HÉ EM 1511; UORT EX
L'école de Modène et de Reggio se disliiiguc, au commencement du xvi' siècle, de l'école de Parme, en ce qu'elle prend pour modèle presque exclusif Rapliaël, sous la direction de Pellegrino de Modène et de Niccoio dell'Abate, tandis que la tradition du Gorrégû est toujours en vigueur dans la ville voisine. Lelio Orsi, né à Reggio, peintre abondant, élégant et gracieux, fit exception dans son pays, en imitant le maître de Parme, dont il reçut peut-être les leçons directes, dont il étudia certainement les œuvres avec une extrême sympathie. Toutefois, ce n'est pas à ce seul maître qu'il dut le développement de son talent ingénieux et souvent puissant ; si la grâce de ses airs de tête, si le charme de ses clairs obscurs, si le fondu de ses colorations le rattachent à Corrége, la vigueur et la hardiesse de son trait le rapprochent, d'un autre côté, de Michel-Ange et de Jules Romain, chez lesquels une tradition sans preuves le fait aussi étudier. Lelio Orsi, qui ne paraît avoir voyagé qu'assez tard, put fort bien connaître ces deux maîtres par les gravures qui commençaient alors à se répandre en grand nombre ; s'il avait été près d'eux soit à Rome, soit à Florence, il serait étrange que Vasari eût omis son nom dans la liste des collaborateurs ou élèves qn'il donne aux deux grands artistes.
Dès 1544, on voit Lelio Orsi exécuter, à Reggio, divers travaux importants dans les monuments publics et les églises de Saint-Dominique, du Carminé, de San Bartoloinco, de San Giovanni, etc.. Mais, bientôt exilé de sa ville natale, on ne sait pour quel motif, il se fixa définitivement à Novellara, et c'est là qu'il fit, pour la famille des Gonzagucs qui l'avait accuciUi, le plus grand nombre de ses travaux sous le nom de Lelio de Novellara. Tizaboschi donne une longue liste des peintures qu'il avait exécutées soit à l'intérieur, soit à l'extérieur de divers palais et églises, mais il constate que de son temps déjà la plupart des fresques étaient en mauvais état et que la plupart des tableaux avaient été vendus. François III fit transporter dans le musée de Modène tous les fragments de fresques qu'on put détacher du château de Novellara. Lelio Orsi fut enterré dans l'église de Carminé à Novellara, où l'on put lire longtemps sur son tombeau cette inscription due sans doute à l'un de ses parents : LELIO VRSIO IN ARCHITEGTVRA MAGNO, IN PICTVRA MAJORI ET IN DELINEA- MENTO OPTIMOHORATIVS P. G. MDLXXXVII OBIIT III MAII ANNO iETATIS SV-E LXXVL'
Modène. — Galerie du Palais Ducal, — N° 394. Saint François. — N° 402. Pietà. — N" 485. Jésxis sur la Croix. N° 501. Sujet allégorique.
Florence. — 3Iusée des U/pzii, — N° 208. La sainte Vierge
avec l'enfant Jésus endormi et saint Joseph gui le couvre. — Musée du Palais Pitli : La Nativité. H. 0, 85 ; L. 1, 08.
Munich. — Pinacothèque : Madeleine repentante, Portrait d'homme. Portrait de femme.