CHAPITRE IX
Ces deux vicloires de Cavalier et de Roland , retentissant coup sur coup dans Versailles , culbutèrent enfin le chancelant Montrevel. Les Enfants de Dieu le congédièrent au bruit de leurs £ain£aires; mais en revanche il se réservait de leur faire de sanglants adieux. Hélas ! au plus haut sommet, dit le poète 9 pend la chute la plus profonde!
Le maréchal consacra les derniers actes de sou
commandement à comprimer du moins une insiir-
i^^'tion qu^il n^avait pu éloufler, et à prévenir
IVfiTusion du sang. Comme Nismes était pour ainsi
din^ bloqué par les camisards embusqués derrière
W murs qui bordent les chemins ^ il les fit abattre
tous de chaque c6té* jusqu'à ime grande portée de
cjunàbii^e ^ A 5 mars \ Son territc^re était en fiicbe:
d fil repreinlre les ctdtures , et donna aux colons»
Aiu:si qu";Au\ v)é«uo)i$$eurs . \uie ganJe de deui. cents
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UT. fn, c&if. IX. 95
[orteresse fûsanl sa ronde nocturne, vil, sur les deux heures du matin , une fusée jaillir dans le ciel et retomber sur une maison voisine de la fontaine de IHane. Pensant que c'était un signal séditieux y il se rendit aussitôt vers cette maison , qu'il trouva toute éclairée; tm homme était sur la porte, armé cTune hache; et dans une salie, une Bible, des psautiers, de la poudre , des cordes et force provisions. Le commandant conduisit au fort rhomme à la hache, dont les révélations compromirent ooe centaine de personnes, qui furent ar> rétées incontinent. Les protestants étaient bien aorpris qu'après les dernières victoires des caminrds^ on osâtencore les emprisonner. Ce furent les derniers actes de l'administration militaire du maréchal; il reçut de la cour son rappel, et bientôt après la nouvelle que Villars était son successeur. Sa position n'était désormais plus tenable : il eut a dévorer quelques jours encore l'oi^eil des évéqaeSy le triomphe de Bàville, l'abandon des courtipoor le vaniteux Montrevel , ce fut un calice amer. Il fit ses préparatife, ses adieux , et partit enfin de Nismes vers Sommières ( 1 5 avril ). Depois un mois les camisards tendaient l'oreille à tous les bruits qui transpiraient du départ de Mootrevel ; ils en savaient le jour , la route qu'il prendrait, et que la moitié de la garnison de Nismes devait Fesoorter jusqu'à Montpellier , tandis que Faotre irait chercher Yilbrs à Beaucaire. Cavalier méditant un grand coup sur ce déménagement de ■MTédbauTy peut-être l'enlèvement de Montrevel , peot-etre uœ attaque contre Nismes, mais toujours tm hit d*ai-Biies qui devait porter jusqu'aux nues
la gloire des Enfants de Dieu j après avoir célébré la Pâque à Nages , il se rendit près de Roland , qui , pour l'exécution de son projft, lui céda une partie de sa troupe. Il redescendit avec n^uf cents fantas* sius et trois cents chevaux. Jamais division camisarde plus nombreuse, mieux vêtue, mieux armée^ plus triomphante ! Les mousquets regorgeaient de balles et les cœurs d'espérance. Outre ses cinquante gardes choisis entre les plus braves , douze guerriers fameux par leurs actions héroïques escortaient Cavalier : vêtus d'écarlate, ils marchaient à ses côtés , et devaient toujours combattre près de lui. A la tête de son brillant état-major , le jeune chef montait le superbe cheval de Lajonquière; des 6fres et des buccins exécutaient les martiales mélodies des psaumes que chantaient en chœur les Enfants de Dieu.
C'est au son de toutes ses trompettes et de tous ses tambours que Cavalier entra dans Boucairan , dont il s'empara sans combat; mais il perdit deux hommes à vouloir forcer la garnison dans le château. Après avoir démoli ses fortifications, il marcha sur Saint-Génies , gros bourg , à deux lieues également de Boucairan et de Nismes , défendu par un mur, un château et cent roiquelets; il le fit investir par sa cavalerie, posta la moitié de son infanterie dans la plaine, et avec l'autre moitié il aborda la porte et l'enfonça. Il prit et fit fusiller deux miquelets; les autres s'étaient retranchés dans le château avec le vicaire, qui, plus beUiqueux que son curé, réfugié alors à Nisroes, était non-seulement resté â son poste, mais encore ne put résister à la tentation de faire feu sur les camisards ; un cévenol
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Taperçui, le prévint et l'abattit sur sa tour. Le notaire Garoœ £ut tué, sa maison pillée, sa femme Kée et conduite devant Cavalier. « Elle se jeta à se^ pieds, Jes larmes aux yeux, le suppliant de lui don* ner la vie.... Il la lui accorda.... Cette demoiselle ^ après Pavoir humblement remercié de cette grâce, lui demanda quelque chose de ce qu'on lui avait pris, pour secourir sa famille dans son extrême nécessilé. U commanda qu'on hii rendit six cuillers et six fourchettes d'argent, avec deux doubles louis d'or; etUlst renvoya » ( i )• Cavalier fit enlever des armes, des mulets, des chevaux, dont deux entre antres appartenaient au sieur Guizot, ancêtre du ministre du roi Louis-Philippe. Le lendemain , i4 , il fîit camper au bois de Lenx , et , le 1 5 , coucher k CaveiraCy aune lieue de Nisraes ; de là il épiait le maréchal. p
Monlrevel observait aussi de son coté les pas de Cavalier; et c'est lui-même qui, par ses espions, l'attirait dans la Vannage. Le courtisan jouait le Gtmisard. U avait k dessein publié le jour de son départ de Niâmes, le nombre frauduleux des troupes ^ui l'escorteraient ou iraient à la rencontre de TiUars^ Terrien, curé de Montpezat, propageait ces briiîlB, épiait Cavalier et prévenait le maréchal. Dès qo'ille sait à Caveirac (i5), Montrevel quitte Niâmes y el sans avoir été attaqué, comme il s'y attendaif peut«étre, arrive k Sommières; là, il s'apprête à tendre ses rets ; il fait aussitôt partir des estafettes vers les villes voisines , et en même temps commande que ses équipages soient prêts
9é HisToiAE i>Es nèrwm ikt désut.
au point du jour ; il répèle avec affectation » dans ses visites d'adieu à ses amis de SommièreSy q»*il veut être, le lendemain , rendu de bonne heure à Montpellier. Ses ordres s'exécutent pendant la nuit: Sandricourt envoie], de Nismcs , Courten occuper, avec six cents Suisses et dragons, les collines de Clarensac; Grandval part à l'aurore deLunel, à la tête du bataillon de Charolais et de cinq compagnies de dragons, et s'arrête sur les hauteurs de Boi&sières. Alors même le maréchal reçoit de Terrien l'avis que Cavalier vient de quitter Caveirac, au son de sa musique et de ses tambours, et qu'après avoir commandé quelques évolutions à sa troupe, pour en montrer la beauté, il s'est dirigé vers Langlade.
Montrevel part aussitôt en carrosse; mais arrivé hors de la vue de Somadères, il fait filer ses équi* pages vers Montpellier, monte à cheval, et avec dix-huit cents hommes de Fimarcon, Hainault, Soissonnais, Charolais, Meuou et cent Irlandais, il retourne vers Clarensac. Après avoir suivi ces hauteurs, il incline au sud vers Langlade, ou déjà retentit une fusillade assez vive. La colonne camisarde avait fait halte dans un fond , près du moulin à vent de ce lieu , sous la garde de deux vedettes k cheval. Couchée parmi les blés et les oliviers, elle s'était endormie, le fantassin à côté des ses armes, le cavalier aux pieds de son cheval, les rênes passées au bras ou nouées à la ceinture. Après avoir lutté une demi-heure contre le sommeil, Cavalier venait aussi de s'assoupir, quand tout à coup retentissent les coups de feu des sentinelles, et les cris : « Aux armes! aux armes !» C'était Grandval qui, allant à la
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découTerte avec Fimarcon, avait par hasard donné dans lecamp insurgé, et fondait dessus en hurlant: « Tue f tue les cainisards ! » Cavalier s'élance à che* val; Gatinat appelle sa cavalerie; Ravanel et Tinfanterie se rangent en bataille. « Ils fondirent sur nous comme des lions; nous les reçûmes comme des hommes, » dit Cavalier. Mais Grandval n'était pas de force, et après une perte de quelques dragons et de trente chevaux , il rétrograda au galop vers son in&nterie. Catinat s*élance à sa poursuite et harcelle, une heure durant, Grandval qui l'attire , en fuyant, dans son embuscade entre Yergèze et Boissières. Il va saisir le colonel catholique, lorsque tout it coup celui-ci lui échappe en se réfugiant derrière le bataillon de Charolais, qui sort des vignes et se met en bataille. Catinat s'arrêta court, inquiet de s*étre tant éloigné de ses renforts. Grandval lui faisait signe d'avancer, et par des bra- Vldes le défiait au combat. Catinat, que rien n'ef* frayait, s'élança avec ses trois cents chevaux, sur Tennemi, sabra une douzaine de fantassins, et fut repoussé. U recula, mais fièrement, et fit à son tour, pendant une heure, devant toutes les forces de Grandval, une retraite de Parthe, jusqu'à ce qu'il eut rejoint Cavalier.
Dès que Grandval reparut, les brigades camisardes se prosternèrent et entonnèrent le psaume des batailles. D'une éminence, Daniel Gui , au milieu de cinq ou six prophétesses , les mains et les yeux vers le ciel, appelait la vertu du Dieu des armées sur ses défenseurs; ils se relevèrent et abordèrent l'ennemi en criant : « Fils de Satan , bas! » Ils croyaient, dit le prêtre de Saint-
100 HISTOIRE DBS PASTBVIS WJ DÉSEIT.
Germain, tenir la victoire et avoir aussi bon marché de ceux-ci que du régiment de la marine. Le combat alors ^'engagea entre toutes les forces, à peu près égales I des deux adversaires. Le colonel avait ordonné à la cavalerie, qui formait ses ailes, d'envelopper les camisards; mais leur premier clioc avait été extrêmement meurtrier ; Grandval même avait eu son cheval tué sous lui. Tout à coup Cavalier apprend que des troupes s'étendent derrière toutes les collines; quun corps considérable s'avance même sur sa gauche. Le chef camisard connut alors qu'il était tombé dans une immense embuscade; et sans donner aux dragons le temps de Tenvelop* per, commanda à sa colonne un rapide mouvement de rotation , qui s'exécuta sous le feu et les charges à la baïonnette de l'ennemi. « Mais aucun, dit-il I ne fut assez hardi d'en venir à une longueur d'épée. » S'étant dégagé, il se retrancha derrière une ravine, où Grandval ne le suivit pas, attendant peut-être Montrevel.
Cavalier profite de ce court répit pour chercher s'il reste une issue ouverte encore, et pour s'éloi*gner; il avait choisi un chemin qu'il n'indique pas, quand, sur le conseil perfide, peut-être^ d'un paysan, il se décida trop légèrement pour celui de Sçulorgue. Mais arrivé à l'embranchement de ce chemin avec la grande route de Nismes, il y trouva Menou devant Nages. Il se fait jour impétueusement, et entre fugitif dans le bourg, où naguère triomphant il avait célébré la Pâque. A Nages il espé* rait être sauvé; mais combien il se trompait : il est encore investi ; l'armée royale occupe tous les pas* sages, toutes les. hauteurs. Se croyant perdu près-
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que sans ressource» il ôte son justaucorps magnifiqiidy jetle son écharpe, ses panaches, fous tes^ insignes du commandement, et prend les vêtements grossiers d*un simple camisard i ainsi déguisé , il marcbe au couchant de Nages. Ces collines sont toutes couvertes de troupes ^ ses yeux vont partout faearter contre les bataillons et les escadrons de MoDireveK «Enfants, dit-il à ses compagnons , nous sommes pris et roués vifs, si nous manquons de ccear* Noua n'avons plus qu'un moyen de salut: il £Eiut passer sur le ventre à ces gens-là ; suivez^rooî et serrez-vous !» Et il s'élance impétueusement contre les troupes royales; mais son choc ne peut rompre leurs profondes masses. Ils se mêlent , ils croisent leurs armes, ils luttent corps k corps, ils se prennent aux cheveux; CavaKer est reconnu: un soldat Fa saisi, mais un camisard fait sauter son poignet d'un coup de sabre. Un autre dragon saisit encore te jeone chef, qui le tue avec ses pistolets» U ' s'échappe enfin, et par cette horrible trouée, sa colonne le suit toute sanglante; mais entouré d'une seconde ligne ennemie, Cavalier n'a qne le choix de ses adversaires* Il marche contre un corps de dragons occupant un pont du Rosni, gros ruisseau qttiy des hauteurs de Caveirac où est sa source, coole du nord au sud pour se perdre dans les étanga d'Aiguemortes. Les débris de Catinat etdeRavftnel, lancés contre ce pont, le balaient, et passent k la vue de six mille hommes accourant de toutes parts. Mais ces deux chefs, ne songeant qu'à leur salut, s'éloignaient sans protéger la retraite de Cavalier et de l'arrière-garde. 11 était perdu, sans un trait de cmirâge inespéré autant que merveilleux. Son petit
|AA MISTOnB PES FASTBUIS DU DÉSERT.
frère, k peine âgé de dix ans, avait, on le sait , pm les armes pour FEternel : monté sur un jeune étalon blanc de la Camargue , armé d'un sabre et de pistolets £iits à sa taille , il chevaucliait d'ordinaire à coté de Cavalier, dont il était l'aideHle-camp; il Tavait bravement suivi dans tous ses combats. Le matin même de ce jour, pressentant une rude affaire, dont il se promettait de prendre sa part, îl avait, par forfanterie héroïque , retroussé ses manches jusqu'au coude et orné coquettement son poignet nu d'un ruban rouge, comme pour une fête. L*enfant avait tenu parole, et culbuté des pre* miers ce poste du Rosni ; mais voyant la colonne passer rapidement sans attendre son cl>ef, il mit son cheval au travers du pont, et, le pistolet à la main : « Enfants de Dieu, cria-t-il, où allez-vous ? Bordez la rivière ! Chargez l'ennemi ! Protégez la retraite de mon frère ! » Les camisards obéissent et •délivrent Cavalier. Il veut rompre ce pont de bois j mais la rivière est peu profonde et les dragons sont déjà sur Tautre rive. Le combat recommence. Cavalier dispute la plaine pied à pied, s'aide habilement de ses nombreux fossés, et se couvre de quelques rares bouquets de bois. Il ne reste plus qu'à passer un défilé qui mène à un pont , et c'est un nouveau et dernier carnage. Grandval , à qui Montrevel avait donné un de ses chevaux de main, poursuivit Catinat et sa cavalerie jusqu'aux bois de Lenx : Cavalier et son infanterie se réfugièrent dans celui de Cannes; et la nuit les déroba à l'ennemi.
Ainsi le combat commença au moulin de Langlade ; de là, il descendit avec la cavalerie de Catinat
contre les dragons de Grandval, jusque vers BoissièreSy d*où il remonta avec Grandval harcelant Gatinat jusqu'au chemin de SoulorgueSy par lequel il se dirigea avec Cavalier et toute la colonne camisarde vers Nages. Ce bourg partage le combat : la première moitié, consistant en courtes mais impéttieiises escarmouches, courantde Test au sud, finit 1 Nages; la seconde y commence, et ses furieuses et sanglantes charges se donnèrentdans sa vallée, au Bord-nord-ouest , fuyant vers le Rosnl et les bois de Lenx. Les historiens ont involontairement déplacé, comme un sol vulgaire, ce champ de bataille, que BOUS avons pieusement rétabli ; car aucun terrain caraisard n'est plus célèbre. C'est làque, le 16 avril 1704» les Enfants de Dieu combattirent un contre six , depuis deux heures de relevée jusqu'à la nuit. Ils rendirent à l'ennemi toutes leurs pertes. Un millier de morts jonchaient la plaine, et cette traînée de cadavres, tantôt clairsemés, tantôt amoncelés, marquaient, deux lieues durant, les fuites et les stations sanglantes du combat. Trois prophé*^ tesses, l'une vêtue d'une robe blanche et les deux autres de robes noires, et voilées d'un crêpe, gisatetit à côté de leurs frères abattus : cinq cents environ avaient péri; du reste aucun prisonnier. Soixante-douze chevaux démontés, quatre mulets chargés de bœuf à la mode suisse et d'autres viandes préparées, et cinq tambours conquis sur Lajonquiére, furent les seuls trophées de Montrevel. La journée de Nages fut moins un seul combat qu'une réunion de vingt combats partiels. Jamais les Enfants de Dieu n'avaient montré tant d'intrépidité , de l'aveu même de leurs ennemis. « Us se retiraient
fVi UilOlU MS VitTBUBS V9 DÉSSlff.
k grands pas y dit Labaame; et quands ils avaienl une avance un peu raiinnnable , ils tenaient ferme» eMiyaieBtla décharge des troupes qui les suivaient,
et fahaienl la leur Ils se défendirent avec tant de
rigeetd^opiniâtreté, que, quand ils n'avaient plua à tirer, Jlt jetaient des pierres. »
VSoici comment s'expriment au sujet de Cavalier lea mémoires de Y illars : « Ce chef agit dans cette jotl»ée d'une manière qui surprit tout le monde. Toiroa homme de rien, sans expérience dans Tari de la guerre, se comporter dans les circonstances ki plna épineuses et les plus délieates comme Tau*mit po foire un grand général. tTn dragon le suivit toujours ; car il (Cavalier) lui tira un coup de carabine qui tua son cheval. Le dragon lui tira un coop de (iisil et le manqua. Enfin , Cavalier , ayant eu deux chevaux tués sous lui, prit celui d'un soldat de Catinat, qu'il mit à pied. » V illars , à son arrivée, parcourut le champ de bataille, et, dans son admiration des manoeuvres du chef cévenol , s%eriait : « Vraiment, c'est digne de César ! »
Quant k Montrevel, l'événement prouva que san plan était aussi habilement conçu qu'énergiqtiement exécuté; lui-même accourait partout où édatait la fusillade , qui tua près de lui plusienra de ses gardes irlandais. Grandval, qui commença et ^ni termina la bataille , en fut le héros. Le cheval superbe sur lequel il avait harcelé les fuyards, lui fut donné , avec des compliments sur sa valeur, par le maréchal. Il était nuit lorsqu'il quitta le dbamp de bataille. « C'est ainsi, dit*ilen partant, que je prends congé de mes amis ! » Il coucha Mcoreà Sommtères, et, le lendemain, se dirigea
Uf. tlf, CffAP. IX. IM
^ers laGnîenne^dontil avait reçu le gouvernement, mo4M otMf^ax que celui de Langtsedoc VréfoÊBé porta de sa part à la cour la nouvelle de sa victoire. « Il n'aurait tenu qu'à lui, répondit sèchement Louis XIV, de commencer comme il a fini ! » Ses ennemis commentèrent celte parole du monarque, et , grâce à ce glorieux hasard , Montrevel parut plus coupable encore à Versailles comme en Languedoc, (i)
(i) CavaUer, LalMome, LoaTreleoil, Coart, raoonyme, et,ponrIa KHi#gr>|Aé» âm camhêt » k marquii d'Anbcît.
lOe mSTOlM I>«S FAfiTEBlg M DÉSERT.