CHAPITRE IV
La régence. — Inutiles efforts du régent. — La détresse augmente encore. — Louis XY. — Le pacte de famine. — Massillon.
« Le peuple, esclave par sa nature. Peu à peu affranchi, puis devenu en partie propriétaire par la bonté des seigneurs dont ils étaient serfs, f<N^ mèront la bourgeoisie et le peuple, et ceux (jai eurent des fonds appelés rotures, parce quik ne pouvaient posséder des fiefs, furent de là a[^ lés roturiers. »
Saint-Simon, XXI, 201.
Le cri de délivrance et de joie poussé par le peuple à la mort de Louis XIV s'éteignit dans un sanglot. Le grand roi léguait à son arrière-petit-fils une dette dont le capital dépassait trois milliards, succession fatale, que beaucoup conseillaient de n'accepter que sous bénéfice d'inventaire; ils allaient jusqu'à proposer une banqueroute générale, c Ceux qui proposaient ce cruel remède alléguaient qu'il était également impossible de payer l'immensité des dettes, et de laisser subsister l'énormité des impôts, dont le poids écrasait le peuple (1). y> Mais la probité et le bon vouloir du régent reculèrent devant l'idée d'une banqueroute ouverte, au
(i) Duclos, Mémoires secretft, 508.