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CHAPITRE XIM

DERMKRE TENTATIVE DE C\EIBA\ SIR ARIEL.

A sept heures, Lisbeth revenait déjit chez elle en omnibus, car il lui tardait de revoir "Wenceslas de qui, depuisune vingtaine de jours , elle était la dupe, et à qui elle apportait son cabas plein de fruits empilés par Crevel lui-même, dont la tendresse avait redoublé pour sa cousine Belle. Elle monta dans la mansarde d'une vitesse à perdre la respiration, et trouva l'artiste occupé à terminer les ornemens dune boite qu'il voulait offrir à sa chère Ilorlense.

La bordure du couvercle représentait des hortensias dans lesquels se jouaient des amours. Le pauvre amant, pour subvenir aux frais de cette boîte, qui devait être en malachite, avait fait pour Florent et Chanor deux torchères eu leur en abandonnant la propriété, deux chefs-d'œuvre.

— Vous travaille/, trop depuis quelques jours, mon bon ami? dit Lisbeth en lui essuyant le front couvert de sueur et le baisant. Une pareille activité me paraît dangereuse au mois d'août. Vraiment votre Santé peut en souffrir... Tenez, voici des pèches, des prunes de chez monsieur Crevel... Ne vous tracassez pas tant, j'ai emprunté deux mille francs, et, a moins de malheur, nous pourrons les rendre si \ous vendez votre pendule!... Cependant j'ai quelques foutes sur mon prêteur, car il vient d'envoyer ce papier timbré...

Elle plaça la dénonciation de la contrainte par corps sous l'esquisse du maréchal Montcornet.

— Pour qui faites-vous ces belles choses-là? demanda-t elle en prenant les branches d'hortensias en cire rouge que Wenceslas avait posées pour manger les fruits.

— Pour un bijoutier.

---Quel bijoutier?

— Je ne sais pas, c e~i Stidmannqui ma prié di tortilltr cela pour lui. car il esl pi

— Mais voila des hortensias!..: dit-elle d'une \ Comment se fait-il que VOUS n'ayez joutai.-? manie la cire pour moi Etait-ce donc si difficile d'inventer une bague . un coffret, n'importe quoi, un souvenir! dit-elle, en lançant un affreux regard sur l'artiste dont heureusement les veux étaient baisses. El vous dites que vous m'aimez .'

— Eu doutez-vous, mademoiselle?. ,

— Oh! que voilà un mademoiselle bien chaud!... Tenez, vous avez eie mon unique pensée depuis que je vous ai vu mourant, là... Quand je vous ai sauvé, vous vous è'es donne à moi, je ne vous ai jamais parle de cet engagement, mais je me suis engagée envers moi-même, moi 1... Je me suis dit : « Puisque ce garçon se donne à moi. je veux le rendre heureux et riche! Eh 1 bien, j'ai réussi a faire votre fortune!

— El comment?..', demanda le pauvre artiste au comble du bonheur et trop naïf pour s >upç mner un pii -

DE BALZAC

— Voici comment, reprit la Lorraine.

Lisbeih ne put se refuser le plaisir sauvage de regarder Wenceslas qui la contemplait avec unan.our filial où débordait son amour pour lî m ense, ce qui trompa la vieille fille. En apercevant pour la première (ois de sa vie les torches de la passion dans ies yeux d'un homme, elle crut les y avoir allumé;?.

— Monsieur Crcvel nous commandite de cent mille francs pour fonder une maison de commerce, si, dit il, vous voulez /n'épouser. Il a de singulières idées, ce gros hoahomine-là... Qu'en pensez-vous"?... demanda-t-eile.

L'artiste, devenu pâle comme un mort, regarda sa bienfaitrice d'un œil sans lueur et qui laissait passer toute sa pensée. Il resta béant et hébété.

— On ne m'a jamais 'si bien dit, reprit elle avec un rire amer, que j'étais affreusement laide !...

— Mademoiselle , répondit Steinbo.'; , ma bienfaitrice ne sera jamais laide pour moi , j'ai pour vous une bien vive affection, mais je n'ai pas trente ans, et...

— Et j'en ai quarante-trois!... reprit-elle. Ma cousine Hulot, qui en a quarante-huit, fait encore des passions frénétiques; mais elle est belle!... elle!

— Quinze ans de différence entre nous, mademoiselle ! quel ménage ferions-nous!... Pour nous mêmes, je crois que nous devons bien réfléchir. Ma reconnaissance sera certainement égale a vos bienfaits. D'ailleurs votre argent vous sera reudu sous peu de jours. . .

— Mon argent! cria-t-elle. Oh! vous me traitez comme si j'étais un usurier sans coeur. . .

— Pardon, reprit Wenceslas, mais vous m'en parlez si souvent... Enfin, vous m'avez crée, ne me détruisez pas!...

— Vous voulez me quitter, je le vois, dit-elle en hochant la tète. Qui donc vous a donné la force de l'ingratitude, vous qui êtes comme une homme de papier mâché ? Manqueriezvousde confiance en moi, moi votre bon génie?.. Moi qui, si souvent, ai passé la nuit à travailler pour vous ! Moi qui vous ai livré les économies de toute ma vie! Moi qui, pendant quatre ans, ai partagé mon pain , le pain d'une pauvre ouvrière, avec vous, et qui vous prêtais tout, jusqu'à mon courage. .

— Mademoiselle! assez! assez! dit-il en se mettant à ses genoux et lui tendant les mains. N'ajoutez pas un mot I Dans trois jours je parlerai, je vous dirai toutl... Laissez-moi, dit-il en lui baisant les mains, laissez-moi être heureux 1 J'aime, et je suis aimé!

— Eh bien ! sois heureux, mon enfant, dit-elle en le relevant.

l'uis elle l'embrassa sur le front et dans les cheveux arec la frénésie que doit avoir le condamné à mort en savourant sa dernière matinée.

— Ah! vous êtes la plus noble et la meilleure des créaturcs, vous êtes légale de celle que j'aime... dit le pauvre artiste.

— Je vous r.ime assez encore pour trembler de votre avenir, reprit-elle d'un air sombre. Judas s'est pendu!... Tous les ingrats finissent mal 1 Vous me quittez 1 Vous ne ferez plus rien qui vaille! Songez que, sans nous marier, car je suis une vieille fille, je le sais, je ne veux pas étouffer la fleur de votre jeunesse, votre poésie, comme vous dites, dans mes bras qui sont comme des sarmens de vigne ; mais, sans nous marier, ne pouvons-nous pas rester ensemble? Ecoutez: j'ai l'esprit du commerce, je puis vous amasser une fortune en dix ans de travail, car je m'appelle (Économie, moi ; tandis qu'avec une jeune femme, qui sera tout dépense, vous dissiperez tout, vous ne travaillerez qu'à la rendre heureuse. Le bonheur ne crée rien que des souvenirs. Quand je pense avons, moi! je reste les bras ballans pendant des heures entières... Eh! bien, Wenceslas, reste avec moi. ... tiens, je comprends tout : tu auras des maîtresses , de jolies femmes semblables à cette petite madame Marueffe qui veut le voir, et qui te donnera le bonheur que tu ne peux pas trouver avec moi. Puis lu te marieras quand je t'aurai fait trente mille francs de rentes. . .

— Vous êtes un ange, mademoiselle, et je n'oublierai jamais ce moment-ci , répondit Wenceslas en essuyant ses larmes.

— Vous voila comme je vous veux, mon enfant, dit-elle en le regardant avec ivresse.

La vanité, chez nous tous, est si forte que Lisbeih crut à son triomphe; elle avait fait une si grande concession en offrant madame Marnefïe! Elle éprouva la plus vive émotion de sa vie, elle sentit pour la première fois la joie inondant son cœur. Pour retrouver, une seconde heure pareille, elle eût vendu son ame au diable.

— Je suis engagé, répondit-il, et j'aime une femme contre laquelle aucune aulre ne peut prévaloir. Mais vous êtes et vous serez toujours la mère que j'ai perdue.

Ce mot versa comme une avalanche de neige sur ce cratère flamboyant. Lisbeth s'assit, contempla d'un air sombre cette jeunesse, celte beauté distinguée, ce front d'artiste, cette belle chevelure, tout ce qui sollicitait en elle les instincts comprimés de la femme, et de petites larmes aussitôt séchées mouillèrent pour un moment ses veux. Elle ressemblait à ces grêles statues que les tailleurs d'images du Moyen-âge ont assises suides tombeaux.

— Je ne te maudis pas, toi, dit-elle en se levant brusquement , tu n'es qu'un enfant. Que Dieu te protéga ! . . .

Elle descendit et s'enferma dans son appartement.

— Elle m'aime! se dit Wenceslas, la pauvre créature. A-t-elle été chaudement éloquente !... Elle est folle.

Ce dernier effort de la nature sèche et positive , pour garder avec elle celte image de la beauté , de la poésie, ne peut en effet se comparer qu'à la sauvage énergie du naufragé, essayant sa dernière tentative pour atteindre à la grève.

Le surlendemain à quatre heures et demie du matin , au moment où le comte Steinbock dormait du plus profond sommeil, il entendit frappera la porte de sa mansarde; il alla ouvrir, et vit entrer deux hommes mal vêtus, accompagnés d'un troisième dont l'habillement annonçait un huissier malheureux.

— Vous êtes monsieur Wenceslas , comte Steinbock , lui dit ce dernier ?

— Oui, monsieur...

— Je me nomme Grasset , monsieur, successeur de monsieur Louchard, garde du commerce...

— Hé bien ?

— Vous êtes arrêté, monsieur, il faut nous suivre à la prison de Clichy... Veuillez vous habiller... Nous y avons mis des formes, comme vous voyez... je n'ai point pris de garde municipal , il y a un fiacre en bas.

— Vous êtes emballé proprement... dit un des reçois... aussi comptons-nous sur votre générosité. ..

Steinbock s'habilla, descendit l'escalier, tenu sous chaque bras par un recors, il fut mis en fiacre , le cocher partit sans ordre, et en homme qui sait où aller; en une demi-heure, le pauvre étranger se trouva bien et dûment écroué, sans avoir fait une réclamation, tant était grande sa surprise.

A dix heures, il fut demande au greffe de la prison, et il y trouva Lisbcih qui, tout en pleurs, lui donna de l'argent afin de bien vivre et de se procurer une chambre assez \aste pour pouvoir y travailler.

— Mon enfant, lui dit-elle, ne parlez de votre arrestation à personne, n'écrivez à ame qui vive, cela tuerait votre avenir, il faut cacher celte flétrissure, je vous aurai bientôt délivré, je vais réunir la somme... soyez tranquille. Ecrivez-moi ce que je dois vous apporter pour vos travaux. Je mourrai ou vous serez bientôt libre. ..

— Oh! je vous devrai deux fois la vie . s'ecria-t-il , car je perdrais plus que la vie. si l'on me croyoit un mauvais sujet.

Lisbeth sortit la joie dans le cseur; elle croyait pouvoir, en tenant son artiste sous clé , faire manquer son mariage arec Hortense, en le disant marié, gracié par les efforts de sa femme, et parti pour la Russie. Aussi , pour exécuter ce plan , se rendit-elle Tcrs trois heures chez la baronne , quoique ce ne fût pas le jour où elle y dînait habituellement ; mais elle voulait jouir des tortures auxquelles sa petite cousine allait être en proie au moment où Wenceslas avait coutume de venir.

— Tu viens dîner, Bette? demanda la baronne en cachant son désappointement

— Mais oui.

— Bien! répondit Hortense. je vais aller dire qu on soit exact , car tu n'aimes pas attendre.

Hortense fit t:n signe à sa mère pour la rassurer ; car elle se proposait de dire au valet de chambre de renvoyer monsieur Steinbock quand il se présenterait; mais, le valet di

chambre étant parti, Ilortense fut obligée de faire sa recommandation a la femme de chambre, et la femme de chambre monta chez elle pour y prendre son ouvrage afin de rester dans l'antichambre.

— Et mon amoureux? dit la cousine Bette à Hortense quand elle fut revenue, vous ne m'en parlez plus

—•A propos, que devient-il ? dit Hortense, car il est célèbre. Tu dois être contente, ajouta-t-elle à l'oreille de sa cousine, on ne parle que de monsieur Wenceslas Steinbock.

— Beaucoup trop, répondit-elle à haute voix. Monsieur se dérange. S'il ne s'agissait que de le charmer au point de remporter sur les plaisirs de Paris , je connais mon pouvoir; maison dit que, pour s'attacher un pareil artiste, l'Empereur lui fait crâce...

— An! bah? répondit la baronne

— Comment sais-tu cela? demanda Hortense qui fut prise comme d'une crampe au cœur.

— Mais, reprit l'atroce Bette, une personne, à qui il appartient par les liens les plus sacrés, le lui a écrit hier II veut partir, ah ! il serait bien bête de quitter la France pour la Russie... ,

Hortense regarda sa mère en laissant sa tète aller de côté;, la baronne n'eut que le temps de prendre sa fille évanouie, blanche comme la dentelle de son fichu.

— Lisbeth! tu m'as tué ma fille!... cria la baronne. Tu es née pour notre malheur

— Ah çàl quelle est ma faute en ceci. Adeline.' demanda la Lorraine en se levant et prenant une attitude menaçante à laquelle dans son trouble la baronne ne lit aucune attention.'

— J'ai tort , répondit Adeline en soutenant Hortense. Sonne!

En ce moment, la porte s'ouvrit, les deux femmes tournèrent la tèic ensemble et virent Wenceslas Steinbock à qui la cuisinière en l'absence de la femme de chambre avait ouvert la porte

— Hortense! cria 1 artiste qui bondit jusqu au (troupe formé par les trois femmes.

Et il embrassa sa prétendue au front sous les yeux de la mère, mais si pieusement que la baronne ne s'en fâcha point. C'était, contre l'évanouissement, un sel meilleur que tous les sels anglais, Hortense ouvrit les feux, ut Wc«f las, et ses couleurs revinrent Un instant après, elle se 1 trouva tout-à-fait remise

— Voilà donc ce que vous me cachiez? dit la cousine Bette en souriant ii Wenceslas et en paraissant deviner la vérité d'après la confusion des deux cousine» Comment m as-tu rôle mon amoureux? dit-elle à Hortense en l'emmenant dans le jardin.

Hortense raconta naïvement le roman de son amci cousine. Sa mère et son père, persuades que la Rrtt.' marierait jamais, avaient, dit-elle, autorisé les Msites du

■ BALZAC

comte Steinbeck. Seulement Uortense, en Acnés do haute futaie, mit s :r te compte dû hasard, l'arqu àtion du groupe et l'arrivée de l'auteur ipri, selon elle, avait voulu savoir le nom de son premier acquéreur.

Stêinbock vint a*Silôl rctroT.rr 'es remercic-r ave- effusion la vieille fille de sa prompte- délivrance. Lisbeth répondit jésni ; ! a Wcnc*slas»qae le

ies pranicsseg, i comptait 1". aripHelen* ,.;:'■.. êteur,

honteux d'

?... Lavieill i le srut 1 iUicit:

Wenceslas sur ton bonheur.

' si vous mt hier soir, avoué rpw iêz ma

ic Horlcns vous cnléticE aimé, yOuf m'auriez

évité bien des larmes. Je croyais que vous abandonna tre vieille amie, votre institutrice, tandis qu'au co vous al! : être mon cousin; désormais, te is m'appartiendrez par des liens, faibles il est vrai, niais qui suffisent ai rx titnens que je vous aï voués!...

Et elle embrassa Wenceslas au front. Iîortenso se jeta dans lés bras de sa cousine et fendit en larmes.

— Je te dois mon bc-nheur, lui dit-elle, je ne l'oublierai jamais...

— C te, reprit la baronne en embrassant î pendant l'ivi ' de voir les c!: a arrangées, le baron et moi nous avons une dette envers toi , nous l'acquitterons, vie) rdin.

:j - ■ \ Crevd, d ■

Une et d'Hortcnse.

— Nous vpulp

par .

it les économies"...

— Pauvre cousine ! dit la baronne.

.!, tant elle pensai

cette somm ' ans. '•' méprit

exdlamation-, y vit jc-dj |ueor de la

parvenue, i . . .

moment même où sa cousine abandonnait toutes ses déliances envers le tyran de son enfa i

— Nous augmenterons nille cinq ronls I ' i; . nous placer

nom '

nu-propriétaire, tu posséderas ainsi six a s de

rente .

Lwbtrfh parut être an àll bonheur. Quai..:

revint, son mouchoir sur ! j et occupée

larmes d? joie. Hortense lui raconta toutes les faveurs qu1 p'euvaien*. sur Wenceslas- le bien-aimé de toute la famille.

Au moment ou le haro- sa famille

au complet, c;.r la baronne, avait officiellement salué le comte Stêinbock du nom de, fils, et fixé, sous la réserve de l'approbation de sou mari, !e mariage à. quinzaine. Aussi, dès qu il se nmnlra dans le salon , le Conseiller-d'Etat fut il entouré par sa femme et par sa fille, qui coururent au-devant de lui, l'une pour lui parler a l'oreille et l'autre pour l'em si er.

— Vous êtes allée trop loin en-m 'engageant ai

... ditil en jetant un !ir.

Le malheureux àrti ■ s • dïl : — li connaît mon arrestation.

— Venez, enfant , ajouta le père en emmenant sa iiileet ' r dans le jardin.

il alla s'a- : eux sur un des bancs du kiosque,

rongé de mousse.

— Monsieur le comte, aimez-vous ma fille autant que j'aimais sa mère? demanda le baron à Wenceslas.

— Pins, monsieur, dit l'artiste.

— La mère était la fille d'un paysan et n'avait pas un liard de fortune...

— Donnez-moi mademoiselle Hortense telle que la \

;eau même .

— Je vous crois bien! dit le baron e.

lot '-officier ce la Légion-d'IJoD . dont la gloire est immortelle et qui

' de France. Et... elle a m i dot ! ..

— ( '< je parais avoir de

in cuir..

— Voilà ee. que je vorlai* savoir, reprit le baron, Va-t-en ,

causer avec tnonsieur.f e comte, tu vois aent.

— On ! mon père, je savais bien que vous plaisantiez, ré-

bock . dit !c baron avec nro grâce iniî-

■ diction et ! iand il fut

seul avec L: artiste, j'ai constiti eut mille

francs de dot, desquels le p.ntvn» garçon n'a pas louché deux

rds.il n'en aura jamaisrien.Ladot de ma fi deux

cent mille franc us reconnaître/. . is...

Oui, monsieur le baron...

— Comme vous j h' Conseiller-d Etal Veuillez

it pas demander ;> un gendre tedévoù.ment qu'on d'un fils. Mon fils savait

toute ire et ce q ; pour se:

nir: il sera ministre, il trouvera a* cent

mille francs. Quant c vous, jeune boni!'

LES PÀBENS PA1 '•

Vous recevrez soixari!-1 miilc francs tnune ioscripiion cinq pour centsurIeGrau4-Livre, au nom de\oire femme. Cet avoir sera grevé d'une petite rente à faire à Lisbelh, mais elle ne vivra pas long-temps, elle est poitrinaire, j<* te Ne dites h el personne; que la pauvre Qlle meure en paix. Ma filie aura un trousseau de vingt mille francs, sa mère y met p mr six mille francs de ses diamans. . .

— Monsieur, vous me rorn!'!/,.. dît Steié >t?ip\>fait.

— Quant aux cent vingt mille frai i it...

— Cesses., mon je ne vcjx que ma ïïorlo.nse...

— Voulez-rvoiîs m'i mler, bouillant jeimc hoi • /. I

tilJe francs, je ne 1 :s ai rez..

— Monsieur ! .

— Vous les recevrez du gouvernement, en condmandeis que je vous obtiendrai, je vous en dorme ma parole i Reur. Vous voyez, vous allez avoir un atelier au Dépôt des marbres. Exposez quelques belles statues , je vous ferai entrer à l'Institut. Ona.cn haut lieu, de la bienveillance pour mon frère et pour moi, j'espère donc réussir en demandant pour vous des travaux de sculpture à Ver pour un quart de la somme. Enfin, vous recevrez quelques commandes de la ville de Paris, vous eu aurez de la Chambre des pairs, vous en aurez, mon cher, tant et tant que vous serez obligé de prendre des aides. C'est ainsi qne je î.i'iicijuiîtcrai. Voyez si la dot ainsi payée vous convient, consultez vos forces. . .

■ — Je me sens la force de faire la fortuite d ! ma femme à moi seul, si tout cela manquait! dit le noble artiste.

— Voilà ce que j'aime! s'écria le baron , la bel! ! jeu

ne doutanl de rien! J'aurais culbuté des ar ut une

f. amel Allons, dit-il en prenant la main du jeune sculpteur et y frappant, vous avez mon consentement. Dimanche prochain le contrat, et le samedi suivant, à l'autel, c'est le jour de la fête de m'a fèmi*c !

— ToiK va bien, çjit la baronne k sa fille collée k là [enêtre, ton futur cl ton père s'embrassent.

En rentrant chez lui le soir, Wenceslas eut l'e de l'énigme que présentait sa délivrance; il trouva chez le portier un gros paquet cache-té (,ui contenait le <'.- sier de sa créance avec une quittance régulière, libellée au bas du jugement, et accompagné de la lettre suivante :

rcnceslas , • » Je nu te voir ce matin, à dix 1 • >ar ta

» présenter à uncalti raie qui désirait le connatlr*.

» Là, j'ai su que tes a t'avaient lansunede

a petites îles ionl la capitale » Je suis aussitôt • lora, i qui j'ai dit en

! que t-; ne pouvi litter la camp

-ar.es et que In aiïais ■ » protei tei

• '■•'. qui sait ton ! ':

.:\, ils on ■ .

» je n'ai pas pu .

jmn, j'ai rép indu di » ■. eir oc:

» Léon et Bridau ne voudront pas. de ton argent, i!s : » manderont chacun un groupe, et ils auront raison » ce que pense celui qni voudrait pouvoir se dire ton rival, » et qui n'est q

» Ton camarâ

. Sm>!

« P. S. J'ai dit au prince que tu ne vevtï.ais de voyage que demain et il a dit : Eli! bien, demain ! ■> Le comte Wenceslas se coucha dans les de: que, nous fait, sai

les .: •

: Fortune, parce que Jupiter a voulu

quelle u'< :. .i. Facile -

pée par Jes étalages; des charlatans, ait eostu-

i:;cs :t leurs trompettes , elle d< • , luirs

le ternes pendant lequel eile devrait efa • où ils se cachent.

-Maintenant il est nécessaire d eii - ",?ieur

fe baron Hulot était arrivé à grouper les ci. i lad '. d'Horteusc, et à satisfaire anx dépense? effra : déli-

cieux appartement où devait . ■• madame Mai

Saooncepti portail

-iii.'teurs et les gens passionnés ; daeeidens les font périr. Rien ; la singulière puissance que comm«uiquent - et à

Ile on doit les tonrs de force qu'accomplissent de temps en tenin- les amhitii m, les \olup:u-.-\. enfin tous le» sujets du diable.

DE BALZAC

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