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Le Cavalier

On joint ordinairement, ajoute Bartsch, a l’œuvre de Pierre de Laer une estampe d’un très-bon goût, gravée d’après un de ses dessins par Jean Van Foordt, artiste contemporain de ce maître; elle représente un troupeau de moutons, composé de béliers, boucs et chèvres, au nombre de sept, de deux bœufs et d’un chien. Cette estampe est rare. Au haut de la gauche et écrit: Petrus van Laer, inv. I. V. N. fecit 1644.

L’œuvre complet de ce maître, en épreuves de choix, vaut 100 à 130 fr. A la vente Rigal, en 1817, quinze pièces se vendirent 54 fr.

Les tableaux de Pierre de Laer sont rares dans les collec¬

tions publiques, chez les amateurs et dans le commerce.

Au Louvre, on n’en possède que deux : le Départ de l’hôtellerie et un Pâtre jouant du chalumeau. Sous l’Empire, les experts du Musée les estimèrent 600 fr. chacun, et sous la Restauration, 500 fr.

Au Belvédère, à Vienne, il y a également deux tableaux de cet artiste : l’un représente une Auberge sur une place, dans un quartier écarté de la ville de Rome, où des paysans boivent et dansent sous une tente. L'autre, un Garçon d’auberge. présentant une bouteille de vin à un paysan qui est assis sur un tronc d’arbre et qui lient derrière lui son cheval par la bride.

A la Pinacothèque royale de Munich, il n’y a qu’un seul tableau de Pierre de Laer ; il représente des Soldats tués et blessés sur un champ de bataille, dépouillés et déshabillés par des cavaliers.

Dresde est plus riche; la Galerie royale possède quatre tableaux de cet artiste original : une Bambochade. italienne; — Plusieurs Hommes jouant a la boule ; —des Religieux à la porte d’un cloître ; — enfin un Homme à côté d’un cheval blanc près d'une chaumière.

Chez les amateurs anglais, on trouve : dans la collection de la famille Methuen, un tableau du Bamboche représentant des Bestiaux, tableau bien traité, mais ayant poussé au noir, comme presque tous les tableaux de ce maître.

Quant aux prix, voici les renseignements que nous fournissent les catalogues : à la vente du chevalier de la Roque, en 1745, une Attaque de voleurs fut adjugée pour 300 livres 1 sou. A cette époque, les Wouwermans, les Gérard Dow et presque tous les grands maîtres de l’école hollandaise ne se vendaient pas beaucoup plus cher.

M. le prince de Conti possédait un Bamboche qui fut adjugé pour 471 livres lors de la vente de son cabinet, en 1777 ; il représentait l’Adoration des bergers. Il était peint sur cuivre, forme ovale et de petite dimension.

A la vente Robit, en 1801, une composition de Pierre de Laer, Plusieurs cavaliers et chiens à la porte d’une masure. fut vendue 500 fr.

Lebrun, le fameux appréciateur, et de Burtin écrivaient, au commencement de ce siècle, qu’un beau tableau de Pierre de Laer valait 2,000 fr. Cette évaluation n’a rien d’exagéré, et ce prix, sans aucun doute, serait dépassé aujourd’hui s’il se présentait dans les ventes une toile bien réussie de ce maître.

Pierre de Laer a signé un grand nombre de ses eaux-fortes. rarement ses tableaux. Voici sa signature :

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