‹ Histoire des peintres de toutes les écoles (volume 2)Chapitre 13 sur 58 · pt Mim» Ni C.rl.io ftw · texte numérisé non relu

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cl de natiind. Souvent, dit Palomino, il allait passer quelques jours à la campagne et il dessinait soit nu lienu site, soit un curieux accident de terrain, ou bien des troupeaux, des chars, des instruments de labour, qu'il transportait ensuite dans ses tableaux nxec verve et vérité.

Très-enorgueilli des succès dont il jouissait dans sa ville natulc, Antonio en arriva à se croire le meilleur

K ('OLE ESPAGNOLE

peint r«> de l'Andalousie. Il se mil on loto d'aller h Saille faire monlre de son habileté et porter aux artistes en renom une sorte do défi public. Il cnmmciiça pur visiter cérémonieusement les muilres qu’il axait connus dans sa jeunesse, et eu reçut, à son tour, force courtoisies. Dans cette première tournée, il ne vit que des ouvrages qui lui parurent inférieurs aux siens. Tout allait nu mieux pour son amour-propre, lorsqu'on le conduisit au couvent des Franciscain*. Des tableaux de Murillo venaient d'y être récemment placé*. Devant ces tuile*, dont il ne poux ait détacher se* regards, Castillo demeura stupéfuil. il ne voulait pas croire qu elles fussent de Murillo, et, comme il s'obstinait dans son incrédulité, il fallut le mener ii l;i cathédrale et le mettre en race des chefs-d'œuvre de celui qui avait été un m oment son condisciple.— « Yn murio CastiUùl » — * Castillo e*t mort ! » s'écria l'orgueilleux artiste : « Est-il possible que Murillo, cet élève servile de mon oncle, ait trouvé celte beauté, cette splendeur de coloris! »•

De ce moment, la tristesse et l'envie ne laissèrent plu* de repos à Castille, et, tout plein encore du «mi venir des chefs-d'œuvre de Murillo, il peignit un Saint François, (k* fut incontestablement sa meilleure production, mais elle ne rivalisait qu'imparfaitcnient avec son modèle, Castillo se rendit-il celle justice? Il est (tennis de le penser, car, selon ses biographes, sa mélancidie ne lit plus que s'accroître, et il mourut en IG67, moins d une année après son malencontreux voyage a Séville.

Antonio del Castillo luis*», à sa mort, de nombreux dessins que se transmirent curieusement les maîtres espagnols et qui ont plus fait pour sa renommée que ses peintures mêmes. Exécutés, pour la plupart, à la plume ou bien avec de* roseaux qu'il taillait grossièrement, ces dessins sont d une franchise et d’une fermeté magistrales, et l'on ne saurait les comparer qu'aux vigoureux et hardis croquis de Herren» le Vieux. AJoiiso Caiio avait bien raison de regretter qu'un dessinateur aussi habile lie fîil pas meilleur coloriste.

Les principaux élèves de Castillo avaient été Vaidès Léal, Alfaro et l’edro Antonio.

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Patio nmit et Cran Dentiudez ont décrit, à ta suiledrs iwitnes consarrei» aux Castillo. I *s ouvrages qu'il* exécutèrent (mur les couvent* et pour le* églises*

Nous nous bornerons donc à fwnjdrler leur* imliwtiom» en donnant la liste de* laldnam du ces matin*» qu'oa peut voir «tan» le* musée» d'Espagne ou dans quelque* galeries partievi béret.

I.nneienne galerie espagnole du Musée du Louvre, dispersée ■» Ixindns». en IK.i.'l . ne renfermait |v»s moins do quatorze produrtimu de* Castillo; aucune, que nous snrlwio* du tiKiin». n'etst revenue en Kranre.

M vniun- — Mcskk Rotai. — L' Adoration de* Bergen, par Antonio del Castillo .gravée dans cette nidicp .

Acitinm: ne. Sis Fermmio. — Saint Jrrtimr pénitent cvpiisw (Mtr Anlonw» del Castillo.

Si.\u.l»:. — Misée, — X,'/(rsiNiiplMHi. — L'AnnonriatUm.

— Ia .ViMSirurr. — Ixt I rij/ifnm. — I." Adoration de»

Jtcis. — Saint-JonrpA et l'enfant Je» us trmmiUnni. — bi Mort de saint Joseph. Ces tableaux sont de Juan del Castillo. et le Catalogue il» Musée «le Séville le* signale cantine èt.Od les meilleurs ouvrages de ce maître.

COLLECTION Arv«.«»i.\. — Le Petit Mini Jean nourri par de» j 4 ange*. — Attribue à Juan del Castillo,

CociKCTinX G visai or. Lkixi *.— Le Mariage delà Cierge,

— .Suirtf Mirhet. — Un Ange gardien. — *S‘«it«r Joseph, de Juan drl Castillo.

Collection Lorrz Cekoo — Ltnnnnrùttion . — Sainte famille, de Je an del Castillo.

Commu e. — C.iTHÉi>iuut . — Une Conception gravée dans relie notice'. de Agustin del Ca»tillo.

UMX. — ClTHUMAUt.— L Adoration de» Hait. (I Agustm del Ciistilb.

Voici le» prix a demis |ku quelque* ouvrages des Catlillu qui ont |wni dans les ventes :

Vente SriMiisH. — Am-ieiine galerie espagnole du Louvre.

— LuimIiv* la'i't : Agustin dH Castillo : Saint-Franrni* eu ertase : & ( 10 . — Juan «H Castillo : Saint Augustin. saint fk minigur et un Pape 4 . 1 21. — Saint Jérôme, saint Franyui* et un Écéqtie : 23 C; - Saint François arer te rhapean de raedinal : 7 t —Saint François buste : .1 < ô : — Le» deiu *ainl» Jean lié tssnmptiun de Ut Cierge Ht Saint Paul lerrarse sur ht route de Ikima* : 0 1 |0 . — Saint Jerome an désert de Uolrhide : H t 10 ; — Saint Dominique et » tint François au-r pied» delà Cierge : |f. * |0; — Paroi portant ta télé de Goliath Ht 1 5 ; — Saint Jean dan « le désert ; 1 1 .

— Assomption de la Cierge : 3.7 fil. — Antnniodri Castillo: Un Franciseain ; 3 t ; — Un Dominieain martyr : t < , — Saint Pierre âpre* sa faute : 7 1 h : — Sainte Lurie : 17 f 10.

Vente Agi mmi — le Festin de Biitlazar. par Antonio «loi Cetliliu. 210 fr.. — Im Cierge présent -ml à saint Dominique de Gnzman le portrait de Mini Dominique de Silo », même maître, t*”0 fr.

Vente Svuimu. — L'Enfant Jr'sus endormi, altnlme d'nbnrd dans lr Catalogue à Munltu cl ensuite à Jnan del Castillo ; 2.300 fr.

Voici la signature et le monogramme d' Antonio del Castillo :

CaALÏL.

$co/e Sÿuiyno/f. /ryctd refipieaæ, Jéïortraûé, ffîbatttre morte.

LES IIERRERA

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