LIT. TIF, CHAP
qiiemeiity les compagnies opéreront de concert la destruction desvillages voisins. S'il s'y trouve encore quelques habitants, on les rassemblera , en leur disant qu'il ne leur sera fait aucun mal, et que le roi aura soin d'eux. Le subdélégué tiendra compte des personnes j ainsi que des bestiaux et des grains, et chargera la plus notable de les conduire par les lieux désignés , aux bourgs de refuge. Les pâtres y amèneront aussi les troupeaux , excepté les ânes et les mulets réservés au transport des grains et des fourrages. On donnera des ânes, s'il y en a , aux femmes grosses et aux vieillards. Puis on détruira les maisons , en les sapant aux fondements avec la pioche ou la hache, et, s'il est nécessaire , en y mettant le feu. Celles des catholiques seront respectées, et , jusqu'à nouvel ordre du roi, gardées par un poste et un officier. S'il se trouve des habitants dans les villages, on leur expliquera l'ordonnance qui leur défend d'y retourner et on les renverra sans aucun mal, mais avec menaces. Dans les hameaux, même déserts, l'ordonnance sera affichée à im mur ou àun arbre. »
L*ouverture de cette immense dévastation fiit fixée au ag septembre; mais, dès l'aurore de ce jour, comme Montrevel montait à cheval pour aller assister an premier coup de pioche k Saint-Juliend'Arpaon, il reçut des lettres alarmantes qui le rappelaient précipitamment dans la plaine et sur la plage du golfe, (i)
(i) Lettre de Jalien à sœar Dénierez', de rincarnation. LoDvreleuil, fanât, renoor. , torae > , page f oo.
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