut-être à la sortie de Mantes pour vous enlever de force les papiers que j'aurai cru mettre en sûreté en vous les confiant.
CHARLES RABOU. — LE CAPITAINE LAMBERT
— Le soupçon est gracieux, dit la baroane, et du moins vous ne le marchandez pas.
— Que diable aussi, repartit Lambert , venez-vous nous dire que vous connaissez des ge^s de la police?
— Je n'en connais pas. mais j'en loge, repartit Mme de Chabourot; et, où en seriez-vous si la Providence n'avait amené dans ma maison cet homme qui nous a avisés da danger 1
— Mon esprit se perd au milieu de tontes ces turpitudes, s'écria Lambert aveo angoisse. Arrive qui piaule, Cousinot m'a donné des papier» à garder; quand je les aurai gardés jusqu'au bout, j'aurai fait ce que je devais.
— Et quand Cousinot, par suite de votre indécision et de votre défiance, aura porté sa tête iur l'échafaud — comme les sergens de La Rochelle — vous direz encore : Arrive qui plante, j'ai fait ce que je devais !
Cet argument, pris dans un souvenir ti es propre à émouvoir le capitaine, qui appartenait par ses opinions au parti libéral de la restauration, lit sur lui une impression très vive ; il se radoucit donc et demanda à celle qu'il croyait Mme Bouvard, de trouver quelque moyen de tout concilier, car enfin, ajouta-t-il, c'est surtout pour Cousinot,. que je m'inquièle de ce qui peut arriver, et en sa faveur vous devez me pardonner si je prends mes précautions.
— Voyons, puisque vous devenez plus raisonnable, reprit Mme de Chabourot, cherchons un peu ce moyen de tout concilier : vous ne voulez pas les brûler, ces papiers? lit-elle négligemment.
—Les brûler! dit Lambert, lorsque Cousinot m'a donné la commission de les garder comme la prunelle de mes yeux ! ■voas n'y pensez pas I
— Mais cependant, reprit la baronne, quand on est trop pressé par l'ennemi, on se fait sauter; ce serait bien là notre cas.
— Oui, dit Mme Deiaunay, que ce dénoûment arrangeait fort, parce qu'elle n'y eût trempé d'aucune manière ; il me semble qu'en jetant le tout au feu...
— Je ne prendrai jamais cela sur moi, repartit Lambert ; avisons à quelque autre manière de nous ananger.
— Ecoutez, lit alors Mme de Chabourot; je crois tenir un expédient : il passe ici à dix heures une diiigence, n'est-il pas vrai ?
— Oui, repartit Lambert.
—En supposant, idée absurde, mais qui n'en est pas moins la vôtre, que j'aie pu avertir l.i police du passade de la voiture où nous serions, Madame ou moi, la police ne guette pas la diligence, puisque c'est ma voilure qu'elle attend.
— Eh bien! lit le capitaine.
— Eh bien! pour ne négliger aucune précaution, Madame ayant eu soin de coudre d&nsqaeiqae partie de sonvètement les papiers, que vous lui aurez confies, n'a qu à prendre ce soir au passage la voiture publique; il n'y aura là rien
de suspect, puisque tous les habitans de Mantes en usent aiasi. Ne psnstz- vous pas.quede cette manière elle arrivera sans CQcombre à Paris ?
— Et une fo.s a Paris? demanda Lambert.
— Une fois à Paris , ce serait bien du malheur, reprit la baronne, si madame n'y avait pas quelques connaissances chez lesquelles elle pût en sûreté demeurer un jour ou deux, le temps que la bourrasque soit passée.
— Sans doute, repartit Mme Bouvard , ne pouvant retenir cette ironie . je sais des personnes sûres auxquelles je pourrais me confier , et chez lesquelles au besoin je laisserais le dépôt.
Mme de Chabourot lui jeta un regard de colère ; mais , voyant que le capitaine ne faisat point attention à la double entente de ces paroles, elle reprit tranquillement :
— Voyons, cap:laine, quedécidez-vuu»".'
— Je décide que si Madame veut en effet se charger de cette corvée abominable , la chose peut s'arranger comme vous le dites ; mais vous , petite mère, vous me resterez en otage, et ne partirez que quand Mme Deiaunay aura assez d'avance pour que vous ne puissiez pas mettre quelqu un à ses trousses.
— Toujours aimable et confiant , repartit la baronne ; mais je n'y prends pas garde , et ne vois aucune difficulté à ce'.'e condition. Reste maintenant, Madame, votre détermination, ajouta-t-ellc en s'adressant à Mme Deiaunay; et , je vous l'ai déjà dit , si vous ne nous venez en aide, en voyant peut-être demain le capitaine arrêté , votre n i ajourné indéfiniment (elle appuya d'une manière marquée sur cette phrase), vous ne serez pas long-temps tans regretter voire tiédeur à nous aider.
— Ce que M. Lambert voudrais le ferai , répondit Mme Bouvard.
— Et ce que vous voudrez, M. Lambert le fera ; nous n'avancerons rien avec ces politesses Allez-vous chercher les papiers, capitaine, ou je déclare que je me remets en roule.
Le capitaine se leva, et fit mine de sortir; puis tout à coup une idée lui vint : •
— Mais s'il y avait quelqu'un dans la rae! demanda-t-il naïvement.
Madame de Chabourot, quelque passionnée que fût la situation, eut envie de rire en voyant la manière dont elle avait rempli la lète du pauvre Lambert de suppôts et de surveillans de police. Toutefois s étant contenue : — Il fait clair de lune, dit-elle, et l'on peut bien voir par la fenélre s'il y a quelqu'un dans la rue.
Comme elle allait ouvrir la croisée : — Voyez vous-même. Madame Deiaunay, dit Lambtrl en retenant la baronne.
— Pas une ame, lit la vraie Mme Bouvard après avoir regarde un iosianl avec attention.
— Allez donc vile, dit Mme de Chabourot. et Lambert sortit, faisant un pas bien grave dans le chemin où on rengageait
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