‹ Histoire des peintres de toutes les écolesChapitre 124 sur 136 · MOLLI N · texte numérisé non relu

MOLLI N

hollandais, toutes les convenances du haut style, comme aurait pu le faire un Swanevell ou un Claude.

On 11e sait presque rien de Waterloo, ni l’année de sa naissance, ni quelle fut sa patrie, ni quels furent ses maîtres. On le croit originaire d’Utrecht, et il paraît certain qu’il passa presque toute sa vie aux environs de cette ville, entre Maarsen et Breukelen, dans un pays de bois. A en juger par quelques-unes de ses peintures et de ses estampes, où sont représentées des contrées tout à fait septentrionales et des collines hérissées de sapins, il faut croire que Waterloo voyagea, comme Everdingen, en Suède et en Norwége. C’est même ce qu’affirme l’écrivain Josi, dans les notices biographiques qui accompagnent ses Imitations de dessins d’après

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les principaux maîtres flamands et hollandais L Et puisqu’on en est réduit aux conjectures, en ce qui touche Waterloo, il est permis de penser aussi que ce peintre ne fut pas sans quelque éducation, puisqu'il voulut orner ses paysages, non-seulement de figures mythologiques, mais encore de sujets empruntés de l’Ancien Testament. Agar consolée , Sephora et Moïse , Éli.e dans le désert, le jeune Tobie et T ange sont autant de magnifiques estampes, j'allais dire de tableaux, formant une suite non moins recherchée et non moins célèbre que la suite des sujets tirés de la fable. Il est à remarquer que le peintre a conçu et traité ces paysages dans un style qui s’accorde parfaitement avec les grandes scènes qu'il y voulait représenter. Il leur a imprimé un caractère à la fois sauvage, grandiose et rustique, saisissant avec une intelligence rare la nuance qui devait séparer ces contrées bibliques des paysages arcadiens.

Pour ce qui est des figures qui animent cette belle suite, elles sont dessinées lourdement sans doute, mais leur tournure a quelque chose de noble, et leur allure majestueuse et pesante me rappelle les figures qui traversent les paysages héroïques de Claude Lorrain. Ici passe le jeune Tobie conduit par l’ange et portant le poisson parles ouïes. Là c’est Agar qui, au moment de voir mourir Ismaël, est consolée par l’envoyé de Dieu, qui lui montre la fontaine où doit se désaltérer cet enfant, désigné pour devenir une grande nation. Abraham, Éüe, Moïse remplissent de leur présence ces grandes solitudes. Au travers de ces arbres d’une végétation primitive, volent les corbeaux de l’Écriture portant dans leur bec le pain de Termite. Au delà de ce torrent, nous rencontrons des arbres abattus, et plus loin le prophète de Juda, tué par un lion pour n’avoir pas obéi au Seigneur. Les rochers, les ravins, les cascades, les animaux, les villes qu’on aperçoit au loin, tout prend les couleurs de la Bible et des noms sacrés. Cette montagne est celle d’Ecbatane, au pied de laquelle est bâtie Rages, A ille des Mèdes. Ce torrent s’appelle Carith ; ce lion est le même dont il est parlé dans le Livre des Rois; cet âne est celui du prophète; ce chien appartient à la servante d’ Abraham.

Les remarques de Bartsch touchant le clair-obscur de Waterloo sont fort justes et valent mieux que ses autres observations. Il est certain que Waterloo n’a point connu l’art de distribuer le clair et l’ombre. Il n’a pas su ménager la lumière de façon à produire T unité de la composition, l'effet. Dans ses grandes pièces, ce défaut est plus frappant encore que dans les petites. La lumière étant éparpillée partout, l’attention ne peut se concentrer nulle part. Nos regards se promènent sur la lisière d’un bois ou sur le bord d’un torrent ou le long d’un sentier bordé de haies, sans se fixer en aucun endroit, à moins cependant qu’une habitation rustique, un ermitage ou quelque grande figure ne vienne donner à l’estampe un motif particulier auquel se puisse arrêter l'intérêt du spectateur. Je dis du spectateur, c’est du voyageur qu’il faudrait dire, car c’est faire un véritable voyage que de feuilleter les eaux-fortes de Waterloo, et, sous ce rapport, son œuvre est précieux autant qu’admirable. Si chaque estampe n’a pas son effet, son unité propre, il semble quelles forment toutes ensemble une grande unité qui laisse a la fin dans 1 âme une impression vague mais profonde. S’il n’en reste rien de bien précis dans le souvenir, en revanche on se rappelle tout un vaste pays sauvage et boisé, plein d’accidents, de roches percées, de ponts de bois, de bâtiments en ruine, de hameaux tristement isolés, quelquefois sans porte ni fenêtre, et entourés de mares plus tristes encore. A parler franchement et sans aucun esprit de contradiction, les meilleures peintures ou plutôt les meilleures gravures de Waterloo, je dis les plus pittoresques, les plus heureusement exécutées, à l’exception toutefois des pièces les plus célèbres, telles que le jeune Tobie, Èlie au désert, les deux I ogcigeurs au repos dans le bois , le Moulin , sont justement celles où il entre des fabriques, des tours, des portes d’eau, des barques de pêcheurs, des chaumières et des ponts rustiques. Tous ces objets sont gravés avec beaucoup de simplicité dans le sentiment et dans le mouvement convenables, et pleins de cette saveur que produisent les tailles inégales, les travaux tremblés et interrompus, croisés çà et là sans méthode, sans intention apparente. Quant aux arbres, les seuls que Waterloo ait vraiment gravés dans la perfection, ce sont les saules. Il en a fort bien rendu les troncs tourmentés et ces gros nœuds d’où s'échappent des branches fines, flexibles et retombantes, que celte fois la finesse de sa pointe exprime à merveille. On en

1 L ouvrage a pour litre : Imitations de dessins , d’après les principaux maîtres flamands et hollandais, commencées par Ploos van Amstél, continuées par Josi. Londres, 1821.

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peut voir un exemple dans le Moulin , où se trouve un saule dont le tronc sert curieusement de colonne à une petite chapelle, posée dans ses branches comme un nid sacré, et aussi dans l’estampe qui a pour titre : la Mère et ses trois enfants au repos.

11 est juste de dire que, parmi les peintres-graveurs, Antoine Waterloo est celui qui a le plus besoin d’être jugé sur de belles épreuves. Celles que l’on rencontre habituellement dans le commerce sont en général si mauvaises, qu’on aurait de la peine à comprendre la réputation du maître, si l’on ne savait qu’il y a une

piodigieuse différence entre les premières épreuves, si veloutées, si brillantes, et ces épreuves communes, si tristes d aspect et si lourdes. Le prompt dépérissement des estampes de Waterloo s’explique aisément pour qui connaît les procédés de ce maître et sa manière d’operer. Waterloo ne faisait mordre ses planches qu’une seule lois, en laissant 1 eau-forte séjourner plus ou moins longtemps sur les diverses parties de la gravure, c’est-à-dire que pour obtenir la dégradation des plans, la légèreté des ciels et des lointains, par exemple, il couvrait ces morceaux avant la fin de la morsure. Le plus souvent même, il laissait mordre le tout dans un égal degré de force, et ajoutait ensuite avec le burin les vigueurs necessaires, fortifiant les ombres, fouillant les noirs, et complétant

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çà et là le modelé de ses arbres par des additions de menues branches ou de feuilles. Or, des gravures exécutées de la sorte ne peuvent donner qu’un très-petit nombre de bonnes épreuves, parce que les parties délicatement gravées à l’eau-forte sont bien vite émoussées, tandis que les travaux rentrés au burin, opposant plus de résistance à l’impression, ne s’usent pas dans la même proportion, il s’en faut, de sorte qu’entre des tons affaiblis qui pâlissent et des tons qui restent vigoureux, l'harmonie est bientôt détruite, et l’estampe devient ce que nous la voyons dans les épreuves courantes.

Les peintures de Waterloo sont fort rares, et l’on peut assurer que c’est par ses gravures que ce peintre a conquis sa grande renommée. Je dis ce peintre, car après tout c’est en peintre que Waterloo a gravé. Et pour un homme à qui la nature parle aussi vivement, on conçoit que l’usage de la pointe ait paru préférable au maniement du pinceau. L’artiste, dans le rapide dessin qu’il improvise en plein air, en présence de la nature, et pour ainsi dire sous sa dictée, fait passer son impression avec plus de force; il nous la transmet dans sa virginité, dans sa fraîcheur. Tl n’a plus besoin de la traduire péniblement, comme il est obligé de le faire lorsque, revenu devant son chevalet, il lui faut transformer son étude en un tableau fini, et perdre au milieu de cette préoccupation une partie du feu qu’il avait jeté dans son dessin. Aussi est-il à remarquer que plus les eaux-fortes du maître ont été rapides, meilleures elles sont. Les petites suites, notamment les deux premières suites de douze, ont une grâce imprévue, du piquant, du pittoresque, et paraissent exécutées avec beaucoup d’esprit, parce que le peintre les a enlevées du premier coup, ou que du moins il y est fort peu revenu. La Guérite au haut du mur , le Départ des dêux pêcheurs, les Deux vaches dans un bac , et presque toutes les eaux-fortes de cette dimension, sont autant de tableaux charmants, auxquels il ne manque ni le talent de la composition, ni le bonheur du procédé, ni l’effet. La lumière étant ici naturellement plus concentrée, et les motifs plus simples, les imperfections du maître dans la science du clair-obscur y sont moins sensibles. Quelques-unes de ces moindres eaux-fortes sont même de véritables ehefs-d’ œuvres sous ce rapport. J’en citerai pour exemple la Chaumière et le clair de lune , ravissant petit paysage, d’une indicible mélancolie.

En somme, l’inspiration, le premier jet réussissent mieux à Waterloo que les travaux repris au burin et tourmentés. Les paysages de la Hollande ont quelque chose de simple, de naïf, et, pour ainsi parler, d’élémentaire, qui s’accommode parfaitement des improvisations de l’eau-forte. C’est par là que se ressemblent les maîtres hollandais les plus divers. Ainsi, quelle que soit l’originalité de Waterloo, il présente des analogies frappantes avec d’autres peintres, sans qu’il y ait eu entre eux aucune intention de s’imiter. Tantôt c’est la rigidité d’Everdingen qui reparaît dans l’œuvre de Waterloo, dans celle que Bartseli a appelée les Deux tours pointues , comme pour attester qu’il a visité lui aussi les sapinières du Nord. Tantôt c’est le paysage agreste dont Ruisdael a possédé le génie. Quelquefois c’est le sentiment de bonhomie de Van Goven qui se retrouve dans les eaux-fortes du peintre d’Utrecht, par exemple lorsqu'il représente un petit fort situé sur les bords d’un fleuve qui en baigne les murs, surmontés de guérites, et que dans le fond se perdent les lignes de quelques bateaux à voiles et les ailes de quelques moulins à vent. Même observation au sujet de l'Échelle conduisant à l’eau, où l’on voit une tour hexagone dominer une rivière, à laquelle on descend par un escalier de bois accoté à un saillant en maçonnerie. La brume qui enveloppe les bâtiments éloignés, les fuyants du ciel et de l’eau y sont rendus à merveille et à peu de frais, comme dans un délicieux Van Goven. J'en pourrais citer d’autres encore qui sont exécutées dans le sentiment de ce maître, d’autant qu’elles sont, à mon avis, au nombre des pièces les plus charmantes. Quelle vérité, quelle localité de couleur dans ce joli morceau qu’on nomme le Puits! On y voit une place forte entourée de murs, tapie sur les bords d’une rivière, qui occupe tout le devant. Les habitants delà place ont imaginé un puits toutàfait pittoresque, dont le grand levier est un tronc d’arbre inégal et noueux, qui se balance dans une solive fourchue. A l’un des bouts de ce levier est attachée une barre par le moyen de laquelle on attire l’eau jusqu’à un échafaudage, d’où elle coule dans la forteresse par un acqueduc en planches aboutissant àune fenêtre. Étrange et magique pouvoir de la peinture jusque dans le moindre de ses jeux graphiques! voilà une petite estampe qui, mieux que tous les livres des géographes, mieux que tous les récits des voyageurs, nous transporte au sein des régions balaves, nous les fait voir et parcourir de façon qu'il nous sera impossible de les oublier. Une heure, une seule heure passée à regarder l’œuvre de Waterloo, et nous reconnaissons la Hollande, ses bois, ses canaux,

ses moulins, ses villages à fleur d’eau, ses petits ponts de planches et les aiguilles de ses clochers. Nous nous sommes assis au bord de ses chemins couronnés d’abrisseaux et ombragés d’arbres, nous avons respiré le grand air de ses forêts, en compagnie du Cavalier près de la haie; nous avons vécu enfin au milieu de ce peuple industrieux, patient et singulier, qui associe l’amour du commerce à la passion des tulipes et des roses, et qui est sans cesse occupé à disputer aux flots de la mer son humide patrie et à l’embellir.

Houbraken assure que Waterloo, ne sachant pas dessiner les figures, avait recours au pinceau de Weenix et de

quelques autres; à l’inspection de son œuvre, on ne se douterait guère que la main de Weenix ait passé par là. Les seules pièces où l'on puisse reconnaître l’intervention de ce peintre sont l'Homme et la femme traversant un ruisseau. Les figures y sont on ne peut plus naïves et justes de mouvement. Je n’y voudrais même pas plus de correction. Quant aux eaux-fortes ornées de sujets mythologiques, elles portent évidemment la trace d’une autre pointe que celle de Waterloo, et ne peuvent être, à mon sens, pour les figures, que l’ouvrage d’un maître allemand.

Waterloo peut être appelé un peintre à l’eau-forte. Son talent, sa laborieuse vie, ses nombreuses estampes, dont il fut lui-même l’éditeur, et qui l’ont sauvé de l'oubli, ne le sauvèrent point de la misère. Il mourut en 1662, à

]'liùpifal d’Hiol), près la ville d’Ulrecht, dans cetlc même contrée qu'il avait tant de fois parcourue en paysagiste, à deux pas de cette forêt dont il avait exploré les coins les plus retirés, dont il avait fait sa promenade de chaque jour, sa demeure favorite, et où il n’avait pas laissé un accident de terrain, pas un ruisseau, pas un arbre, qui n’eût été l’objet d’une de ces gravures où il écrivait ses impressions de voyage et jusqu’à ses moindres souvenirs.

CHARLES BLANC

ikghkmiis ira midikgitom

Los tableaux de Waterloo, nous l’avons dit, sont fort rares; rarement aussi les voit-on paraître dans les ventes publiques. Un expert , auquel on peut s’en rapporter sur ce point, Lebrun, dans sa Galerie des peintres flamands , nous donne le prix moyen des peintures de Waterloo comme étant le même que celui des tableaux d'Everdingen, c’est-à-dire 4 à 5,000 francs.

On connaît de lui :

Un Paysage, à Florence;

Un Paysage avec figures , à Berlin ;

Un Paysage, à Dresde ;

Un Paysage, forêt et chute d’eau , à Munich.

M. Louis Viardot, dans sa petite galerie de la rue de Douai, possédait un paysage de Waterloo : c’était une peinture assez plate et sans saveur, qui ne rappelait en rien le mordant des eaux-fortes du maître. Nous avons vu aussi, tout récemment ., un Waterloo, à Lyon, dans le cabinet d’un excellent peintre paysagiste, M. Allemand, lequel convenait avec nous que la peinture de Waterloo manquait de charme dans l’exécution, et ne valait pas, à beaucoup près, ses gravures.

La véritable célébrité de Waterloo lui vient de ses estampes. Son œuvre se compose de 136 pièces, sans compter quelque morceaux douteux. Adam Barlsch, dans un catalogue raisonné, qu'il publia en allemand, en 1795, en dressa la liste et, en donna une description très - soignée , baptisant chaque pièce d’un nom qui pût servir à la faire reconnaître ou à la désigner. Ce catalogue, très-bien fait, comme la plupart de ceux qui émanent de ce consciencieux et judicieux écrivain, fut traduit en français et inséré tout au long dans le second volume du Peintre-Graveur. Nous regrettons de ne pouvoir le reproduire ici faute d'espace.

Le premier éditeur des eaux-fortes de Waterloo fut Waterloo lui-même. Ses épreuves étaient alors brillantes, fraîches, et l’on conçoit quelle réputation elles durent lui faire. Après sa mort, ses planches passèrent aux mains de Corneille Danckerts, qui les mit au jour au nombre de 4 36, y compris la pièce prétendue douteuse et qui ne l’est point (le numéro 38 de Bartsch manquait), et leur donna ce titre que nous relevons sur le frontispice, introuvable aujourd’hui, d'un exemplaire que nous avons vu en Hollande, chez M. Gruyter, et qui est resté depuis deux cents ans dans sa parfaite intégrité.

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Le complet ouvrage du célèbre peintre paysagiste Antoine Waterloo, consistant en cent trente-six différents paysages, tous artistement dessinés et gravés par lui-même, très-utiles pour tous peintres de paysages et amateurs de l'art du dessin.

A Amsterdam, imprimé et à avoir chez Corneille Danckerts au commencement du NiewvendycJc (de la Nouvelle Digue), à l'enseigne de l’Atlas.

Après cette édition, qui était la seconde, les cuivres furent achetés par Ottens, qui était vraisemblablement graveur en même temps qu’éditeur d’estampes. Ottens ne posséda cependant que les petites pièces et quelques-unes des grandes, Son tirage produisit des épreuves un peu affaiblies, mais encore bonnes. Bartsch a fort bien expliqué pourquoi ces épreuves paraissent en quelques endroits retouchées par une main étrangère.

Vint ensuite pour les planches de Waterloo, comme pour beaucoup d’autres, l’ère de Basan. Ce grand homme d’atfaires, plus connu comme marchand d’estampes qu’en sa qualité de graveur, acheta la plupart des cuivres que possédait alors la Hollande, ceux de Rembrandt, ceux d’Ostade, ceux de Waterloo et bien d’autres encore, ces derniers, au nombre de 88 pièces. Il en lit faire un nouveau tirage; ses planches épuisées n’étaient plus bonnes qu’à retourner chez le planeur. C’est alors que fut opérée sur les estampes de Waterloo cette retouche si visible sur les devants dans les fortes ombres et dans les noirs du terrain. Ce fut Watelet qui se chargea de ces retouches, et il était sans doute malaisé de s'adresser à un graveur plus intelligent. Malheureusement , en ces matières, le plus habile graveur n’est guère plus heureux que le moins habile, et les planches de Waterloo sortirent de ce dernier tirage lourdes, monotones, méconnaissables, rehaussées çà et là de vigueur sans accompagnement et d’une crudité insupportable à l’œil.

En général, les petites pièces de Waterloo sont les plus jolies de son œuvre. On y remarque toutes ses qualités sans aucun mélange de ses défauts. La suite des 12 estampes marquées au haut de la gauche depuis a jusqu'à m est une série de petits chefs-d’œuvre. Elle va du n° 21 au n° 32.

Nous donnons ci-dessous la signature et le monogramme de Waterloo tels que nous les trouvons sur la plupart de ses estampes.

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