DON JUAN CARKENO DE MIRANDA
pour l'honorabilité de son caractère que pour son talent, et, de même qu'Alexandre à l'égard d'Apelles. il défendU qu'aucun |ieintre copiât ses portraits par Carreno. Il lui avait même donné sur sa cassette MCrèle une pension, qui fut continuée à U veuve, doua Maria de Médina.
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Carreno mourut en septembre 1085, la même année que son ancien collaborateur Rizi, et il fui enterré dans le caveau du couvent royal de San tiil. Yole vi espirar — je le vis mourir, dit Palomino, qui a laissé' une lifte très-complète des œuvres du mailre dont la longue carrière fut si bien remplie.
Carreno a gravé à l'eau-forte un Saint Antoine de Padoue, à mi corps, avec le petit Jésus.
Parmi ses nombreux élèves, il faut distinguer Maleo Cerczo, coloriste harmonieux, ressemblant aussi parfois à van Dyck.
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Sur la biographie et les œuvres de don Juan Carreno de Miranda, il faut voir le long article que lui consacre son ami Palomino, le résumé qu'en donne Cean Bcrmudez, et quelques notes éparses dans les autres critiques et biographes espagnols.
Le catalogue des œuvres, tel que le donnent Palomino et Bermudez, ne peut plus guère servir aujourd'hui, puisque la plupart de ces tableaux ont été déplacés, notamment ceux qui ornèrent les anciennes résidences royales ou les couvents. On en retrouve une partie maintenant soit au Musée royal, soit au Musée national, soit à l'Académie.
Je ne saurais dire si les tableaux peints pour les églises de province y sont encore, car malheureusement, je ne connais très-bien de l'Espagne que Madrid et deux ou trois villes. Il peut donc être intéressant d'indiquer, d'après le catalogue de Cean Bermudez, les œuvres qu'on voyait encore dans les églises au commencement du siècle.
Tolède — dans la cathédrale, la fresque de la coupole, peinte avec Francisco Rizi, et quelques autres tableaux.
Alcorcon. — Église paroissiale, une Assomption de la Vierge, et le tableau du maître-autel.
Orgaz. — Église paroissiale, la même Assomption, et un autre tableau : l'Incrédulité de saint Thomas.
Peneranda. — Église de Saint-François, un Saint Michel, un Saint Bonaventure, et Sainte Isabelle , reine de Portugal.
Almeida. — Église paroissiale, une Madone.
Pampelune. — Chez les Pères de la Trinité, le célèbre tableau de la Fondation de l'ordre de la Sainte Trinité.
Ajoutez quelques peintures dans des églises de Madrid.
Voici maintenant les œuvres que nous connaissons dans les galeries publiques et particulières :
Musée roval de Madrid. — N" 85, portrait de dona Maria Ana d'Autriche, seconde femme du roi Philippe IV. — N° 124, portrait d'une femme monstrueusement grosse. Haut. 6 pieds, larg. 4 pieds. — N° 160, portrait de Charles II, en buste. — N° 2165, ancien 357, le roi Charles II. Figure entière. Haut.
6 pieds , larg. 4 pieds 3 p. — N° 513, portrait de Charles II. Répétition du précédent dans une autre proportion. Haut.
7 pieds 2 p., larg. 5 pieds 6 p. — N» 517 , portrait de Pedro Iwanowiz Potemkin, ambassadeur du czar de Moscovie. Figure entière. Haut. 7 pieds 3 p., larg. 4 pieds 3 p., — N° 530, portrait de Dona Maria Ana d'Autriche. Figure entière, sur une toile haute de 7 pieds 7 p. — N° 267, portrait de Francisco Bazan, bouffon de la cour de Philippe IV. Figure entière. C'est
le portrait qu'on attribuait autrefois à Velazquez. — Sans numéro . la Religieuse , dont nous donnons la gravure. Figure entière, de grandeur naturelle.
On voit encore, au Musée de Madrid (n» 529), une Madeleine, « dans le style de Carreno, » laquelle rappelle la Madeleine de l'Académie.
Nacional Mijseo, ou Museo del Fomento, à Madrid. — Le Saint Sébastien dont nous donnons la gravure.
Académie de San Fernando, à Madrid. — La Madeleine dans le désert. — Grande copie du Spasimo, de Raphaël. — Copie d'un portrait de Philippe IV et d'une Infante, d'après Velazquez.
Ancien musée espagnol, au Louvre. — N" 35. l'Elévation. — N" 36. Saint Bernard à mi-corps. — N° 37, Saint Jacques combattant avec les Espagnols contre les Maures. Grande composition haute de 7 pieds. — N°' 38 et 39, Portrait de Charles II — Le n° 50, Portrait d'homme, était aussi attribué à Carreno.
Exhibition de Manchester : —N» 1,081, Don Juan d'Autriche, fils naturel de Philippe IV. Buste. A M. Stirling. — N° 1,082, Charles II d'Espagne, provenant de l'Escorial et appartenant à M. J. Evelyn Denison.
Musée de l'Ermitage, à Saint-Pétersbourg. — N°" 429 et 430, le Baptême de Jésus-Christ et Saint Damicn tenant une boîte de médicaments (provenant tous deux de la collection Coesvelt de Londres). Le docteur Waagen , dans son excellent livre sur la Galerie de l'Ermitage (die Gemâlde- Sammlung in der Kaiseriichen Ermitage zu StrPetersburg, Munich, 1864), ne mentionne que le Baptême du Christ « peinture très-distinguée et très-harmonieuse de couleur. »
Musée de Berlin. — N» 407, portrait de Charles II, roi d'Espagne; daté 1673. Haut. 6 pieds 7 p., larg. 4 pieds 6 p.
Galerie de M. Barthold Suermondt, à Aix-la-Chapelle. — N° 99, portrait de Charles II, à mi-corps, provenant de la collection du colonel von Schepeler, qui tenait de l'Escorial, d'Aranjuez et des autres résidences de la cour d'Espagne, la plupart do ses tableaux.
Ancienne galerie Aguado (catalogue de la vente, Paris. 1843). — N° 3, portrait équestre de Charles II, roi d'Espagne. Haut. 2 mètres, larg. 1 mètre 32.
Ancienne galerie du maréchal Soult (catalogue de la vente, Paris, 1852 . — N° 89, Saint Ambroise faisant l'aumône aux pauvres. Grande composition; haut. 2 mètres 50 c. sur plus de 2 mètres de large.