‹ Histoire des peintres de toutes les écoles (volume 3)Chapitre 33 sur 93 · JOSEPH RIBERA · texte numérisé non relu

JOSEPH RIBERA

Quelquefois il se frappe la poitrine avec une pierre, ou bien une tête de mort sert de pupitre à la Bible ouverte, tandis qu’au milieu d’une solitude boisée, les rayons de la lune, passant entre deux arbres, viennent éclairer la poitrine osseuse du pénitent et ses mains décharnées.

Rien n’est plus précieux, plus puissant et plus ferme que les eaux-fortes de Ribera. Elles portent la trace de sa manière savante, attentive aux détails. On s’aperçoit que la pointe n’a pas couru librement et comme au hasard sur le vernis; au contraire, elle a tourné chaque muscle, attaqué dans les pieds et les mains les plis de la peau et les moindres ourlets de chair autour des ongles. Cette vive accentuation du détail est remarquable

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