‹ Histoire des pasteurs du désertChapitre 35 sur 96 · IL · texte numérisé non relu

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parcoururent toute la plage, qu'Us bordèrent de troupes et de milices depuis Cette jusqu'aux bouches du Rhône. Roland, averti de Texpédilion par un agent avignonais récemment venu de Nice, avait fait descendre des Cévennes une grande partie de ses camisards, qui se louèrent comnie moisson* neurs dans les plaines de Nismes et de Montpellier, pour se glisser ainsi vers la mer et tendre la main aux tartanes attendues. Le maréchal déjoua ce projet: il fit enlever d'un seul coup de iilet cinq mille moissonneurs, liais comme les blés eussent péri, il dut relâcher cette multitude rustique et tâcher de distinguer les camisards déguisés. L'intendani lui fut d'un grand secours dans ce difficile triage; «car, dit un chroniqueur contemporain , M. de Bâville, qui connaissait les camisards à la raine, eu démêla lui-même un très-grand nombre. » (i)

Dans ce danger imminent, Villars eut encore recours aux négociations. D'Aigalliers étant à Versailles, il députa vers Roland un de ses amis nom* iné Jourdan, de Mialet. Jourdan, disposée joiiei* le rôle lucratif de Lacombe, se rendit au camp des Enfants de Dieu , dans une foret à deux lieues audessus de Saumane. Bien qu'escorté de deux cami* sartls et muni d\m sauf^xmduit, il reçut un accueil hostile des vedettes postées à l'entrée du bois; elles lui enlevèrent sa jument et le conduisirent â pied devant leur général. Jourdan le trouva â la .léte de dix-huit cents combattants parfaitement armés. 11 lui remit une lettre du maréchal, qui lui offrait le grade de brigadier, et pour son frère Amet, celui

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