‹ Histoire des peintres de toutes les écoles (volume 4)Chapitre 14 sur 83 · BAPTEME DE JÉSUS-CHRIST · texte numérisé non relu

BAPTEME DE JÉSUS-CHRIST

rojal de Madrid).

M. Thoré dans ses Études sur la Peinture espagnole, a une vie effrayante et comme une puissance magnétique; il semble que le Muet cherche à parler; c'est une. nature primitive et rude qu'on M peut regarder longtemps en face, et qui, sans exagération, vous force à baisser les yeu\. i

Au mois d'août de la même année 1576, Navarrete signait avec le prieur de l'Escorial, fray Julian de Tricio. et deux autres dignitaires, un contrat par lequel il s'engageait à peindre trente-deux nouveaux tableaux dans le délai de quatre ans. Une des clauses de ce curieux contrat, conservé aux archives du monastère.

et qui prévoit toutes les conditions et jusqu'aux détails les plus minutieux de la commande, interdit spécialement à l'artiste de faire entrer dans ses compositions « ni chien, ni chat, ni figure déshonnèlc »

Navarrete se mit tout de suite en devoir d'exécuter ces trente-deux toiles : de 1577 à 1578 il termina les huit premières, qui allèrent prendre place à l'Escorial, où elles existent encore : ce sont de grandes et superbes figures représentant, de deux en deux, des Apôtres et des Évangélistes. Ces huit toiles furent les derniers ouvrages que peignit le Mudo, et le reste de la commande dut être confié à Alonso Sanchez Coëllo, trop âgé alors pour une aussi lourde tâche, et à Luis de Carvajal.

Au commencement de l'année 1579, Navarrete fit de courtes excursions; sa santé était gravement altérée et il espérait trouver dans ces déplacements quelque soulagement à des souffrances qui lui interdisaient tout travail. Il visita successivement Ségovie et d'autres localités voisines de Madrid; enfin, au mois de février, il venait à Tolède demander l'hospitalité à son ami Nicolas Vergara elMozo. C'est dans la maison de cet artiste qu'il mourut, le 28 mars 1579, à peine âgé de cinquante-trois ans.

Son testament, écrit de sa main, donna lieu, par la brièveté de sa rédaction, à une longue et curieuse enquête judiciaire. En voici, dans la forme concise du texte original, la traduction littérale :

« Jésus, Notre-Dame.

« Exécuteur testamentaire, Nicolas de Vergara.

(t. Ame, pauvres, 200 ducats.

« Frère moine, 200 ducats : pauvres.

« Fille religieuse, 600 ducats.

« Estrella, moines, 600 ducats : messe.

« Maria Fernandez, 100 ducats.

o Père, messe, 200 ducats.

« Valet, 40 ducats.

« Juan Fernandez. »

A l'aide du témoignage de Nicolas de Vergara et de Sébastian Hernandez, qui avaient assisté aux derniers moments de Navarrete et purent suppléer à ce que ce texte avait d'énigmatique, on arriva à établir l'interprétation suivante :

Après s'être placé sous l'invocation de Jésus et de Marie, Navarrete désignait Vergara pour exécuter ses dernières volontés; il voulait ensuite que, pour les frais de son enterrement, pour les prières de l'église et les dons aux pauvres, on dépensât 200 ducats; que l'on servît à son frère Bautista Fernandez, moine franciscain, la rente viagère d'une somme de 200 ducats, qui devait, après la mort de ce frère, être distribuée aux pauvres; que l'on fît entrer en religion, avec une dot de 600 ducats, une tille naturelle qu'il faisait élever à Ségovie, dans la maison de Herrera le peintre ; qu'une somme de 500 ducats fût remise au couvent de la Estrella pour la fondation à perpétuité d'une messe journalière pour son âme; qu'une autre somme de 100 ducats fût donnée à Maria Fernandez, sa parente, mariée à Agustin Perez, de Logrono; qu'on donnât à la paroisse de Notre-Dame de la Redonda, à Logrono, où était enterré son père, 200 ducats pour y fonder une messe commémorative, et, enfin, que l'on fît un cadeau de 40 ducats à son valet Adan Mimoso.

Au testament du Mudo était joint un inventaire des ouvrages achevés, ou simplement ébauchés, qui se trouvaient dans son habitation de l'Escorial. Parmi ces ouvrages figuraient deux compositions très-avancées : Saint Hippolyte allant enlever, avec ses compagnons, le corps de saint Laurent pour lui donner la sépulture, et Jésus apjmraissant à sa mère après sa résurrection. Elles furent terminées par un peintre que Cean Bermudez ne désigne pas. L'inventaire mentionnait encore l'esquisse, à la détrempe, de Y Assomption de la Vierge, quelques sujets de sainteté, traités en petite dimension, des études de saints en buste et en pied, des Ecce homo, diverses copies d'après le Titien, des esquisses pour un sujet de la Vierge avec f enfant Jésus et saint Jean et pour une Nativité, enfin, les portraits de Juan Andréa Doria, du duc de Medina- Celi et de dofia Ana Manrique.

Quoique Philippe II montrât pour le talent du Mudo une prédilection marquée et qu'il déférât volontiers ii ses avis, le roi et son peintre eurent pourtant quelques, démêlés, et les biographes rapportent, entre

JUAN FERNANDEZ NAVARRETE (15J 7

autres, une discussion violente dont la grande (Mm du Titien, qui occupe le fond du réfectoire des inclines, fut l'origine. Lorsqu'oa voulut mettre eette toile an place, elle se trouva un peu trop large : le roi ordonna qu'on la rognai. Navurreto protoatû aUMJtôi contre tel acte île vandalisme; il offrit au roi île

faire en -i\ moisu sopta réduite de la iine, s'engngcani à ce qu'on lui coupât la tête s'il n aeeninplissait

c. •c.out. !.. NAVAKEITL £.

Ll cimiST BliCEHDAM ux i.imbes Musée de Madrid).

pas sa promesse, èl accompagnant sa proposition de cris, de signes et de gestes extraordinaires. Mais, inaigre l'énergie des démonstrations du Mudo, et à sa grande douleur, le roi ne daigna pas revenir sur

son ordre, et la toile lut coupée.

Quoiqu'il n'ait pas formé d'élèves directs . Navarreto, que ses contemporains surnommèrent le Titmt espagnol, n'en exerça pas moins une influence considérable sur l'Kcole madrilène, alors naissante. Il sut. en effet, dans tons ses ouvrages, l'aire preuve d'une entente profonde du clair-obscur et d une artificieuse

adresse de la lumière, qualités eininenles qu'il a\ait acquises ehe/. les Vénitiens et qui transformèrent

notablement la manière timide et les procédés maigres et minutieux qu'avaient suivis jusqu'alors les peintres espagnols. Quant au caractère de son propre talent, son style viril et grandiose, son dessin hardi, son coloris puissant et tout vénitien, ses fermes empâtements, sa touche grasse, large et vraiment pleine de bravoure, et ses tendances au naturalisme, lui composent une individualité énergique et réellement magistrale.

L'Escorial est encore aujourd'hui en possession de la plus grande partie des peintures de Navarrete : sauf X Abraham recevant les trois anges et quelques autres toiles, disparues ou détruites, comme la Création du monde, Jésus chassant les Vendeurs du Temple, la Vierge et l'Enfant avec saint Joseph et saint Jean, copie du Mudo d'après Michel-Ange, qui figurent sur d'anciens inventaires, aucun de ses ouvrages n'en a été distrait, même pour aller marquer la place du maître, soit au Musée royal de Madrid, soit au Musée du Fomento.

Le premier ne possède en effet du Mudo que le petit tableau du Baptême du Christ, qui, ayant précédé sa grande manière, n'offre, par cela même, qu'un intérêt secondaire, et deux esquisses de figures de saints, insuffisantes à le représenter dignement; quant au second, son Catalogue ne mentionne absolument aucun ouvrage de Navarrete.

A l'occasion d'un classement récemment entrepris au Musée royal, un tableau remarquable, le Christ descendant aux limbes, attribué jusqu'alors par le Catalogue à Sébastien del Piombo, a été restitué à Navarrete, dont il porterait le monogramme ou la signature. Cette découverte, non encore passée dans le domaine du Catalogue officiel, a soulevé quelques doutes. On a prétendu que Ribalta pourrait bien être l'auteur de ce Christ aux limbes, en raison de l'analogie qu'on relève entre cette peinture et un triptyque, — autrefois dans la chapelle de l'hôpital de Montserrat, à Madrid, et signé : Fr. Sebastanius del Piombo invenit, Francisais Ribalta traduxit, — dont le Musée de Valence possède encore deux fragments. Au demeurant, rien n'empêche que le tableau du Musée de Madrid ne soit réellement une copie de Navarrete d'après Sebastien del Piombo, et, dans ce cas, fondée ou non, la nouvelle attribution ne. nous paraît avoir qu'une médiocre importance, puisqu'il semble établi que la découverte ne porte pas sur une œuvre originale. paul lefort.

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Le Catalogue de l'ancienne galerie espagnole, au Musée du Louvre, mentionnait un seul tableau de Navarrete : la Flagellation, peinture sans qualités et d'une attribution tout à fait contestable.

Les seuls ouvrages parfaitement authentiques qui aient, jusqu'ici traversé les collections parisiennes nous paraissent se réduire à l'Abraham aux trois anges, et au Portrait de l'artiste, de la galerie du maréchal Soult.

L'Escorial ayant à peu prés conservé toutes les productions du Mudo, nous en donnons la nomenclature en y ajoutant celle des œuvres du maître qui figurent au Musée royal, dans les collections espagnoles et dans quelques galeries étrangères.

Escorial. — Saint Pierre et saint Paul. — Saint Jean et saint Mathieu. — Saint Luc et saint Marc. — Saint Barthélémy et saint Thomas. — Saint Barnabe et saint Mathieu. — Saint Jacques et saint André. — Saint Simon et saint Jude. — Saint Uippolyte et ses compagnons allant enlever le corps de saint Laurent pour lui donner la sépulture. — Le Christ en croix, la Vierge et saint Jean. — Jésus appe-

lant à l'apostolat les apôtres Pierre et André. — Jéiui apparaissant à sa mère après sa résurrection. — Saint Jérôme pénitent (daté 1569). — La Nativité. — Sainte Famille. — Le Christ à la colonne. — La Vierge et saint Jean. — Martyre de saint Jacques (daté 1571).

Madrid. — Musée royal. — Le Baptême du Christ. — Saint Pierre. — Saint Paul. — Le Christ aux limbes.

Coll. Madrazo (Palais Salamanca). — Buste d'apôtre.

Saint-Pétersrourg. — Musée de l'Hermitage. — Saint Jean en prison.

Weimar. — Musée. — Sainte Famille.

Angleterre. — Coll. du marquis de Lansdowne. — Portrait d'une dame.

Vente du roi Guillaume (1850) Sainte Famille. — 410 florins. — Vente Louis-Philippe (Londres, 1853). La Flagellation, 17 £. — Vente Pourtalès (1865). La Bénédiction, 100 fr. — lre Vente Soult (1852). Abraham recevant les trois anges, 25,000 fr. — 2e Vente Soult (1867 . Même tableau, 18,100 fr. Ce tableau, racheté par les héritiers Soult, est encore aujourd'hui leur propriété.

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Nous avons l'habitude de partager les peintres de l'Espagne en trois Écoles : Séville, Valence et Madrid. Mais les Espagnols, qui ont conservé mieux que nous l'esprit, la vie et les traditions de la province, qui n'ont point absorbé comme nous tout leur pays dans une capitale unique, les Espagnols en comptent plusieurs autres : au midi, Grenade et Cordoue; au centre, Tolède, Badajoz et Saragosse. Toutefois , comme Grenade et Cordoue n'ont produit chacune qu'un artiste éminent, la première, Alonzo Cano, la seconde, Pablo de Cespedès, il est naturel de les réunir à l'École principale de l'Andalousie, celle de Séville. Et de même, comme Uadajoz ne peut se faire honneur que d'un seul peintre célèbre, Luis de Morales, que Saragosse n'a vu naître que des artistes inférieurs, et que Tolède, la vieille capitale des Goths, a été dépouillée de toutes ses prérogatives par la capitale improvisée de Philippe II, il est naturel également do placer dans l'Estramadure et l' Aragon, aussi bien que dans les Castilles, les origines de l'École de Madrid.

Ce sera donc dans l'École de Séville que nous rangerons Pablo de Cespedès.

Avec lui, il ne s'agit pas seulement d'un peintre. Semblable en ce point aux vastes génies qui se nomment

Léonard ou Michel-Ange, Cespedès fut un de ces esprits faciles, clairvoyants, ouverts à toutes les aptitudes, qui, dans leur immense désir d'apprendre, embrassent les lettres, les sciences et les arts, qui réussissent à tout, et qui pourraient devenir les premiers en tous les genres s'ils ne passaient de l'un à l'autre avant d'avoir acquis dans chacun la dernière perfection, s'ils ne partageaient le travail de leur intelligence entre plusieurs talents d'aussi difficile conquête, au lieu de porter et de concentrer sur un seul tout l'effort d'un goût dominant, d'une étude unique et d'une lutte opiniâtre qui se prolonge aussi longtemps que la vie.

Fils d'Alonzo de Cespedès, originaire d'Ocana dans la Manche, et d'Olaya Arroyo, native du bourg d'Alcolea de Torote, Pablo de Cespedès naquit à Cordoue, en 1538, dans la maison de son grand-oncle maternel Francisco Lopez Aponte, chanoine de la cathédrale. Il y fut élevé jusqu'à l'âge de dix-huit ans, et, sans quitter sa ville natale, apprit la grammaire et les humanités. En 1556, on l'envoya à l'Université d'Alcala de Henarès, fort célèbre alors, quoique récemment fondée par le cardinal Ximenez, pour y faire de plus hautes études, spécialement dans les langues orientales. Ce ne fut que plusieurs années plus tard qu'il partit pour Rome, où, d'après le témoignage de Pacheco (Arte de la Pintura), il aurait fait deux voyages et un assez long séjour. Peut-être emportait-il déjà quelques principes de dessin et de peinture; toutefois ce fut seulement parmi les disciples de Michel-Ange, devant les œuvres de ce grand homme, qui venait de mourir (1564) lorsqu'il vit l'Italie pour la première fois, que Cespedès sentit naître sa vocation nouvelle, et qu'il résolut d'ajouter la culture des arts à celle des lettres. Vers cette époque, il se lia d'amitié avec Federico Zuccheri (qu'on appelle Zuccaro en Espagne), travailla sous sa direction, dans son atelier, et bientôt, par les peintures à fresque dont il orna le tombeau du marquis de Saluées, dans l'église d'Ara Cœli, il prouva qu'il méritait d'être compté parmi les artistes. En effet, on le vit aussitôt prendre part aux décorations de l'église de la Trinita del Monte, en compagnie de son ami Zuccheri et de quelques disciples encore subsistants des ateliers de Raphaël et de Michel-Ange '. L'Histoire de la Vierge, dans la chapelle de X.Annonciata, et les Prophètes des pilastres sont de la main de Cespedès. Il •cherchait déjà, il possédait presque la hauteur de style, la majesté de formes propres à la grande École dont il s'était fait le disciple. Dans sa passion d'imiter Michel-Ange et de monter au sommet de l'art à la suite du géant florentin, Cespedès cultivait alors la statuaire en même temps que la peinture. On trouve la preuve de cette double élude dans une anecdote qui se rattache à la même époque de sa vie. Il y avait à Rome une statue antique à laquelle manquait la tête. On la disait un portrait de Sénèque, peut-être sur la foi de quelque inscription. Cespedès résolut de réparer cette mutilation du temps et de compléter l'image de son compatriote, de celui qui, dès le temps de Néron, avait rendu célèbre le nom de Cordoue, alors récente colonie militaire des Romains en Espagne. Un matin, on trouva la statue complète, on admira ce travail heureux, et une main inconnue écrivit sous l'image restaurée du poète stoïcien : Victor lo Spagnuolo.

En 1577, Cespedès était encore à Rome. Ce fut dans cette année et dans cette ville que le neveu du chanoine Lopez Aponte reçut sa propre nomination à un canonicat (una racion) dans le chapitre épiscopal de Cordoue. Touchant alors à l'âge de quarante ans, il quitta l'Italie pour n'y plus revenir, et alla prendre possession de cette sinécure ecclésiastique, dont il remplit avec exactitude, jusqu'à la fin de sa vie, les devoirs peu onéreux. Cespedès, toutefois, ne se borna point à la régulière assistance au chœur de la cathédrale; il fut chargé par son chapitre, dont il était le membre le pluséminent, de plusieurs commissions qui exigeaient les connaissances d'un savant et la plume d'un écrivain, par exemple, de dresser avec le docteur Ambrosio de Morales le martyrologe de Cordoue.

Cespedès ne quitta plus sa ville natale, où il occupait ses studieuses journées, moins en faciles pratiques de dévotion qu'en importants ouvrages d'art, de science et de littérature. Il y passait alternativement de sa

1 Dans son Diccionario historico, Cean-Bermudez cite, parmi ces collègues de Cespedès après 1565, Jules Romain, Perin del Vaga, Daniel de Volterre. Mais Jules Romain était mort en 1546, Perin del Vaga en 1547 et Daniel de Volterre en 1556. Il suffit du contrôle des dates pour surprendre en délit d'erreur les ouvrages les plus accrédités.

bibliothèque dans son atelier, se reposant ainsi, par la variété, de la continuité du travail. 11 possédait encore i Seville une maison qu'il allait habiter pendant les mois de vacance que lui accordait aisément le chapitre. • •t dans laquelle étaient conservés, à ce qu'il semble, une partie îles livres et des objets d'antiquité qui formaient ses collections. Du moins, au milieu de sa dissertation sur la peinture ancienne et moderne,

adressée sous forme d'épitre au docteur l'edro de Valencia. l'on trouve la phrase suivante : « J'ai possède

DU ÉVÉVl'F. ARIKM ADJI'RAXT SAINT HERXKN ÉGILDE MAICIIANT AD SUPPLICE' (Collection P. Lcfort ;

■ une figurine égyptienne, en basalte noir, toute couverte d'hiéroglyphes; mais elle a été perdue dans la •< peste deSéville, parce qu'un de mes domestiques, auquel j'en avais confié la garde, ainsi que de plusieurs « autres choses, est mort de cette maladie. » On croit que Cespedès fit son dernier voyage à Seville en 1603, alors que son ami Pacheco peignait à la détrempe (a tempera), pour le cabinet du duc d'Alcala.

' Ce dessin, qui a appartenu à Cean-Bermudez. cet décrit par cet auteur dans sa biographie de Pablo de Cespedé* dont il I«>rt<- la monogramme.

i ÉCOLE ESPAGNOLE.

une série de tableaux représentant la fable de Dédale et Icare. Cespedès approuva la composition de cette détrempe, assurant que c'était bien celle dont s'étaient servis les anciens, dont il avait vu des vestiges dans les Bains de Titus et le Sépulcre des Nasons, et dont il avait lui-même fait usage en Italie. De retour à Cordoue et livré jusqu'à sa dernière heure aux nobles occupations qui avaient rempli et honoré sa vie, Cespedès mourut le 26 juillet 1608, âgé de soixante-dix ans. Les chanoines, ses collègues, le firent enterrer dans la cathédrale, à dix ou douze pas en avant de la chapelle de San Pablo. On lit encore sur son marbre tumulaire l'inscription suivante :

PAULUS DE CESPEDES, HUJUS ALMjE

ECCLESIE PORCIONARIUS, PICTUPJE ,

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