VIERGE ET JESUS
ou, si l'on veut, du siècle de Périclès au siècle d'Alexandre, a quelque analogie avec la transformation dont nous venons de parler; mais l'art sculptural, moins souple que la peinture, se prête beaucoup moins aux variations du goût, et les pentes vers la décadence sont toujours moins rapides. Le Parmesan a personnifié au seizième siècle, du vivant même de Corrége, de Michel-Ange et presque de Raphaël, cette inclinaison à l'élégance, qui, dans notre école, a été si bien représentée par Jean Goujon. Malgré ses défauts et ses écarts, le Parmegianino tient encore à la famille des maîtres de haut rang. Son nom même, que les Italiens se plaisent à écrire au diminutif, semble exprimer qu'il a des imperfections aimables et qu'il est un grand maître diminué. De fait, il y a encore en lui de la race, et c'est déjà beaucoup que d'être un enfant gâté du
Corrége.
CHARLES BLANC
voler truffare, e (love non sipuo aggiugncre, pervenire, è spesso cagione che smarriscc quelle chc si sa, par volere quelle che non si puô. Se Franccsco, il qualo ebbe dalla natura bella e graziosa maniera e spirito vivacissinio, avesse segurtato di fare giornalmente, arebbe acquistati di mano in raano tanto nell'arte che si come dièse bella e graziosa aria aile teste e molla leggiadria, cosi aviebbe di perfezione, di fondamento, e bontà nel disegno avanzato se stesso e gli allri. Vasari.
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Musée du Lolvbe. — Sainte Famille, la Vierge assise tient l'enfant Jésus qui embrasse le petit saint Jean monté sur le berceau; derrière la Vierge, à droite, saint Joseph et sainte Elisabeth. — Gravé par Bloemaert et dans les ouvrages de Filhol et de Landon.
Il existait dans le cabinet de Boyer d'Aiguilles une composition semblable à celle-là.
La Vierge, l'Enfant et sainte Marguerite. La Vierge assise présente l'enfant Jésus à sainte Marguerite à genoux, désignée par le dragon dont on aperçoit la tête; à gauche, saint Benoît abbé, en adoration ; à droite, un ange et saint Jérôme. — Gravé par Bonasone, et par Rosaspina dans le Musée français. On connaît, dit M. Villot, une autre gravure de cette composition avec changement et qui pourrait bien être de Parmesan lui-même. — Ce tableau est une répétition en petit de celui qui est à Bologne, dans la Pinacothèque.
Florence. — Galerie des Offices. — 1° Portrait du Parmesan, par lui-même ;2"Sam<eFamîHe avec sainte Catherine; 3"Madone (au quart de la grandeur naturelle); l'Enfant porte la main sur un des seins nus de sa mère.
Galerie du palais Pitti. — 3/odone dite delcollo longo,-Mi long col ; à gauche, on remarque Marie Madeleine et quelques figures d'anges; au fond de la droite, un homme déroulant un papier. Ce tableau fut envoyé à Paris et a figuré au Louvre jusqu'en 1815.
Bologne. — A la Pinacothèque : La Vierge, l'Enfant et sainte Marguerite ; c'est le grand tableau dont nous avons au Louvre une répétition en petit; il a été envoyé à Paris par les commissaires de l'armée française; il a été rendu à Bologne en 1815.
Gènes. — Galerie Balbi. — Sainte Catherine agenouillée devant l'enfant Jésus.
Milan. — A la Bibliothèque ambroisienne . — Annonciation; l'ange de profil, à gauche; la Vierge vue de face, les yeux baissés.
Naples. — Au Musée Degli Studi. — 1° Portrait d'AméricVespuce, à mi-corps; il tient un livre ouvert; 2° Lucrèce se poignardant, peinture sur bois; c'est celle dont nous avons parlé dans la notice; 3° La Vierge caressant Jésus; 4° Portrait d'un homme vêtu de noir, une de ses mains est posée sur le pommeau de son épée, l'autre main tient un gant ; 5" salle dos chefs-d'œuvre : Portrait d'une jeune femme, richement vôtue et recouverte d'un tablier blanc; 6° Portrait présumé de Christophe Colomb assis; il tient dans sa main une médaille sur laquelle on distingue un 7 et un 2.
Parme. — Sainte Catherine, avec deux anges ; miniature.
L'Entrée de Jésus-Christ dans Jérusalem; esquisse.
La Madone et l'enfant adorés par deux saints; tableau douteux.
Rome. — Villa Albani. — Mariage de sainte Catherine, l'enfant Jésus passe une bague au doigt de la sainte.
Munich. — Pinacothèque. — La Vierge allaitant l'enfant Jésus; à côté, le petit saint Jean et saint Joseph; figures entières de grandeur naturelle.
Dresde. — Galerie royale. — Saint Sébastien et saint François devant le trône de la Vierge; peinture sur panneau.
La Vierge avec l'Enfant au-dessus de saint Etienne, de saint Jean-Baptiste et du donateur, qui était prêtre; sur toile.
La Vierge et l'Enfant tenant une rose, Madone dite Ma-
donna délia /{osa. Ce tableau, peint d'abord pour l'Arètin, puis destiné à Clément VII, fut acheté en 1732 par Crespi, du prélat Zani, à Rome, pour 5,000 scudi.
L'Aigle de Jupiter enlevant Ganymède; sur bois.
Madrid. — Musée du roi, aujourd'hui Musée national. — Portrait d'homme.
Londres. — National gallerï. — La Vision de saint Jérôme, saint Jean-Baptiste.
Hamptoncourt. — Une Madone et plusieurs Saintes Familles. Il y a beaucoup de tableaux du Parmesan (ou qui lui sont attribués) dans les collections particulières anglaises.
Voici maintenant les renseignements que nous fournil le Trésor de la Curiosité :
Vente Julienne, 17G7. — Le Mariage de sainte Catherine, 950 livres, au duc de Praslin.
Vente d'Orléans, 1793. — L'Amour sculptant son arc, répétition d'un tableau qui est à la galerie du Belvédère, ù Vienne; 18,373 francs.
Sainte Famille, mémo vente, 100 livres sterling.
Im Vierge et l'Enfant, môme vente, 150 livres sterling.
Vente de Gravelle, 1752. — L'œuvre du Parmesan, dont les estampes sont d'une grande rareté; un volume vélin vert, 150 livres.
Vente duc de Tallard, 1756. — La Translation du corps d'tm saint; la Vierge dans une gloire; dessin à la plume lavé do bistre, 165 livres.
Vente Mariette, 1775. — Le Portrait de l'Auteur assis sur un siège de bois et tenant debout une chienne ; dessin à la plume, cxtrêmcmont fin et bien conservé; 321 livres A'ofa. Ce dessin a appartenu à M. Nils Bark.
Une Annonciation, sujet en travers et cintré du haut, à la plume, lavé de bistre, 300 livres.
Deux Femmes assises et deux Études de Femmes nues auprès d'un cheval; plume et bistre, 400 livres.
Vingt-huit feuilles contenant diverses compositions et études de figures spirituelles, plume, sanguine et bistre, 565 livres.
Vente Randon de Boisset, 1777. — Lucrèce se poignardant, beau dessin, qui a été gravé en fac simile par Paul Chenay, 200 livres. Ce dessin a appartenu à M. Charles Blanc.
Vente Poui.lain, 1803. — Le Christ portant sa croix, crayon rehaussé do blanc et cintré, 410 francs.
Vente de Saint-Martin, 1806. — Sainte Catherine considère les instruments de son martyre, deux anges lui apportent une palme; 1,301 francs.
Vente Celotti, 1807. — La Vierge assise entre sainte Catherine et saint Joseph, 3,800 francs.
Vente Lebrun, 1810. — Cérès, peinture sur bois, gravée dans le recueil de Lebrun, 990 francs.
Saint Jean l'évangélistc, peinture sur bois, gravée dans le recueil de Lebrun, 1,170 francs.
Vente Vivant-Denon, 1826. — Jeune Femme portant un vase sur la tête, dessin à la plume et colorié, 500 francs.
Vente de Montcalm, 1850. — Adoration des Bergers, l'un d'eux porte un agneau; bois, 65 centimètres sur 94; 2,700 francs.
Les œuvres du Parmesan ont été gravées par Carolini, Bonasone, Diane Mantouan, Eneas Viens, Bricci, Dominique Tibaldi, Gilles Sadeler, Sébastien Buillemont, Gilles Rousselet, Corneille Bloemaert et autres. C'est aussi d'après ce maître qu'ont été gravés â l'eau-forte, par Andréa Schiavone, et en camaïeu, par Antonio da Trente et par Ugo da Carpi, nombre de morceaux très-recherchés.
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NICGOLO DELL' ABATE
^É EN 1512; MOBT EN 1J71
Deux villes, Bologne et Modènc, se sont disputé l'honneur d'avoir donné le jour à Niccolo dell'Abate, et cela seul le recommande tout d'abord à notre estime. La revendication des Bolonais s'appuyait sur le dire d'un auteur qui n'a pas beaucoup d'autorité, Montalbani, lequel assure dans l'ouvrage intitulé Minervalia Bononiœ que le nom de l'Abate fut donné à Niccolo parce qu'il avait été élève du Primatice , qui était, comme l'on sait, abbé de Saint-Martin, de Troyes, de môme qu'on avait donné à Lorcnzo le nom de Gredi, son maître, et à Pierino celui dcl Vaga. On citait aussi pour preuve de l'origine bolonaise attribuée à Niccolo un sonnet composé à sa louange par Augustin Carrache. C'est le fameux sonnet où Augustin enseigne si curieusement aux jeunes peintres que, pour atteindre à la perfection de leur art, il leur faut joindre le dessin de l'École romaine au coloris des Lombards, concilier le clair-obscur des Vénitiens avec la symétrie de Raphaël (il veut dire sans doute la convenance, la mesure, ou peut-ôtrc la belle ordonnance de ce grand maître), la vérité du Titien avec le style pur et le goût suprême du Corrégc, enfin la fierté de Michel-Ange avec la bienséance de Tibaldi