‹ Histoire des peintres de toutes les écoles (volume 2)Chapitre 32 sur 58 · JUAN BAUTISTA DEL 3IAZ · texte numérisé non relu

JUAN BAUTISTA DEL 3IAZ

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I.a personnalité de Ma7.11 disparaît |»r*-s4|»n* derrière la haute li^un* (li* Velâzquez. (annuie homme el nmmie peintre, sa vie est liée à eelle <le Velâzquez. Bonne foriune à laquelle Mazo «lui son talent el une position éminente. Mais cependant pourquoi son nom est-il à peine connu hors de l'Eapagne? Peut-être que l'originalité personnelle est le meilleur litre aux souvenirs de l'histoire.

Juan Itaulista de I Mazo était né il Madrid et il entra tout jeune dans l'atelier de Velâzquez, dont il se mit à copier les œuvres avec passion. Je sup|M>sc qu'il |KMf;nit aussi beaucoup d'après le maître de Velâzquez : In nature. Titien, Tintorel, Paul Véronèse. furent encore ses maîtres affectionnés; on dit qu'il en Taisait des copies trompeuses. Toujours parait-il qu'il acquit promptement une pratique si habile, que Velâzquez l'utilisa bientôt dans la préparation de scs propres œuvres et qu'il lui donna en marinpr une de ses tilles.

Une monographie de Francisco Parheeo, publiée tout récemment à Séville fournil de nouveaux renseignements très-précieux sur Velâzquez et sa famille. la* mariage de Velâzquez avec doua Juana de Miranda, fille de Francisco l'acheeo et de doiin Maria del Paramo. fut eélébré à Séville, le 23 avril tf»IH .

1 Fntmcutfii JtoAcru. »u» ubran arli*ltra» y UUerari* *, par II. J. M. Aociuim v Tolrdi». Séville. lieofrin. I»67.

• Le luariajic de Velâzquez en lût* jette quelque «toute sur l'authenticité de la date r.w acceptée jusqa'iri comme date d* •.a «iMiMMBce. Il irai|Hwl4THil de retrouver «et acte de naiiaanrc dan» I» arrliivci» de Séville.

ÉCOLE ESPAGNOLE

Velâzquez n'avait alors que dix-neuf mis. Dr ce mariage naquirent lieux filles : l'une , prénommée Juana. routine sa mère, le 13 niai 1619; l'antre, Ignnein, quelques jours axant le 29 jauxier 1621.

De res deux filles Velâzquez a laissé les portraits, ralnlogués nu Musée de Mudrid (U* 71 et 78 ! simplement eomiiir jeunes filles ( niitas ) ineumiues, mais qui « paraissent être weurs. » Elles se ressemblent h«‘aueoup et elles lienuent des fletll* fila main. Lt petite Suinte Claire , portant une palme, de la vente Sala marna, représentait encore une de ces filles, laquelle des deux devint In femme de Miuto? Juana ou Iguacia? One ee soit la première ou la seconde, le» dates de leur naissance, 1619 cl 1621, peuvent aider i» fixer approximativement la date de naissance de Mtuo, restée inconnue* jusqu'ici. L'année 1630, inscrite dans le catali>gue du Musée de Madrid, lie saurait être acceptée. Mazo ne devait pas avoir dix ans de moins que sa femme. Mettons qu'il était fi peu près du même Age et qu'il est né de 1615 à 1620, au plus lard.

Dès 1647, en effet, J. B. del Mazo était déjfi un excellent peintre, comme le prouve la IW fie Saragtnsr I Musée de Madrid, n* 79}, dont nous donnons la gravure. Ce graud tableau, mesurant 11 pieds 10 pouces sur 6 pied- 6 potiecs, avait été commandé par Philippe IV, ainsi qu'une Ytte fie Ptoupe/une, et Velâzquez l'illustra des nombreuses figurines groupée- en avant. Nous avons relevé notis-inème sur le tableau la date 1647, dont le catalogue ne fait pas mention. Assurément J. II. del Mazo n'était pas un écolier de dix-sept ans lorsque Philippe IV le chargea de peinture» si importante-., lorsque Velâzquez l'honorn de sa collaboration.

iVlle Vue de Sartigaase est prise des bonis de l' fibre, qui traverse tout le paysage. De l'autre c6té du fleuve s'étagent les tours et les édifices de la ville. Les personnages peints par Velâzquez occupent tout b* premier plan; ils rappellent un peu les groupes si pittoresques de la superbe Châtie conservée fi lu National Galtery de Londres. L'ensemble du paysage est splendide, partout lumineux, vraiment digne d'être anime par les figures de Velâzquez. ■ Sous le rapport de la richesse et du brillant de l'effet, dit M. William Stirling, ce tableau égide h-s meilleure- vues peintes par Canalelto. n

À cette époque. 1647, J. II. del Mazo élail-il déjà le geudn 1 de Velâzquez? C'est probable, caries filles de Velâzquez avaient alors, l'une vingl-hiiit ans, et l'aulre vingt-six.

Ijnalre ans plus lard, 1631, à son retour d'Italie et eu récompense «h*- services rendus pendant son voyage. Velâzquez avant été nommé par Philippe IV aftasenlador nmi/or, J. H. del Mazo lui fui adjoint pour l'assister dans ces fonctions, Iji charge d’nposcnlarior comportait une certaine juridiction dans le (tnlnis, la surveillance •les fêtes publiques et même l'iuleiidniiee des logement-, lorsque le roi fai-ail quelque pérégrination hors de ses palais. OVsl en celle qualité que Velâzquez , comme on sait, accompagna Philippe IV n la fameuse conférence de Hle duü Faisans, sur la Bidussnn , eu 1639. Mazo y suivit son maître, son beau-père, son chef d'emploi. Malheureuse idée qu'avait eue Philippe IV de transformer en une sorte de chambellan et de fourrier le plus grand artiste de l’Espagne! Les fatigues de celle corvée et sans doute l'enuui de négliger la peinture contribuèrent fi la maladie qui, l'aiiuée suivante, le 7 août 1660, enleva Velâzquez. Huit jours après, le 14 août, mourait aussi la femme de Velâzquez, «loua Juana Paeheen. Elle avait «lésigué pour s«*s exécuteurs testamentaires don Caspnr de Fuensulida et «son gendre Juan Rautisln de Imazo del Mazo, «b>meurant avec «•Ile dans In Trésorerie du palais »

(Test la seule fois qu’on trouve dons les documents «*spngnoJs le nom écrit sous celle forme : « de Imazo del Mazo ». linéique» biographes ajoutent après Mazo b* prénom Martinez, qui était peut-être !«• prénom paternel.

L’extrait mortuaire de doua Juana constate que J. H. del Mazo habitait, avec la fumille Vela/«|iiez, le |uduis royal. Depuis une vingtaine d'année», sait» doute, Mazo avait toujours peint auprès de Velâzquez, et Philippe IV

1 C.V-t aussi j M. AftOfifeio qu'un «loti la «Irruuvcrlv et lu publication di*s mirait* mortuaire» «le \ eta/qiin rl lie Juana Ikclieco. mort» tous lieux dans lu paroisse «le San Juau Rnulmta à Madrid. enterre» tou» «leu» dan» k cry pte de celte église. — Velâzquez a laissé au— i de» portrait» «h »fl femme Juana ; l’un, en buste, de proîil sur fond gri» (n* 320. Musée do Madrid;; grand caractère. Miperbe peinture ; l'autre, h un curp». tourne de ln>i* «purts à gauche: c’est le cliof-d u-uvre p*)é vmirwi 1 00,0410 franc.» à k venu? SalamaiM'a, unis que le catalogue eût indique qui était cette femme »i altrayanie.

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