CHAPITRE V
Le rùlc du clergé au moyen âge. — Profonde démoralisation de ses membres. — Exactions papales. — Comment l'Ëglise rendait justice. — Elle liérite de tous ceux qui meurent sans confession, et refuse la confession aux condamnés. — Elle a de droit sa part dans tous les testaments.
« Les siècles, ]>agc à page, épellcnt l'Évingile. >
Lamartine.
« Les papes furent souvent forcés de quitter Rome depuis le XI** siècle, soit pour les révoltes des Romains, qui ne pouvaient s'accoutumer à lés reconnaître pour seigneurs, soil par les schismes des antipapes. Je ne vois point qu'avant ce temps on parlât de cour, pour signifier la suite du pape ou d'un autre évêque : ce mot eût paru trop profane. Quelquefois les papes ne pouvaient pas même demeurer en Italie, et alors ils se réfugiaient en France, comme firent Innocent II et Alexandre III, car jamais les papes persécutés n'ont trouvé d'asile plus assuré. Et comme en cette espèce d'exil ils ne jouissaient pas de leurs revenus, ils étaient obligés de subsister par la libéralité des rois ou par les contributions volontaires du clergé. Ainsi commencèrent les subsides d'argent... qui ayant commencé par des secourt charitables, dégénérèrent en exactions forcées. Quelle différence de cette conduite à celle de saint Grégoire, qui ré- />t'i//f/a/( tant d'auiuôues dans les provinces; du pape saini