LA MISÈRE
par suite des pluies qui succédèrent au dégel, et (ont lut perdu. Il ne restait pas même la ressource de remplacer le vin par des boissons ; les pommes, les poires, tous les fruits avaient lait défaut. « Jamais, de mémoire d'homme, on n'avait vu une telle saison, ni une année si stérile en toutes choses (1). » Il fallut remonter à plus de trente ans en arrière, aux années 1061 et 1662, de sinistre mémoire, pour trouver le pendant d'une pareille misère.
Louis, pour soutenir ses armées, se fit accapareur de grains et força les laboureurs a porter leurs denrées sur le marché, en en taxant le prix. Tous les impôts, toutes les charges s'aggravèrent ; en mars 1693, il établit un droit de contrôle sur les actes notariés, avec obligation de les enregistrer dans la quinzaine. Sacrifiant aux nécessités du présent les intérêts les plus sacrés de l'avenir et les besoins les plus élémentaires de l'agriculture, il défendit de faire les baux pour plus de neuf années, c'est-a-dire qu'il défendit aux fermiers de s'attacher à la terre, et d'y faire l'avance des améliorations qu'elle appelle et dont elle est susceptible.
Le roi, les intendants, les soldats, les maltôtiers, chacun pillait ; la France était devenue une caverne, et le paysan ne pouvait faire un pas sans être dévalisé. Trompé par tout le monde, il voyait un piège dans toute mesure nouvelle, fùt-ellc prise dans son intérêt. L'intendant d'une des provinces les plus pauvres du royaume, ayant le dessein d'y encourager
(1) Journal inédit de Gilles Hurel. (Bibl. Nat., F. — Baluze, no 1356, § 4.)
l'éducation des abeilles, fit demander le nombre des riicbes qui existaient dans cbaque paroisse. Fermement persuadés qu'un intendant ne pouvait avoir que des intentions maltaisantes, les habitants se hâtèrent de détruire tous leurs essaims (1).
Les ordonnances royales se succèdent, mais c'est la loi en démence que promulgue le roi. C'est ce que le ministre Ponlchartrain confessait naïvement, lorsqu'il répondait 'a certaines observations du premier président de Harlay (2) : « Vous ne pouvez dire assez de mal, monsieur, de l'édit que vous m'avez renvoyé. Je conviens de tout avec vous, mais puisque vous convenez aussi avec moi de la triste et malheureuse nécessité qui nous oblige a faire ce qu'il y a de plus mauvais, je n'ai que trop de raison de craindre que nous ne soyons forcés de faire pis. En attendant, faisons donc ce mal-ci. »
Une administration aussi folle, des mesures masquées au coin d'une insanité aussi prodigieuse, expliquent cette famine de 1695 et 1604, qui n'est, 'a bien dire, qu'un accès aigu dans une maladie passée a l'état chronique, et qui ne cessera plus qu'avec la monarchie elle-même, ha guerre, la disette, la peste, se donnnent la main pour faire de la France un désert. Les villes se dépeuplent, les villages deviennent des. hameaux, les hameaux disparaissent jusqu'au dery nier homme. A Paris, assure-t-on, le chiffre de la mortalité s'éleva au chilfre effrayant de quatre-vingtseize mille personnes (5). Les annalistes reculent ef-
(1) Necker, De Vudminiulral'wn des finances, III, 232.
(2) Deppiiig, 111, :313. {Lellre du 2't mai 1G93.)
(3) La Ilodde, Hisl. de Louis XIV, IV, 89,
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frayés, cl refuse iit de graver pour la postérité ces tableaux trop terribles. « Ce récit serait trop triste, dit l'auteur du T^Yiilé de la police (De la Marre, II, 1,040), et nous devons en épargner la mémoire a la postérité. » Pitié regrettable et qu'on ne saurait trop déjilorer, car si (|uel(|ues-uns, par compassion, n'osent pas raconter les infortunes des classes déshéritées, le plus grand nombre les omet avec indilférence, si bien que nous ne connaissons que la sui)er(icie de riiistoire du peuple, tandis (pie nous voudrions pouvoir descendre jusqu'aux derniers cercles de cet enfer insondable où nous errons sans guides.
« Ceux qui trouvent qu'il est bon (|ue le pain soit cher doivent commencer à être satisfaits, continue d'écrire le lieutenant de police (24 avril) ; mais il serait a désirer qu'ils pussent entendre les plaintes, les clameurs et tout ce que le désespoir fait dire dans ces mêmes marchés a une autre grande partie du peuple qui par cette cherté ne peut avoir du pain. »
Toujours on néglige les campagnes pour soulager les villes, où la douleur devient parfois menaçante. Les secours prodigués a Paris appelèrent dans cette vaste cité les populations des villages voisins. Alors, le l"' décembre 1695, un arrêt, aussi rigoureux que la saison qui sévissait déjà, vint ordonner a tous les mendiants étrangers a Paris de sortir de la capitale sous huit jours, et cela sous les peines corporelles les plus sévères, et qui ne respectaient ni l'âge ni le sexe. Quelques-uns s'éloignent, mais la pitié recule devant l'exécution des moyens que dicte la politique, et grâce a la rigueur de l'hiver la répression ne frappe qu'avec faiblesse. Le Ilot de la misère monte
encore, et vient de nouveau battre les murs de la capitale effrayée. Les campagnes se dépeuplent, les travaux sont suspendus, c'est la misère cette fois qui va amener la famine. Le 16 mai 1694, le parlement de Paris ordonne aux mendiants valides des champs de retourner chez eux sous trois jours, avec défense de s'assembler sous peine de la vie.
C'était les envoyer mourir ailleurs ; car où aller ? On peut en effet assurer, quel (|ue fût l'excès de la misère a Paris, et bien que les documents officiels fassent souvent défaut, qu'elle fut plus pressante encore dans les provinces, où les secours étaient moins organisés. On affluait de tous côtés dans la capitale, parce que la seulement il restait (luebjuc espérance d'être secouru, de vivre. « Les intendants dans les provinces, mentionne le scrupuleux Dangeau, cherchent tous les moyens imaginables pour faire donner le pain a meilleur marché. On visite tous les greniers des particuliers, et M. de Pontchartrain travaille à faire venir du blé des pays étrangers. »
Celui-ci eu elfet mandait 'a de Harlay, le 13 octobre : « Sur le compte que j'ai rendu au roi de la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire, le neuvième de ce mois, concernant la subsistance des pauvres dans les provinces, Sa iMajesté a entièrement approuvé non seulement votre projet de règlement, mais encore (ju'il se fasse par la voie ordinaire des parlements. Ainsi vous donnerez pour cela les arrêts que vous jugerez a propos, et vous prendrez soin s'il vous plait de leur exécution dans votre ressort. Je manderai la même chose aux autres parlements. »
L'année précédente , Pontchartrain ayant donné
ordre à Foucaul d'imposer 100,000 livres sur le corps des arts et métiers de la ville de Caen, Tintendaiit de la Normandie lui répondit (10 mars 1092) « qu'ils étaient absolument hors d'état de payer celte somme, et qu'il était d'avis qu'elle fût imposée sur toutes les paroisses, comme la taille, si le roi était déterminé a lever cette somme. » C'était toujours ce funeste système d'écraser l'agriculture au profit de l'industrie, les campagnes au profit des villes. Puis, en 1095, il demanda l'autorisation « de faire imposer dans les villes et bourgs les choses nécessaires pour la subsistance des pauvres, attendu la disette des grains, qui a été grande cette année. »
La situation n'était pas plus prospère dans le diocèse d'Orléans, dont l'évêque écrit au premier président du parlement de Paris, de Harlay (5 novembre) : « La plupart des paroisses de la campagne sont dans la dernière misère ; et ceux qui devraient être le plus accommodés manquent même de ce qui leur est nécessaire, bien loin d'avoir du superflu. Les habitants des villes souffrent comme les autres, et nous avons même dans celle-ci si peu de blé, et le peu que nous en avons est si cher, que le moindre pain y vaut 4 sous la livre. Nos marchands en avaient acheté en Bretagne et en Poitou ; mais on l'arrête dans les villes où il faut qu'il passe, et il ne nous en vient presque pas. »
On voit le bel effet des mesures prises par le grand roi : sous prétexte d'empêcher nos blés de passer a l'étranger, il avait mis embargo sur ceux qui avaient été achetés dans les régions les moins maltraitées pour venir en aide aux autres ; tout était immobilisé, le commerce était mort.
De toutes les provinces sans exception (1), on écrit a de Harlay pour lui rendre compte de Texéculion de l'arrêt rendu par le parlement pour prescrire de venir en aide a la détresse générale : partout on sera bien embarrassé, car si le nombre des pauvres est grand, le nombre de ceux qui peuvent les soulager est petit. L'intendant de Beauvais demande a qui s'adresser pour obtenir des secours. Beaucoup de propriétaires, par suite de la misère, « sont obligés a faire des diminutions 'a leurs fermiers, d'un tiers, peut-être de la moitié, et quelques-uns du total de leurs" fermages (0 novembre 1005). » Bossuct, après avoir parcouru pendant trois mois son diocèse de Mèaux, voit de grandes diflicultés à faire exécuter l'arrêt. Les habitants des villes, taxés déj'a dans les villages où ils ont des biens, refusent de l'être dans les cités. Toutefois il est d'avis d'établir sur eux la double taxe. « L'autre difliculté vient des officiers, qui n'osent taxer leurs seigneurs ni les personnes considérables. » Ainsi ces chrétiens indignes ne connaissaient point d'égalité, même en face du devoir sacré de faire l'aumône, elles puissants se retranchaient derrière leurs odieux privilèges pour laisser aux pauvres le soin de nourrir les pauvres. « La dernière difliculté, ajoute-t-il, que je ne puis vaincre sans un nouvel ordre, c'est que la moitié des paroisses, par exemple toutes celles des vignobles, ne peuvent absolument nourrir leurs pauvres. » Il demande, en conséquence, que l'on force les paroisses aisées a contribuer pour celles qui ne peuvent le faire (28 novembre).
(1) Depping, Aff. comm. et municip., I, passhn.
FAJUNE. 101
Dans la Bric, le même spectacle s'offre a nos regards (1). A Chartres, au centre de la rerlile Beaucc, ce grenier de Paris, plus de 1,500 familles man- ([uent de pain (2)...
« Grande disette h Orléans et mortalité assez considérable dans la province, écrit un historien de la localité (ô). La misère et la fermentation furent telles dans la ville, que les magistrats doublèrent la garde, les patrouilles et les aumônes ; le pain valut, le blanc, 7 sous 9 deniers la livre, le bis 5 sous, et celui de son 3 sous. »
En date du 50 avril IGOi, l'intendant de cette même province écrit a de Harlay : « L'arrêt du parlement n'est pas connu dans la plupart des paroisses de cette généralité, et n'a été exécuté que dans la moindre partie de celles où il a été envoyé. Ainsi les pauvres n'ayant point été secourus, ils se mêlent avec d'autres des provinces voisines , et causent beaucoup de désordres dans le pays. » Il donne des ordres pour faire évacuer les villes et contraindre ces misérables a retourner chacun dans leurs paroisses. Mais le mal prend des proportions de plus, en plus elTrayanles, et, le 7 juin, « la misère est si grande, roprend-il, et nous devons nous attendre à voir tant de maladies qui commencent déj'a partout, que je crois ([u'il est bon de pourvoir de bonne heure au secours des pauvres malades... J'ai déjà fait sortir les pauvres étrangers des villes de mon département.
(1) Bourquelof, II, 227.
(2) Chevard, Hist. de Charlres, II, 525.
(3) n. LoUin, Rr.clt. .snr Orlrans. H, 'IHS.
ne voyant rien de plus a craindre que ce nombre de pauvres ramassés dans les villes pour y appeler les maladies... »
De son côté, l'intendant Hue de Miromesnil écrit de Tours, en date du 4 mai : « Nous faisons de notre mieux, et ne faisons rien qui vaille. Les temps fâcheux jusqu'ici deviennent tous les jours plus difficiles ; les peuples de la campagne se mutinent dans tous les marchés. »
Vers le milieu de l'été, le ciel s'était rasséréné, les saisons avaient repris leur cours normal, et la récolte se présentait sous les plus brillantes apparences. Et cependant le blé ne diminuait pas sur les marchés ! C'est que les promesses de celte abondance ne faisaient pas les affaires des entrepreneurs de famine (1). Alors ils achetèrent les blés en vert et les firent faucher, afin d'ajouter encore 'a la disette et de s'assurer de sa permanence. Un arrêt du 28 mai 1694 interdit ces manœuvres criminelles, lis imaginèrent autre chose, et un arrêt du 2i juin vint tenter de les débusquer encore du terrain nouveau où ils se plaçaient. Vainement la moisson se terminait : les grains ne faisaient pas leur apparition sur les marchés, et le prix du blé s'éleva jusqu'à 57 livres le seplier dans un rayon de vingt lieues autour de Paris. Les paysans, 'a la merci des agioteurs, devinrent forcément leurs complices. Les accapareurs ne consentirent a les débarrasser de leurs récoltes sur pied, de leurs gerbes en meules, qu'à la condition ([u'ils ne les battraient, qu'ils ne laisseraient enlever
(l)Dangeau, V, 43. (11 juillet.)
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leurs grains que peu Ii peu, suivant leurs ordres, et toujours en quantité insuffisante pour les besoins d'une consommation régulière. Tne nouvelle ordonnance fut encore rendue le 27 juin pour déjouer les menées de ces spéculateurs homicides. On nomma six commissaires au Châlelet de Paris pour parcourir les provinces, forcer les portes des greniers et magasins , et faire circuler les grains. {Ordonn. du iO juil. d794). Partout ils trouvèrent des blés vieux, mirent au jour des manœ.uvres honteuses. (De la Marre, II, KKVi.)
Malgré tout, la misère, au lieu de diminuer, allait toujours en croissant. L'intendant de la Normandie faisait la remarque que les marchandises qui avaient été vendues en 1095, a la foire de Caen, avaient l)roduit 464,000 livres de moins que celles de Tannée précédente, pendant qu'à l'autre extrémité du royaume, celui du Languedoc (Basville, II, 258) consignait (les faits analogues. « Il y eut en 1693, dit-il, une grande quantité d'habitants qui [)érirent par les maladies. Les charges étant devenues excessives pendant la guerre, les terres n'ont pu les porter, et ne peuvent d'ailleurs être cultivées a raison de la mortalité des bestiaux ; ainsi, il y en a beaucoup d'abandonnées. >y
Dans cette UK'me année lOOi, sur la proposition de Hasville, le terrible intendant du Languedoc, on établit la capitation, qui devait être essentiellement temporaire, mais que l'on sut, d'édits en édits, prolonger jusqu'en 1789. Cet impôt, personnel et par tète, devait être acquitté par chacun, sans aucune dislinction de rang, de fonction, de caractère et de
métier, comme si, de ce qu'un homme vil, il s'ensuivait qu'il a de quoi payer, tandis qu'au contraire il en est tant qui ont besoin de recevoir. C'était l'impôt de 1556, qui taxait les laboureurs, domestiques et manœuvres, au dixième de leurs gages ou de leur travail. « Un secours si aisé à imposer d'une manière arbitraire, a augmenter de même, et de perception si facile, était bien tentant pour un contr<)leur général embarrassé de fournir 'a tout. Pontcbartrain cependant y résista longtemps et de toutes ses forces. A la lin, à force de cris et de besoins, les brigues lui forcèrent la main. » (Saint- Simon, II, xw.)
Le clergé, qui, aux états de 1614, avait refusé de payer les impôts, parce quc c'eût été « diminuer l'honneur dû a Dieu », et qui avait obtenu de n'être flétri d'aucune imposition (1), le clergé se lit exempter, lorsqu'elle fut rétablie, en 1701, moyennant 150,000 francs pour la première année, et promesses de (juatre millions pour les huit années suivantes. Puis d'autres exemptions gratuites furent accordées a la noblesse et 'a la magistrature, et tout le fardeau, comme toujours, retomba sur le peuple.
Dans bien des provinces, des ordonnances royales vinrent, il est vrai, accorder des diminutions sur les tailles. Mais ce n'est la qu'une scène de plus ajoutée a la grande comédie des ordonnances, et nous devons répéter une fois encore que, sous Louis XIV, elles ne furent jamais mises 'a exécution , tant on avait de moyens à son service pour violer la loi que
(I) États-Généraux, XVIII, 18.
l'AMIMK. 165
Ton venait lic rendre. J'en trouve une nouvelle preuve dans ces lignes du rapport de l'intendant du Berry, en 1098 (1) :
« L'imposition n'a point été augmentée dans le Berry à l'occasion de la guerre précédente : au contraire elle y a été considérablement diminuée dans les années 1095 et 1694; mais les affaires extraordinaires aux<iuelles on a été obligé d'avoir recours ont été si fortes et si peu proportionnées aux forces de la province, que telle diligence que les traitants aient pu faire, quoiqu'ils aient mis en usage les contraintes les plus violentes, il n'en ont pu tirer que les moindres parties, et poursuivent encore le recouvrement du surplus. »
« Vos peuples meurent de faim, disait un écrit anonyme qui fut remis 'a Louis, et que l'on attribua avec raison 'a l'arcbevéque de Cambrai . La culture des terres est presque abandonnée ; les villes et les campagnes se dépeuplent ; tous les métiers languissent et ne nourrissent plus les ouvriers... Au lieu de tirer l'argent de ce pauvre peuple, il faudrait lui faire l'aumône et le nourrir. La France entière n'est plus qu'un grand hôpital désolé et sans provisions. Les émotions populaires, qui étaient inconnues depuis longtemps, deviennent fréquentes... Vous êtes réduit 'a la déplorable extrémité, ou de laisser la sédition imi)unie, ou de faire massacrer les peuples que vous mettez au désespoir, et qui périssent tous les jours des maladies causées par la famine. Pendant qu'ils manquent de pain, vous manquez vous-même d'ar-
(1) Boulainvillierï, Élat de la France, V, IG. (Londres, 1752.)
geul, el vous ne voulez pas voir rexlrémilc où vous êtes réduit. »
Louis ne voulait pas voir, en effet, et tandis que les dernières années du grand siècle s'écoulaient au milieu d'une misère que l'on croyait arrivée aux limites extrêmes du possible, et qui allait augmenter encore pendant quinze années, il frappait de disgrâce Racine, Fénelon, Vauban et Boisguillebert, qui appliquaient les forces de leur génie à chercber des remèdes et 'a tenter des routes nouvelles, et laissait mourir dans l'oubli Catinat et Vauban, les deux plus beaux caractères militaires de leur temps, pour livrer ses armées a Marcliain, a Villeroi et à Lal'euillade. Il fallait au grand roi des courtisans et non des conseillers.