Coquille, Hiat. du Nivernais
Les états-généraux de 1614-1615, s'ils ne furent rien qu'une de ces belles tapisseries dont parle Pasquier, produisirent du moins sur la scène un personnage qui devait peser d'un grand poids dans le plateau de la cause populaire. Non pas que je prétende mettre au rang de ceux auxquels les classes les plus nombreuses doivent le tribut de leur reconnaissance l'homme qui, dans son testament politique, demande t jusqu'à quel point on doit permettre que le peuple soit à son aise ». Mais Richelieu haïssait puissamment la féodalité ; appuyé sur son fidèle Laffemas, ce vir bonus j strangulandi peritus^ comme le définissait le jurisconsulte Despeisses, il la frappa sans relâche ni pitié, et comme il fallait la frapper, k la tête, et c'est par Ik qu'il fut indirectement l'un des bienfaiteurs du peuple.
Arrivé au pouvoir, il fit rendre un édit (juin 1625) qui prescrivait formellement d'établir de dix en dix années des chambres de justice pour réprimer les