‹ Histoire des peintres de toutes les écolesChapitre 52 sur 136 · I SAIE VAN DE VELDE · texte numérisé non relu

I SAIE VAN DE VELDE

qui représente un vieillard offrant son cœur et ses richesses à une jeune personne, car les sujets familiers, comme on le disait un siècle plus tard, les tableaux de conversation, n’étaient pas non plus étrangers au talent d’Isaïe. Mais, en tant que graveur, ce maître n’a guère composé que des paysages et des bambochades, des paysages surtout. On connaît de sa main plusieurs suites de vues hollandaises, dans lesquelles il entre de l'architecture et des ruines ; l’arrangement en est toujours pittoresque sans être recherché, et l’exécution en est légère sans être maigre. En général, Van de Velde fait ses planches à peu de frais ; il épargne les travaux et il indique l’effet plutôt qu’il ne l’obtient. En cela, il ne ressemble guère à Jean Van de Velde, qui, dans un grand nombre de ses eaux-fortes auxquelles il mêlait du burin quand il voulait les terminer, s’est servi de tailles fines, serrées, comme celles qu’employait le

PAYS A (j F,

comte de Goudt dans ses belles estampes d’après Elzheimer et qui, couvrant son cuivre de travaux est arrivé aux plus admirables effets de clair-obscur. L'Aurore, la Sorcière , la Cérès représentée lorsqu’elle métamorphose en lézard le petit Stellion, et celui des Quatre Éléments qui caractérise le feu, ff/nis, sont des exemples de cette manière précieuse particulière à Jean Van de Velde, et qui ne se retrouve jamais dans l’œuvre d'Isaïe. Les deux frères ne se ressemblent que dans la façon de graver le paysage, et c’est une observation qui n'a pas échappé à l’œil exercé de Mariette. L’un et l’autre y introduisaient de jolies figures ; c’étaient quelquefois des pâtres, des paysans en marche, des villageois au cabaret; mais le plus souvent, ces figures étaient ajustées avec élégance et représentaient des gentilshommes à cheval, des bourgeois maniérés, des dames en promenade fort bien attifées et toutes fiôres de leur toilette. Les costumes à la mode en Hollande au temps de Henri IV et au commencement du règne de Louis XI II, ou, pour mieux dire, à l’époque du comte Maurice de Nassau, ces costumes, très curieux parce qu’ils forment une transition, et que, d'ailleurs, la mode française y est modifiée par l’influence espagnole, sont dessinés avec beaucoup d’art, et l'on peut en deviner les détails jusque dans les plus petites figures. Les hommes sont coiffés de chapeaux ronds à très petits bords qui sont parfois ornés d’une plume roulée autour du feutre. Ils ont autour du cou des fraises très évasées et très coquettes, qui n’ont pas encore la solennité des fraises de Van Dyck. Ils portent une sorte de

ÉCOLE HOLLANDAISE

casaquin léger, des manchettes, un haut de chausses à gros boutons qui se noue avec des rubans au genou, des bas de soie et des souliers à bouffelte. Une courte épée leur bal le mollet. Les bottes «à genouillière ne sont pas encore importées en Hollande. Les cavaliers d'Isaïe Van de Velde, tiennent le milieu entre le mignon de Henri 111 et le raffiné Louis Mil, entre Quélus et lîassompierre. Quant aux femmes, elles sont coiffées haut, elles encadrent leur figure dans la majestueuse collerette de Marie de Médicis, elles dessinent leur taille immédiatement au-dessous du sein, elles retroussent leur robe à la bourgeoise et cachent sous des jupes longues les hauts talons qui les grandissent. Ainsi, les paysages d'Isaïe Van de Velde, sont doublement intéressants : outre qu'ils sont fort pittoresques et pleins de motifs heureux que nos peintres devraient étudier plus qu'ils ne font, ils renferment de très utiles renseignements sur les costumes d'alors, tels que les nuançaient les peuples des Pays-Bas dominés par les Espagnols, de sorte que les peintres, en peine d’ajustements historiques, peuvent puiser dans ces jolies eaux-fortes d’Isaïe Van de Velde, de même que dans celles de Jean, des modèles aussi sûrs que le sont pour nos modes françaises les costumes d'Abraham Bosse ou de Babel.

Bien qu'on ne sache pas précisément l'année de la mort d'Isaïe, on croit qu'il mourut avant 1650. Nous avons de lui une suite de douze paysages datée de 1 645 : c’est celle dont Beerendrecht fut l’éditeur. Toutes ses estampes sont antérieures à cette époque, et il ne parait pas avoir travaillé depuis. 11 y a donc lieu do supposer qu’il mourut peu de temps après, et de regarder comme exacte la date de 1648, donnée par M. Balkema dans sa Biographie des peintres flamands et hollandais. Isaïe Van de Velde eut pour disciples ou pour imitateurs deux peintres renommés, Palamèdes Stevcns qui fit, comme lui, des campements, des marches de troupes, des batailles, et Jean Asselyn qui, après avoir peint des combats de cavalerie dans la manière de son maitre, devint célèbre en Hollande pour avoir importé dans le paysage le grand goût de Claude et quelques rayons du soleil de l'Italie.

CHARLES BLANC

Les tableaux d’Isaïe Van de Velde, nous l’avons dit, sont rares. Le Musée du Louvre n’en possède pas un seul.

Musée d’Amsterdam. Tableau emblématique sur la vie et le génie du prince d’Orange, Maurice de Nassau. — Chez M. Six Van Hillegom à Amsterdam, une Fric t/e village, à laquelle assiste le prince Maurice en voiture, signée et datée de 1625.

Galerie du Belvédère a Vienne. Un combat de cavalerie dans une plaine. On aperçoit une ville dans le lointain.

Les dessins d’Isaïe Van de Velde et de son frère, que l’on peut se procurer à des prix modiques, dit Josi, et cet auteur fait autorité en ces matières, ne sont point payés en raison de leur mérite réel. Les meilleurs d'Isaïe, dessinés à la pierre noire, au bistre et à l’encre de Chine, sont rarement vendus au delà de cinq louis. Ses Douze mois en petit, étaient à la vente de M. Fertama, en 1/58. Ils y furent vendus huit louis, prix considérable pour ce temps-là. M. Coll en acheta deux des plus beaux dans la collection de M. Folk.

Vente Julienne, 1707. Un paysage où l'on voit des canards dans l’eau, et un chasseur, 80 IV. Il faut dire qu'à cette vente tous les prix furent très modérés. Quelques Rembrandt s’y vendaient presque au même prix.

Vente Neyman, 1776. Cette vente, qui fut dirigée à Paris par Basan, est demeurée célèbre pour les dessins ; il s'y en trouvait dix à douze de la main d Isaïe Van de Velde. Ils furent vendus de 30 à 40 fr. l’un.

Quant aux tableaux de ce peintre, il est fort rare d’en trouver dans les ventes.

Isaïe Van de Velde a gravé une soixantaine de pièces à l'eau-forte. Pierre-Jean Mariette en a dressé le catalogue. Aux morceaux indiqués par Mariette, il faut en joindre d’autres, et notamment une pièce capitale du maitre, et fort rare. Elle représente la Vue de la digue d'Utrecht. rompue par le dégel et l'inondation du Zuyderzêe.

Une estampe fort curieuse d'Isaïe Van de Velde, que Mariette ne mentionne pas et qui doit être fort rare, est celle qui représente, d’après le dessin de Buytenweek, le crime et le supplice d’un assassin célèbre. Cette estampe est oblongue et divisée eu deux parties. Celle du haut représente l’exécution d’un homme dont on brise les membres. Une grande foule assiste à ce spectacle. Au haut de la droite on lit : Thoff van Hollant : c’est-à-dire la cour de Hollande. Celle du bas est elle-même divisée en trois compartiments. Le milieu représente l’assassinat d’un homme qui s’appelle sans doute Van Velly, car ce nom est écrit à ses pieds. La victime égorgée s’appuie sur une table, à la muraille est accrochée une mandoline. Dans le compartiment de droite, on voit un homme étendu mort contre le mur d’un jardin. Un passant rencontre ce cadavre, et témoigne sa frayeur. Le fond représente un paysage avec ces mots : As-put. Dans le compartiment de gauche sont deux portraits en buste. On lit en haut de la droite : Lavigne. Au bas de cette pièce en trois parties, on lit à gauche : W. Buytenweek inventor, et à droite, Esaias Van de Velde fecit.

DAVID DE HEEM

En Hollande, on appelle souvent les tableaux de David de Hcem des déjeuners. Ces tableaux, en effet, représentent presque toujours un déjeuner délicieux et appétissant à voir : des huîtres ouvertes, une écrevisse bouillie, des raisins, des pêches, des noisettes, un gobelet rempli de vin vieux, quelquefois un faisan rouge et le plus souvent un citron entamé. Il n’est pas de mangeur si repu, de gourmet si blasé, que la vue d’un tableau de David de Ileem ne pût guérir de son inappétence; car tout y est exquis, le fond et la forme, les mets ou les fruits qu’on y sert aussi bien que la manière de les servir. Il faut que l’œil dine, dit le proverbe, et cela est vrai surtout des festins ou des collations que l’on fait en peinture. Mais l’arrangement du peintre doit être bien plus habile encore que celui du maître-queux. Ce dernier prétend charmer les yeux par une symétrie vulgaire, dont les règles sont connues et invariables. Son dessert, par exemple, sera parfaitement dressé si les fruits de même nature se correspondent en diagonale, si les compotiers se regardent, si les pâtisseries se font pendant. Au contraire, le peintre, dans la disposition des éléments de son déjeuner , obéit à des lois beaucoup plus raffinées et moins précises. L’équilibre de sa composition se dissimule sous les apparences d’un aimable

ECOLE HOLLANDAISE

désordre. Le balancement des masses, l’inégalité des parties correspondantes sont aussi rigoureusement calculés, mais sans qu'il y paraisse, parce qu'elles se trouvent cachées par des négligences qui sont les coquetteries de l'art.

Voilà pour la forme, c’est-à-dire pour la disposition des objets qui devront composer le tableau ; mais si nous entrons dans l’analyse du tableau lui-mème, ce n'est plus notre œil seulement qui sera ravi, c’est notre palais, pour ainsi dire, qui se sentira chatouillé. Voyez ces belles huîtres qu'on vient d'ouvrir : quelle fraîcheur ! quelle saveur exquise ! Rien n’est plus difficile à rendre en peinture, et cependant l'illusion est complète. L’artiste nous les fait toucher du doigt, ou plutôt des lèvres ; il nous fait sentir les rudes bords de leur coquille si grossièrement feuilletée à l'extérieur, si fine aux dedans, si transparente, si polie, si joliment nacrée. Avec une incroyable délicatesse, il y a laissé tomber ces gouttes d’eau ou la lumière se joue, ces perles qui sont une maladie de l’huître, comme la poésie est une maladie de l'homme. 11 semble qu'après avoir posé devant le peintre assez longtemps pour être reproduites avec une telle vérité, des huîtres auraient dû perdre de leur fraîcheur ; mais le pinceau de David de Heem leur a conservé jusqu’à cet âcre parfum de marée qu’elles exhalent en sortant des mains de l'écaillère. Avec le même soin, avec le même bonheur il a exprimé la qualité de chaque fruit, sa surface rude ou polie, mate ou luisante et jusqu'à son degré de maturité, la prune violette à peau mince, tachée de rouge et de chamois, le léger duvet de la pêche avec ses tons pâles et pourpre, l’enveloppe plucheüse dans laquelle se cache la noisette, le brou vert et déchiré à travers lequel on aperçoit le cerneau. Et celle diversité de substances n’est pas seulement rendue par le ton local, elle l’est aussi par certaines variantes dans le maniement du pinceau, par les plus fines nuances de la touche. Cependant, sur la table de chêne ou de marbre est posé un énorme vidrecome taillé à facettes, verre patriarcal dont toutes les saillies pétillent à la lumière, et dont le cristal ouvré laisse transparaître une liqueur d’or, des topazes en fusion. Quelquefois c’est un roemer , c’est-à-dire un vase cylindrique en verre de Bohême, terminé par une coupe très évasée, au-dessus de laquelle on peut flairer le bouquet du vin de Champagne ou respirer l'arome du vin du Rhin ; des montures en argent ou en cuivre doré lui servent de protection et d’ornement et en font un ustensile précieux que les générations se transmettent... Voilà un tableau de chevalet qui vous transporte en Hollande, au milieu de la vie intime de ces hommes casaniers, attentifs à toutes les délicatesses du confort intérieur, et dont les habitudes nous sont pour ainsi dire révélées rien que par la présence de ces objets inanimés. 11 semble que dans un moment on assistera au déjeuner d'une famille hollandaise.

O11 sent bien que le peintre, occupé de ces naïves représentations, dut avoir lui-même une existence tranquille et savourer toutes les douceurs de la paix domestique. Marié fort jeune à Utrecht, où il était né en 1000, il y succéda à la clientèle de son père qui s’appelait David comme lui, et qui était peintre de fruits et de fleurs. « Ses tableaux, dit Descamps, furent mis au-dessus de tout ce qui avait paru jusqu'alors. Ses ouvrages furent si recherchés et poussés à un si haut prix, qu il n’y eut bientôt plus que les princes qui pussent y prétendre. On ne sait par qui il fut anobli et nomme chevalier. Sa vie tranquille ne fut traversée par aucun malheur ; il fut le plus grand peintre en son genre et le plus occupé de son temps. Il jouissait d'une fortune méritée par ses assiduités et ses talents ; mais la guerre de 1671 et la désolation de sa patrie lui firent quitter Utrecht et son repos. 11 choisit Anvers pour sa retraite ; il n’y vécut que peu d’années, mais assez cependant pour former des établissements honnêtes à ses six enfants. 11 mourut en 1674. » C'est à quoi se bornent les renseignements que nous ont laissés les biographes hollandais touchant David de Heein.

Quel que fut son talent, on ne peut disconvenir que Van Huysum ne l’ait surpassé dans 1 art de peindre les fleurs, d’en saisir les attitudes, d’en dessiner les raccourcis, d’en reproduire les tons fins, les pétales impondérables, la grâce, la fraîcheur, le parfum ; mais il faut avouer aussi que David de Heem a été supérieur à tous les artistes de son pays, comme peintre de fruits, de cristaux, de vases d or, d'argent ou de marbre, et qu’il a dans ce genre primé son père qui passait pour un fort habile homme.

DAVID DE IIEEM (1600)

Les déjeuners, les desserts, les natures mortes en général, d'autres peintres contemporains de David de Hecm les représentaient sans doute avec un égal talent, mais pas un avec un égal fini. Snevders, par exemple, peignait ses garde-manger, ses fruiteries comme de splendides motifs de décoration, et il les attaquait avec la brosse de Rubens ; mais de Heem, observateur patient et recueilli comme le sont les Hollandais, regardait les choses de plus près, par leur aspect le plus intime. Aussi quand il lui arrivait d’ajouter des fruits, des légumes, du gibier et de beaux ustensiles précieux a quelque tableau d un

FRUITS. .Collection de Jl. Duclos.)

peintre flamand, on distinguait tout de suite sa touche précieuse, de la manière large et franche, familière aux Anversois. Nous avons vu figurer à Paris dans la vente Mecklcmbourg, en 1865 \ une Cuisine de Teniers dans laquelle ce grand petit maître avait représenté son père et lui-mème sous les traits d'un maître d’hôtel et d’un cuisinier : chaudrons, légumes, fruits, tous les accessoires étaient peints de la main de David de Heem; mais on sentait parfaitement que, des deux collaborateurs, l’un était un praticien consommé dans un genre spécial, l’autre un homme supérieur capable de briller dans tous les genres. Ce tableau, du reste, nous suggéra une observation qui se place naturellement ici. Les grands peintres impriment leur cachet sur toute chose. Un Rubens, par exemple, peindra des melons, des raisins, des pêches, avec vérité sans doute, mais en les subordonnant à sa manière, en y mettant sa griffe, sa signature. Ses fruits paraîtront venus sur l'arbre de son génie. Au contraire, les maîtres confinés dans un petit coin de la nature, sont au-dessous de leur sujet au lieu de le dominer. Souvent on ne reconnaît pas leur main, parce qu’elle a été l’esclave des modèles qu'ils avaient à copier. David de Heem, dans ses tableaux de fruits, n'est qu'un imitateur fidèle jusqu’au scrupule. A-t-il sous les

1 Ce tableau, doublement précieux, fut adjugé à M. Thibaudeau, pour la somme de o,.’iU0 fr.

ECOLE HOLLANDAISE

yeux une écrevisse? Sa touche va se piquer à tous les piquants de la patte, s effiler aux antennes, se heurter à toutes les articulations qui laissent voir la chair molle du crustacé au défaut de la cuirasse. Veut-il représenter un citron? 11 le transporte sur sa toile avec une vérité criante. Vous sentez le grenu du zeste qui s'est roulé en spirale sous le tranchant du couteau. Ce citron a demi pelé fait venir 1 eau à la bouche, surtout lorsque la lame d’argent, dépassant l'épaisseur du zeste, laisse voir, dans les cellules du fruit entamé, ce qui doit rafraîchir et réjouir le palais. 11 est rare qu il ne se trouve pas un citron dans les peintures de David de Heem, car c’est là le fruit qu’il peint le mieux: c’est son triomphe. 11 est également fort rare qu’il ne s’y trouve pas quelque vase d'or ou d'argent. Personne ne les a fait tourner et reluire avec plus d’illusion. Le poli de leur surface, où se réfléchissent comme en un miroir, les fenêtres du logis, la transparence de leurs demi-teintes, les reflets qui égaient leurs ombres, les délicates niellures qui s’y relèvent en bosse, sont rendus avec un art surprenant et par des roueries de métier poussées au dernier degré de la finesse.

Quand on connaît le goût des Hollandais, leur manière de vivre, leur manière de voir, on ne s’étonne pas du prix qu’ils attachent aux déjeuners ou aux natures mortes de David de Heem. Descamps raconte à ce sujet une anecdote assez curieuse. De Heem avait peint un beau tableau, une guirlande de fleurs, pour Jean Van der Meer, peintre estimé, qui possédait une fameuse manufacture de blanc de plomb, et il en avait reçu 2,000 florins. Van der Meer ayant été ruiné par les événements de la guerre de 1672, se trouva n’avoir plus d'autre ressource que le tableau de son confrère. On lui conseilla d’en taire présent au prince d’Orange, Guillaume III, depuis roi d’Angleterre, et il suivit ce conseil après avoir fait peindre le portrait de ce prince dans la guirlande de fleurs que représentait le tableau de David de Heem. Guillaume fut enchanté du présent et l’emporta avec lui en Angleterre ; mais pour témoigner sa reconnaissance à Van der Meer, il lui fit obtenir dans la ville d’Utrecht la charge de contrôleur des droits du canal qui passe à Vreesxvyck et à Vianen. Heureux tableau, qui en faisant la gloire d’un peintre, faisait le salut d’un autre!

CHARLES BLANC

et l'autre des fruits et de la vaisselle sur une table. citron,

Musée du Louvre. — Deux tableaux représentant Lun pèc!

pêches, des huîtres, des crevettes, deux écrevisses, un citron, deux verres et un sucrier d’argent, tableau daté

de 1 659. 381 liv.

Une guirlande de fleurs, au milieu de laquelle il y a un accessi verre rempli de vin et au bas un moineau sur une branche. Auti

Galerie de Dresde. — Des huitres, une écrevisse bouillie. Ven"

des raisins, un citron entamé et un faisan rouge. Tablet

Vente de M. Gérard Van Der Pot de Groeneveld. — Tableau offrant toutes sortes de fruits, d’insectcset d'autres accessoires. 385 fr.

Sept autres tableaux du même genre, plus un huitième fruits représentant une Vanité, un verre rempli de fleurs, une posé si

coquille, une tète de mort et un panier avec l'inscription. 383 Ir.

Autre tableau du même gênre, représentant de beaux fruits bien choisis, arrangés sur un plat de porcelaine posé sur une table de marbre; des insectes, un homard.

Pinacothèque de Munich. — Sur une assiette d'argent bant s

et une tasse de porcelaine se trouvent des abricots, des et d’au

citrons, des raisins et d’autres fruits. d oisea

Musée d’Amsterdam. — Verre et vaisselle antiques, près Ven-

d’une assiette garnie d’un citron coupé et autres objets. Heurs i

Vente Paillet et Delaroche, 1802. — Une guirlande de Heurs et fruits, distribués avec beaucoup de grâce et retombant sur une table où l’on voit des huitres, une montre et d’autres accessoires. On y remarque encore un groupe d'oiseaux morts... 550 fr.

Vente Jullienne, 1767. — Un hareng pec sur une assiette, Un

des grenades ouvertes, du raisin, des cerises, du pain et fraise

deux verres posés sur une table. 240 fr.

Un autre tableau offrant un déjeuner d'huitres, de fraises et citrons; le tout groupé avec des roses et autres accessoires sur une table couverte d’un tapis. 298 fr.

Vente Blondel de Gagny, 1776. — Un tableau repré- Ven'

sentant des fruits sur une table couverte d'un tapis bleu. soit eu

Vente du prince de Conti, 1777. — Des raisins, des

Vente cardinal Fksch, 1845. — Un déjeuner. 340 scudi. soit environ 1,800 fr. L’Œil do la Providence, composition emblématique ornée de Heurs. 425 scudi , soit environ 2,300 fr.

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