‹ Histoire des peintres de toutes les écoles (volume 2)Chapitre 47 sur 58 · RR RH IIH, - MORT RR DU · texte numérisé non relu

RR RH IIH, - MORT RR DU

Né h Séville en 1 64 4, Francisco Antolinez y Sarabia, — qu'il ne faut pas confondre avec Joseph Antolinez, oncle de Francisco, et l'auteur du llavissement de h Madeleine , — superbe (teinture d'im coloris tout vénitien qu'on voit au Musée royal de Madrid — s'était destiné à la carrière du barreau : il fit scs études a l’université de Séville, y prit ses grades et reçut le titre de licencia do. Filtre temps, le jeune légiste fréquentait assidûment l'académie de dessin établie il Séville par Murillo ; quelques biographes le croient même élève de ce maître, qu'il s'est d'ailleurs appliqué à imiter.

Fn l'année 1672. Antolinez vint à .Madrid retrouver son oncle, et il vécut près de lui jusqu’en 1676, date de la mort de donJosef. A Madrid, Antolinez, plus vain de son titre de licencié que de son talent d'artiste, mi cachait soigneusement d'exercer la peinture, obligé cependant, pour subvenir à ses besoins, d'exécuter de petits tableaux de dévotion et des paysages, il ne les faisait vendre qu'en s'entourant de mystérieuses précautions. Nommé à diverses reprises à des emplois dans l'administration judiciaire , son humeur fantasque lui attirait d’étranges mésaventures, et le magistrat se vit plus d’une fois dans la nécessité de s'enfuir devant la colère de ses administrés. H revenait alors n Madrid et reprenait sa palette pour ne pas mourir de faim.

Fatigué de solliciter, et, ce qui est plus probable encore, ayant épuisé la bunnu volonté de ses protecteurs, Antolinez nlln se marier a Séville et se fit avocat. Celte nouvelle profession n'était sans doute guère lucrative, car, n aucune époque, Antolinez ne peignit autant du tableaux que pendant ceséjnur à Séville. Devenu veuf, l'avocat voulut entrer dans les ordres. Il revint alors à Madrid pour se faire ordonner prêlre. Tant de mobilité dans les idées firent supposer qu'il ne jouissait pas de tout son bon sens : ses démarches furent mal accueillies, et plus que jamais Antolinez dut se résigner à peindra, maigre qu’il en eût. Il mourut à Madrid, en l’année 1700.

Le Musée du Fomenta possède quelques bons tableaux d’ Antolinez : ils donnent bien la mesure de ce tultsnt facile, gracieux, visant avant tout à l'effet, mais léché parfois dans l'exécution, et dont les ébauches,

ÉCOLE ESPAGNOLE

même sommaires, sont souvent préférables aux morceaux les plus terminés, Sun style est celui de l’École de Séville ; son coloris, d'une grande fraîcheur, mais qui n'atleint pas jusqu'à l'harmonie et à la profondeur de Murillo, rappellerait davantage les teintes ambrées et moelleuses de Mateo Ccrezo. Antolinez aura sans doute eu plus d'une manière, car l'alomino rapporte qu'ayant été appelé à fixer le prix d’une toile qu'il ignorait être d' Antolinez, il la crut de .Murillo lui-même et lui assigna une valeur de cent ducats.

L'artiste a peint le plus souvent des paysages qu'il anime de quelque scène tirée des livres saints; il est encore l'auteur de portraits estimables, et principalement de miniatures à l’huile, l’alomino, qui vit un portrait de la fille de l'artiste, exécuté dans ce dernier genre, le cite comme une œuvre charmante et de la plus exquise perfection.

M «Ml». — sicfcli* KATVONAt. — .YflÛiMtt de Jê*UU Chriit. — Purification de la Vierge, — Adoration dr* Mage». — Fuite en Égypte. — Annonriarion. — Mariage rie la Vierge.

Sk vii.lk. — COU.. I.RtMz. — Saint Jean. — ^|hmn 1» do In vie d** la Vierge. — Xoùtanct de la Vierge.

Mvm«:h. — .Saint Je trime au deeert.

Saint-Péteesboiro, — Galerie pe l'Herhitage. — Enfant endormi. — Handt de pagt/in» et de pngtannet,

ŸUTTE Sont ,IH52). — lj» Vierge et f Enfant :2,60a fr. — Partage 700 fr. — Paysage : 510 fr.

Ancienn* Gale uk espagnole de Lwm. — Vente a Londres (tSSS?. — .Saint Jean baptisant le Christ . * tO. — Assomption de la Vierge : 1 tft .1.

Vente Standmi. — Paysage. — L'Ange apparaissant à saint Joseph : t 5 5. — Pays âge a\«tr l'enfant Jt-tMit et saint Joseph

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