‹ Histoire des participes françaisChapitre 16 sur 22 · COROLLAIRES · texte numérisé non relu

COROLLAIRES

Le patois provençal veut l'accord du participe avec le régime qui le précède.

Celui du Languedoc laisse quelquefois le participe inva-

tantin, professeur de mathématiques spéciales, à Brest ; Saunièro et Ghaix, professeurs au Lycée de Nantes ; Latimier, négociant, ancien Membre de l'Université ; Lyoen, négociant, Oflicier d'Académie. Beaucoup d'autres personnes nous ont oifert d'excellentes notices. Nous les prions d'agréer l'hommage de notre reconnaissance.

riable, et, dans plusieurs contrées de cette province, l'accord ne se fait qu'en genre.

Les patois des Pyrénées, de l'Auvergne et du Dauphiné ne connaissent que l'accord en genre et ne le font qu'avec les pronoms personnels précédant le participe.

Dans l'Est, on ne fait jamais l'accord. C'est à peine, et par exception, si, dans le Nord-Est, le participe précédé du pronom personnel s'accorde avec ce pronom.

La syntaxe des patois du Nord est très incertaine : l'accord s'y fait quelquefois, mais n'y est pas de règle. On ne l'aime pas, on le souffre.

Le Nord-Ouest paraît avoir adopté la syntaxe que nous avons signalée dans le Béarn, l'Auvergne, etc. L'invariabilité y est la règle générale, et cette règle soutfre des exceptions.

Les patois du Centre paraissent n'avoir plus de syntaxe propre. Nous manquons de renseignements pour affirmer le fait.

Ceux du Poitou et de la Saintonge tendent à la suppression de l'accord et y sont à peu près arrivés.

En résumé, les patois, c'est-à-dire le français abandonné à lui-même et en dehors de toute influence, aiment le participe invariable.

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