PEDRO NUISEZ DE VIU.AVICENCIO
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Ikm Fedro Nuiu z de Villaviceucio naquit à Séville en f G35 : sa famille npparteuuit a lu meilleure noblesse de l'Andalousie et lui-même élait chevalier de l'ordre de Saint-Jean de Jénisalem.
Murillo lui donna le» première» notiuas du dessin et reconnut chez, son élève de brillantes dispositions ; il s'appliqua à le» cultiver, et l’élève, qui n’avait d'abord vu dans la peinture qu'un simple délassement, se passionna si bien pour l'art, qu'il le pratiqua toule sa vie, non plus seulement en amateur, mais en véritable artiste.
Obligé, pur les devoir» de son ordre, de sc rendre ii Malte, Villaviceucio v rencontra le peintre Matins Freti, dit h Calabrese , avec lequel il continua s4«s études. Fuis, de retour à Séville, il se remit tous In direction de Murillo, contribua de sou influence et de ses deniers à l'établissement de l'Académie de dessin et eu suivit assidûment les séances.
APPENDICE. 21
Une étroite amitié s'élaH formée entre Murillo et son élève, et lorsqu'à sou lit de mort, Murillo dicta ses dernières» volontés, il confia à Yillavicencio le soin de les faire exécuter.
Quelque temps après la 11101 1 de Murillo, Yillav icencio vint habiter Madrid. Il lit alors hommage au roi Charles II du tableau des Jeunes Vagabonds jouant aux dés, qu’on voit aujourd’hui au Musée royal de Madrid. C’est là une excellente peinture, pétillante d esprit et très-franchement réaliste : les tètes des jeunes vauriens, évidemment saisies sur le vif, ont beaucoup de caractère et rappellent ces types amusants de muchachos , aux allures finement effrontées, que Murillo lui-même s'est tant de fois complu à reproduire.
Dans ce tableau, Yillav icencio se reconimunde encore parla bravoure et la fermeté de la touche, et son coloris, très-heureusement nuancé, offre un piquant mélange des manières de Murillo et de Velâzquez.
Les emplois que Yillavicencio occupa à la cour, ses devoirs envers l’ordre dont il fut un des dignitaires, ne lui ont permis de peindre qu’un très-petit nombre d’ouvrages. Cean Ho mimiez cite une autre scène de Jeunes Vagabonds, offerte par l'artiste nu comte de Monterey, et UU6 suite de sujets empruntés à la vie de la Vierge, au couvent des Cannes. Ces compositions, traitées dans le sentiment de Murillo, n'ont pas, au jugement de Cean, la valeur d'exécution dont l'artiste a fait preuve dans ses tableaux de genre et dans ses portraits. Palomino parie d'une Sainte Marie Madeleine peinte par Yillavicencio, dans la manière du Calabre se, et d’un portrait d'Ambroise Spinola, qu'il dit avoir été gravé.
Yillavicencio mourut à Séville en 170V.
Madrid. — Mr-iE royal. — Jeune* frfflfatd» jouant a mj* dé*.
Séville. — Collection Ualvivslpa- — Cn Enfant de ta Etpina. — .Suiwl Raphaël.
A ta ül' lu galerie Sutamuiuu 1867', un tableau de Yillavicencio représentant des Per tonnages en conversation, s atteint 5U0 Et.
PEDRO ATANASIO BOCANEGRA
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Vers la seconde moitié du dix-septième siècle, un centre artistique flotissuit se créait ù Grenade.
Alonso liant» et Pedro de Muyu y ouvraient deux ateliers rivaux; il en sortit une pléiade d’excellents élèves. Après Juan do Se villa, le premier et le plus original des peintres de cette petite école, Bocanegro, né à Grenade en lGHft, se recommande à son tour par des qualités de stvlc et de coloris qui le placent au rang des meilleurs artistes de Y Andalousie.
Formé par Alonso Cano et dessinateur remarquable, Alanasio Docanegra, impressionné par les ouvrages de Mova, réussit à s'assimiler ce coloris moelleux et distingué que Moya avait emprunté (tes Flamands.
Dès lors, Docanegra enrichit tes églises et les couvents de sa ville natale de pages magistrales ou 1e sentiment espagnol su pare du merveilleux éclat des teintes de Van Rvck et de Bubons. Ses plus brillantes compositions se retrouvent à la cathédrale. (l’est d'abord un sujet mystique placé sur un autel : Saint Bernard à genoux prie la Vierge assise sur tes nuées, tandis qu’au premier plan, un pieux archevêque du Grenade, frav Francisco Rois y Mendoza, est prosterné en adoration; un Christ à la colonne , flagellé pur ses bourreaux, d’une exécution superbe, décore un autre retable; la Vierge portant t Enfant et apparaissant à saint Jean de Malha ; lu Vision de saint Pierre \ olasque; un Christ en trois , qu’on croirait de Vau Byck, et diverses ligures de saints Docteurs sont encore autant d'œuvres accusant chez Bocanegra un talent souple, élégant, Tacite, s’élevant parfois jusqu’à la puissance cl toujours plein de charme.
Irritable à l’excès et très-vain de son mérite, Docanegra est célèbre, dans l’École espagnole, par ses délis inconsidérément portés à des émules, défis qui no se terminaient point ù sa plus grande gloire. Fendant un séjour qu’il lit à Madrid, son orgueilleuse jactance lui attira, avec 1c peintre Malins de Torres,
ÉCOLE ESPAGNOLE
de curieux démêlés ; provoqué pur Terres à donner publiquement des preuve» de son talent, Bocanegrn joim l'offensé et se retrancha dans sa dignité |mur refuser le cartel; en butte, à cette occasion, aux railleries de ses confrères, Bocan«»gra si» vil obligé d'abandonner la capitale et de retourner à Grenade, line nouvelle mésaventure l’y attendait. Teudoro Ardeinans, élève de tJaudio Cuéllo, sollicitait alors du chapitre la place du maestro tnot/or de la cathédrale ; quelques peintures qu’il venait du terminer donnèrent lieu à des comparaisons entre son mérite et celui de llocani'gra. Blessé de ces rapprochements, qu'il jugeait humiliants pour son amour-propre, et pensant se débarrasser d’Ardemans par l'intimidation, Bocanegra lui lit projioser de peindre, a tour de rôle, et en présence de connaisseurs, leurs portraits réciproques. Ardeinans accepta ; nu jour dit, en moins d'une heure, il ébauchait un superbe portrait, t rè*-res*emblant et dune exécution aussi vaillante que correcte. Le lendemain, Bocanegra devait prendre la palette; mais il jugea prudent de manquer au rendez-vous ; il lit remettre la séance, gagna du temps el finalement s'abstint. Cette défaite le couvrit de honte, et ses biographes affirment que le dépit et le chagrin qu'il en ressentit ne furent pas étrangers à sa mort, arrivée à quelque temps de là, en 1688.
Grenaoe. — SI» m i: MOV IM J AL. — Le Chritt expirant. Skyim.k. — Com.ectio* Lmsii. — Sainte Famille, — Saint-Sébattiea. — L'Enfant Jrtut wiiWiih sur la «toix aviv le |n*iil «aint Jean.
CoutcnosCurtao.— Deux Enfant*, — Christ expirant. Saixt-Pktkmrihiig. — <>aurik r»c i. Hkrwitage- —
il art de sainte Claire. — Beligicuk et rrli^ciun-s de divers
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Vote ra i-'ociose Galerie espagnole in: Mimk ur Un var. (Londres, I«Û3;. — Le Jugement dernier (signé : (4 5 .
Vi»Tt Aciaim (1*13'. — Sujet mvMnju»* : 110 fr.
JUAN DE A LFA RO Y GAMEZ
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Né a Cordoue en 16(0, Juan de Alfam y Gainez, élève d'Antmiio »lel Guslillo, puis de Velâzquez, est le héros de l'anecdote rapporté»* dans In biographie de Cnslillo. Ur non /durit Al far us du sarcastique artiste, resté proverbial dans les ateliers de l'Espagne, n eu ce piquant résultat de donner au nom d’Afari» unir notoriété que ses seuls ouvrages ne lui auraient peut-être pas acquise.
Poete, littérateur, graveur à l'eau-forte en même temps que peintre, Alfarù, malgré l'universalité de ses connaissances, n’est qu’une individualité très-secondaire; inégal mélange d'habiletés et de faiblesse», sou talent hâtif, lâché, révèle l'artiste qui ne mûrit pas ses ouvrages. Ail reste, dessinateur insuffisant et mou, Alfarô n’a guère que quelques qualités de colorisfe. Ce qu’il a laissé de mieux, ce sont des portraits, traité*» dans les dimensions de la miniature, et qui *éduis»*nt par la franchise et la vigueur de l’exécution. Alfam n cependant peint d'importants ouvrage» d'histoire sacrée.
Cordoue en possède encore une très-grande partie : indépendamment, en effet, des épisodes de la vie de saint François, qu'il exécuta pour le cloître des Franciscains, il fît, pour l'oratoire des Carmélites, un luhleuu de l' Incarnation, peignit les portraits de l'évêque Juan de Marron et de quelques-uns des prédécesseurs de ce prélat : ces derniers furent copiés d'après d'anciennes peintures.
A Madrid, l’église de San Isidro el Real renferme une assez bonne toile de l'artiste ; elle représente I* Ange gardien .
Grâce à la protection du regidor, don Pedro de Àrco, qui te logeait dan» sa inaisun, Alfarô se lin avec le» poètes et les écrivains les plu» marquant» de f époque : ils avaient coutume de se réunir chez son hôte, et l'artiste dut à cette circonstance de pouvoir |NMiidrele portrait de l’illustre Calderon «le la Barca et de quelques autres contemporain* célèbre».
APPENDICE
Attaché plus tard h In maison du grand amiral de Castille, Alfarù eut charge de railler à lu conservation de la riche collection de peintures réunies par ce personnage. Mais, en 1607, l'amiral étant tombé en disgrâce, Alfarù refusa de le suivre dans son exil; l'amiral en conçut un vif ressentiment, et lorsque l’artiste voulut plus tard essayer de pallier son ingratitude et chercher à reconquérir les bonites grâces de son protecteur, ses démarches n'en reçurent que le plus méprisant accueil. Déjà atteint d'une sorte d'hypocondrie, Alfarù, rebuté dans ses tentatives, tomba dans une mélancolie profonde, et mourut à .Madrid en l'année IG KO.
Palomino, qui avait été quelque temps l'élève d’Alfarù, trouva parmi ses manuscrits des Notices biographiques sur divers peintres, notarjmeiil sur Hecerra, Cespedès et Velâzquez : Palomino en fit usage dans ses Vie» des Peintres éminents.
Alfurù a très-spirituellement gravé à l'eau-forte, d'après une peinture du Titien, un portrait de don Homando de Alarcon.
M*nfein. — Mrots \atwnai~ — AtmmpUon de b Vierge étalée 1661).
Asaexse Oalkrik «RrACNou; ter Laotu : Vrtn a Los dre* {1153 . — Extase de sain I Jérôme : * 2 15. — Même sujet : * 3.
Vente Agi? ado 18 13). — Saint Joseph : 20.1 IV.
Vent* Sai-amanca 1867 . — portait po |»ih 1 d* D. fiern»h* OcIhm «le ChÜK’lielni : HOO fr.
FRANCISCO ANTOLINEZ Y SARABIA