LE PRISONNIER DE LA RASTILLE. '■2'-V
(l'espril que Vollaire, et que ce quelqu'un celait tout le monde. Il y a quelqu'un qui fut plus malheureux (jue cet homme, ce l'ut tont le monde, ce liit la France. Sa captivité, à lui, ne dura (|ue trente-cinq années, celle de la France dura plus du douhle. Pendant soixante-douze années, le paysan français n'eut ni femme, ni enfants, ni pain, ni patrie, ni liberté. Demandez aux soldats de Turenne et de Condé, qui coupaient les femmes i)ar quartiers apn'-s les avoir violées ; demandez a ceux de Bretagne, qui mettaient les enfants a la broche ; demandez aux dragons des Cévennes, demandez aux financiers, demandez-le surtout aux mémoires des intendants, qui ne furent jamais publiés, et qui devraient l'être, car il est bien temps, a la fin, que l'on montre au peuple son histoire, et c'est la qu'elle est, et non dans ces éphémérides de boucheries humaines et dans ces chroniques de cour (fui ont jus(]u'ici usurpé ce nom.