‹ Histoire des pasteurs du désertChapitre 19 sur 96 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

Pendant qu'on le croyait dans le Vivarais^ Cavalier £Risait nuit et jour , sans trêve ni repos , une si rude chasse à Termite et aux florentins , que dans leur détresse les malheureux appelèrent à leur secours le maréchal. Il partit de Nismes aussitôt, avec ses vieilles troupes , augmentées des Suisses nouvellement arrivés du Vivarais, à qui Fléchier venait de prophétiser la victoire. Il se rendit à Uzès; et là^ apprenant que les caniisards étaient vers le Gardon , il lança après eux Lajonquière avec cinq ou six cents hommes de la marine et quelques compagnies de dragons de Saint-Semin ; une demi-heure après, jugeant peut-être ces troupes insuffisantes , il détacha encore cent dragons deFimarcoUy sous le lieutenant-colonel de Foix, qui rejoignit , à Saint-Chaptes, Lajonquière; mais le présomptueux marin refusa ce secours , et se dirigea vers Moussac, sur le Gardon ; Cavalier, qui s'y préparaît un gîte pour la nuit, l'abandonna précipitamment, et remontant la rive, vint coucher à Lascours. Le brigadier catholique prit sa place à Moussac, et le lendemain, dès l'aurore, suivit ses

Page 1