‹ Histoire des paysans (volume 2)Chapitre 18 sur 85 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

La guerre. — La misère grandit encore. -^ Persécutions religieuses.

0 Les roturiers, appelés vilains, étaient gens méprisables, surtout les habitants des champs. »

GUYOT, Traité des jlefs, I, 343.

Nous pouvons comprendre maintenant, d'après le bel exemple de la Hretagne, quelle tyrannie affreuse pesait sur les campagnes durant les plus glorieuses années du siècle de Louis XIV. Quel spectacle nous attend donc, grand Dieu ! lorsque nous arriverons a la période si longtemps désastreuse de ce règne?

\'oilà ce que coûte aux peuples cette gloire militaire dont ils sont si jaloux. Suivant Texpression de Voltaire, on périssait de faim au bruit des Te Detim. Le commerce, l'activité, la vie, avaient cessé ; abondant dans une province, le blé, qui manquait dans une autre, pourrissait chez le paysan dont la masure eflbndréc ne pouvait pas même le mettre a l'abri ; la mort était partout, et la terre, sans culture, tombait

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