MASSILLON
Massillon, que le roi' ne retirerait pas de toutes les terres de la province, s'il en était runi(jue possesseur. En i7(S9, l'Auvergne payait douze millions huit cent mille livres (!)!...
Au xvni'" siècle, on cherche inutilement où saisir l'histoire de la France. Sévigné, Saint-Simon, n'ont point d'héritiers a la cour de Louis XV, Velly n'a point lait ouhlier Mézeray, les historiens des provinces ont terminé leur œuvre, tous ces llambeaux se sont éteints tour 'a tour. L'action sommeille ; la vie ai)parlient toute entière 'a la pensée. Jacques Bonhomme, annihilé, vaincu, dompté, n'existe plus que par ses douleurs ; il reste 'a l'écart, et ne reparaîtra sur le théâtre où se déroule le drame lamentable de l'humanité qu'à cette même date de 1789, et pour y jouer uu rôle sanglait que l'état de barbarie et l'abjection où l'ont maintenu ses maîtres ne fait que trop prévoir et ne rendait que trop inévitable. Profitons de ce repos pour reprendre dans le passé l'historique de certaines institutions du moyen âge, dont nous n'aurions pu suivre et développer les phases sans enlever tout esprit de suite 'a ce travail, et qui, a elles seules, eurent une induence assez considérable sur l'existence des classes agricoles pour mériter d'être traitées 'a part et avec quelques dévelopi)cmenls.
(1) Eésiimé de l'hist. crAuvercjnc, 319.