‹ Histoire des peintres de toutes les écoles (volume 2)Chapitre 11 sur 58 · FRANCISCO PACHECO · texte numérisé non relu

FRANCISCO PACHECO

O fut oralement après son retour de Madrid que Paeheco ouvrit un enseignement régulier bientôt suivi par un groupe nombreux d'élèves et d'amateurs. Alonso Cano, d nln.nl élève de Juan del Castilln. el

Velâzquez, qui navait pu supporter les rudesses et les emportements do Mèn era le Vieux, vinrent continuer leur éducation artistique auprès de Pacheeo. Mai», ses timides pratiques ne devaient pas satisfaire longtemps les aspirations des deux brillants disciples. Aussi, Almiso Cano ne fit-il que traverser l'atelier, et

R 0.0 LE ESPAGNOLE

Velâzquez abandonna vile le bagage scolastique et le* creuses théories du maître, pour demander à la nature, à la vie elle-même de* inspirations qui répondissent mieux à son merveilleux instinct».

L'atelier de Pacheco, fréquenté par tous les beaux esprits de Séville, devint alors une sorte d'académie. Artistes, poêles, littérateurs, savants, orateurs sacrés tinrent h honneur d'y être reçu». Cotte maison, ‘selon l'expression de Palomino, était « la prison dorée de l'art. » C'est à ces circonstances que Pacheco dut de pouvoir entreprendre une collection de portraits d’un intérêt immense. Tous les homme» de mérite qui le visitèrent posèrent tour à tour devant Carliste, qui put bientôt réunir plus de trois cents de ees précieux portraits, exécuté* tantôt a l'huile, tantôt à la miniature, ou bien encore aux crayons rouge et noir, comme on les rencontre dans le mumisrnt resté inédit qu'il a intitulé : U bru de verdaderoa Itetrato » de illustres y mémorables r arones.

En 1618, tachent fut commissionné fier lluquisitiuii pour veiller au maintien de l'orthodoxie et delà déecuce dans les peintures sacrées. Celle même année, il mariait sa fille, dona Juana, à Diego Velâzquez, dont la haute et rapide fortune allnil faire rejaillir jusque sur le nom de Pacheco une nouvelle illustration.

A la suite d'une première excursiun à Madrid, Velâzquez, rappelé en 1623 à 1a cour, pur le tout-puissant premier ministre, le comte-duc d'Olivarèa. y arriva accompagné de tacheco, qui fut ainsi témoin des débuts (b* son gendre et des brillants honneur», dont le combla Philippe IV. Durant ce second séjour à Madrid, qui dura deux années, Pacheco ne peignit que quelques tableaux de fruits et de fleurs pour son ami Francisco de Rioja; il coloria aussi, pour la comtesse d’OIivarès. les chairs et les étoffe* d'une statue de la Vierge, spécialité dans laquelle l'artiste s'était depuis longtemps acquis une grande réputation d'Imbilelé en peignant les sculptures du célèbre Juan Martinez Montané», son compatriote.

Les goûts modestes de Pacheco. le désir de reprendre sa vie paisible, le ramenèrent à Séville où il s'occupa de publier divers écrits, les uns relatifs à Part, d'autres à des questions théologique» ; enfin, en 1619, il fit pamttre son Arte de lu Pinturn. dont le manuscrit, au dire de Cean Itermudez, était terminé depuis l'année 1638, Cinq ans après l'apparition de son livre, tacheco mourut à Séville laissant le renom d'un homme de bien et Irès-regretté des artiste*, dont il avait toujours défendu avec zèle les prérogatives.

••ail Liront.

mœismiïs ïir roicimiins

On trouver» dan» Cean Bermudoz le catalogue à pevi pré* complot de* peinture* que Pncliero exécuta pour Int couvents et la* églises d'Andalousie. Voici In liste de ceux de res» ouvrage» «pu appartiennent n lie» musée* ou à dm lutler.ti'iu* particulières :

Srviu.K. — Musée provincial : Saint-Pierre Xolaêco. — j h i Vierge appt minant à saint Raymond. — Saint Pierre Xnianco au milieu if« captifs.— Une Canreptia n — Portraits lie personnage» inconnu». — Collection du chanoine 0|ien>:

Le Christ portant sa croix.

Miinitn. — Musée royal : .Suint Jean l Ecangelute. — ■Suint Jmn-Haptiste. — .Suinte Catherine. — Sainte Inrs.

— Académie de San Fernando : Le Songe de suint Joseph.

— Collection Madrazo Saint France», la V serge et tteuj donataire*.

L'ancienne galerie espagnole du Mut*-* du Louvre ptom*dait trois tableaux de PkInh», vendu* à Londres. en 1*63 ; Pnc Sainte Famille, ifi t. — la Vierge et l Enfant. Î1 f. — Le Portrait île Pacheco, mentionne au livret do Louvre, ne figure pas «tan» ta vente.

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