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LE JOUEUR DE VIOLON BOSSU

l’étranger, de leurs négociations et de leurs batailles, les ouvrages des maîtres hollandais, et en particulier ceux de Van Ostade, n’ont rien d 'historique. Mais, en revanche, comme ils vont bien au fond des choses, comme ces petites toiles, ces vives eaux-fortes nous disent clairement l’autre histoire, celle des sentiments, des habitudes et des mœurs de la nation ! Comme elles nous font pénétrer dans sa vie intérieure et dans ses pensées! Nulle part le caractère hollandais ne fut plus nettement exprimé. Portons, par exemple, notre attention sur un tableau célèbre d’Adrien Van Ostade, qu’on appelle les Inconvénients du jeu1. Une barrique

Ce tableau faisait partie du Musée Napoléon au temps de l’Empire; il a été repris eu 1815.

faisant office de table, deux hommes jouent aux cartes. L’un d’eux, mauvais joueur sans doute, et las d’avoir toujours la chance contraire, s’est éloigné avec humeur, en jetant les cartes par terre. L’autre se lève indigné, et, la main appuyée sur le bord du tonneau, penché vers son compagnon, lui reproche vivement sa mauvaise foi. Evidemment une rixe violente va suivre cette contestation encore pacifique. Aussi tout le monde, autour des joueurs, est-il attentif à leur querelle. Une femme, dont le verre et le pot à bière reposaient sur le tonneau, retire précipitamment ces précieux objets; un fumeur a ôté sa pipe de sa bouche, et regarde gravement, dans l’attente ; le joueur de violon lui-même, dont l'archet continue machinalement la phrase commencée, n’a plus d’yeux que pour les deux acteurs du drame qui se prépare. Un critique s’étonne que cette œuvre soit connue sous le nom que nous avons cité. Tout, dans cette scène, lui semble respirer une paix que ne saurait troubler l'altercation légère survenue entre les deux joueurs. Sans doute la paix est profonde sous ce beau feuillage vert, le violon du ménétrier réjouit les oreilles des tranquilles buveurk et des fumeurs extatiques. Et pourtant, dans un coin de ce tableau, un homme est debout, l’œil furieux, les doigts crispés, le chapeau sur les .yeux. En se levant, il a violemment jeté par terre le banc sur lequel il était assis... La lutte n’est pas encore engagée, mais elle est inévitable. Et c’est précisément pour avoir choisi ce moment où la paix dure encore, que Van Ostade s’est montré observateur ingénieux et profond. Dans une taverne française, les bouteilles auraient sauté en éclats avant toute explication. Mais le peintre hollandais a pu représenter un homme fort irrité, entouré de gens qui s’intéressent à son émotion, et dont la physionomie pourtant est placide, parce que cette lenteur à sortir de son calme habituel est naturelle au Hollandais. Il y a un intervalle très-appréciable entre le moment où il est ému et, celui où il le laisse voir. Sobre de mouvements comme de paroles, il dit moins de mots et fait moins de gestes pendant toute une année que tel Parisien en un jour. Et il me souvient, à ce sujet, que passant à Harlem, justement la ville de Van Ostade, je vis deux maçons qui tiraient sur une corde pour faire monter une grosse pierre. Au bout d’un moment, les deux hommes, épuisés par ce poids énorme, n’ont plus assez de force pour lever la pierre à la hauteur où elle devait parvenir. La pierre demeurant suspendue à quelques pieds de terre, les deux maçons se tournent vers les passants en les avertissant du rer/ai-d qu’ils ont besoin d’aide. Aussitôt deux ou trois hommes du peuple s'avancent, toujours sans rien dire, aident les maçons qui ne leur adressent pas un mot, et se retirent en gardant le silence. Comme la tâche était longue, plusieurs passants se succédèrent ainsi sans qu'une seule parole eût été échangée, sans que l’on fil un seul geste en dehors des mouvemenls qu'exigeait la manœuvre.

De tout temps les amateurs ont reconnu, dans les ouvrages d'Adrien Van Ostade, deux manières parfaitement distinctes 1 : l'une qui était en petit celle de François Hais, c’est-à-dire une manière franche, libre et ferme; l’autre moelleuse et fondue au point de ressembler à la peinture sur émail : ce n'est pourtant pas ce que l’on appelle en mauvaise part la manière porcelaine. Il en existe au Louvre un échantillon célèbre : le tableau du Maître d' école. Bien que la finesse d’exécution dans les petits ouvrages soit une loi en peinture, et une loi tout aussi impérieuse que la largeur d’exécution dans les grands, on 11e peut nier que Van Ostade ne se soit écarté du faire que son maître lui avait enseigné, el qu’il a lui-même pratiqué ailleurs avec tant d'esprit. Je n’en veux pour exemples que ses portraits de petite dimension qui, sans parler du caractère et de l’expression des tètes, sont des merveilles comme touche. Le pinceau y est manié avec une liberté mesurée et grassement; les plis de la peau sont accusés sans sécheresse; les détails sont indiqués sans aucune mesquinerie, et, dans une tête où rien ne manque, l’ensemble domine cependant au point que cette tête peut servir de leçon au peintre qui exécute des portraits en grand. 11 11’est donc pas facile de concevoir pourquoi Van Ostade s’est jeté parfois dans la manière dont nous parlons, et qu'il soit allé jusqu’à polir sa peinture par des procédés de son invention, comme le pense M. Paillot de Montaberl2. «Je doute que Van « Ostade, qui représenta ce Marché aux poissons qu’on voit au Musée de Paris, et dans lequel on aperçoit,

1 Voyez ce qu'en dit Hagedorn, dans sa Lettre à un amateur de peinture avec des éclaircissements historiques. Dresde, 177-ï.

2 Traité complet de la Peinture , tome VIH ; Paris, Bossange, 1829; p. 234.

11 ie doule, dis-je, 111 il eut obtenu ce transparent avec des couleurs broyées à l'iiuile seule, et posées sans “ quelque artifice particulier, artifice qui consistait non-seulement dans la touche, mais dans un certain

ÉCOLE HOLLANDAISE

« poli qui rappelle l’effet que reçoit la basalte sous le brunissoir qui la rend brillante et comme transparente. «< de terne qu’elle était d’abord. L’usage de la prêle pour polir la peinture a été indiquée par quelques « écrivains flamands. »

Quoi qu’il en soit, la touche de Yan Ostade, accentuée ou fondue, ferme ou lisse, a toujours bien servi le peintre lorsqu’il a voulu montrer l’une des qualilés les plus précieuses de son talent : l’expression. Combien de fois ne m’est-il pas arrivé, en parcourant la galerie du Louvre, d’être arrêté et invinciblement retenu par un petit tableau d’Adrien qui représente un négociant hollandais lisant une lettre ! Cet homme paraît si attentif qu’il provoque à son tour mon attention. Mais que renferme donc cette lettre qu’il tient de ses deux mains et que dévorent ses regards? Que de choses n’y ai-je pas lues, dans les suppositions naïves de mon esprit!... C’est sans doute un riche armateur qui reçoit des nouvelles d'un pays lointain. La lettre <iui le préoccupe tant lui raconte des aventures imprévues arrivées à son navire, des sinistres peut-être ; mais l’impassible Hollandais lit cette grave correspondance avec un calme apparent. La sensibilité dans ce Batave est latente; elle a pu rider son front, couturer ses joues, attendrir le bord de ses yeux : l'expression n'en est pas moins restée tranquille et forte. Aussi, en dépit même de la vulgarité du masque, la physionomie de ce modèle intéresse; elle est relevée par les mâles accents que le pinceau y a si vivement marqués, elle est ennoblie par le caractère de philosophie qui la distingue, et, pour tout dire, par la présence de la pensée. Yoilà où les maîtres se font voir.

Adrien Van Ostade mourut à Amsterdam, en 1685, à l’âge de soixante-quinze ans. Il eut pour élève son frère Isaac, un des plus étonnants paysagistes qui aient existé; si tant d’écrivains l’ont déclaré très-inférieur à son maître, cela tien! à ce qu’ils ont trouvé plus commode de copier les quatre lignes consacrées par Descamps à Isaac Ostade, que d’aller voir ses paysages pleins de brouillards dorés et d’agreste poésie. Corneille Dusarl, Corneille Bega, David Ryckaert, le fils, furent aussi les élèves ou les imitateurs d’Adrien. Comme lui, ils mirent en scène des conversations de paysans, l’intérieur de leurs maisons, leurs plaisirs simples, leurs émotions naïves, leurs querelles. Souvent on s’est plu à comparer Ostade avec Teniers, et nous reconnaissons la justesse du parallèle qu’en a ébauché le bon Descamps, auquel il faut bien parfois rendre justice, parallèle qui a été développé ensuite et achevé avec talent par Emeric David. Teniers, disent-ils, groupait mieux ses figures, et savait mieux qu’Ostade disposer ses plans. En effet, ce dernier mettait quelquefois le point de vue si haut que les appartements en paraissent bizarres, et seraient ridicules s'il n’avait su en occuper les vides par des détails qui interrompent de fort grands espaces. Le coloris de Teniers est clair, gai, argentin et tout à la fois très-varié; celui d'Ostade, avec la même transparence, est vigoureux, chaud et souvent violacé. L’un a la touche légère, vive et spirituelle ; l'autre est nourri, flou et moelleux. Celui-ci ménage la lumière, lui fait traverser, pour l'affaiblir, des bosquets touffus, ou ne la laisse glisser dans la cabane du pauvre qu’au travers des lianes grimpantes dont la fenêtre est ombragée; il nous charme enfin par des effets mystérieux et piquants; celui-là, au contraire, place ses personnages en plein air, et, sans outrer les ombres, sans trahir ses combinaisons savantes, il donne à ses tableaux l’accent, l’intérêt de la vie. En imitant la nature, Teniers la rend aimable, riante, et surtout admirable par sa variété. S’il peint une fêle rustique, on reconnaît, dans les jeux de ses paysans, dans leur joie, dans leur colère, dans leurs combats, la diversité de leurs caractères. Chaque état, chaque âge a ses mœurs. A côté d’un ivrogne abruti se montrent des personnes qui embellissent la fête parla dignité de leur attitude et de leur tenue. Yan Ostade, resserrant le cercle de ses modèles, se borne à choisir, dans la figure et les actions des paysans de Hollande, ce que la nature et les mœurs offrent de plus ignoble et de plus grotesque. « Auteur satirique, dit M. Emeric David, Ostade enlaidit ses personnages pour les rendre plus plaisants et plus ridicules. » Ce dernier trait me paraît manquer de justesse. C’est affaire au goguenard Teniers de persifler son monde. Non, le débonnaire Ostade ne saurait être transformé en auteur satirique! Le peintre des tristes chaumières et des pacifiques tabagies n'a pas enlaidi à plaisir ses paysans, ses pauvres et silencieux fumeurs; il ne s’est pas moqué de

Musée Robillard, tome 11.

ses modèles, il les a copiés sérieusement, et, sous les haillons qui les couvrent, dans la misère profonde où ils sont plongés , il lui est arrivé bien des fois de faire sentir la présence de l’âme. Teniers a cherché le comique ; Ostade l’a trouvé peut-être, mais sans le savoir. Il s’est mis à sa fenêtre encadrée de chèvrefeuille.

cl il a vu passer la comédie humaine. Si vous désirez entendre des chansons à boire el vous dilater d’un

bon gros rire, entrez, entrez sans façon . . s le cabaret de Teniers; mais si vous aimez mieux vous mêler

aux pauvres villageois, et oublier comme eux, en fumant auprès du foyer, les labeurs, les âpretés de la vie. allez voir ce petit tableau d'Adrien, qui représente l’entrée d’un cabaret de village; sur le mur est accrochée une allic.be où le peintre a écrit ces mots : Maison à vendre, s’adresser à Van Ostade.

CHARLES BLANC

SMIMŒIM ET HSMOTIKIDM

L’œuvre d’Adrien Van Oslade tient une place importante | dans les portefeuilles des amateurs. Il se compose de cin- | quante estampes. Les meilleures, selon Bartsch, sont : le Vielleur , la Famille, la Grange, le Père de Famille, et le Charlatan , toutes bien supérieures au nu 16, qui a pour titre la Poupée demandée. L'art de bien détacher les ligures se montre particulièrement dans le Charlatan, la Danse au cabaret, el dans le Goûter. Les plus charmantes suivant nous sont le Joueur de violon bossu et le Petit pont.

Les tableaux d’Adrien Van Oslade se rencontrent rarement chez les amateurs. Ils sont presque tous dans les musées ou dans les très-riches galeries particulières.

Le Louvre n’en compte pas moins de sept de la [dus belle qualité : le Maître d'école, la Famille du peintre, le Marché aux poissons, sont de véritables chefs-d’œuvre.

Au Musée de Munich on voit cinq tableaux : Fne Mature morte, des vases, des fruits, des poissons et un coq mort ; un Cabaret hollandais, où se battent des paysans, que leurs femmes, nouvelles Sabines, viennent séparer. Les trois autres représentent des Buveurs et des jeunes Villageoises.

Au Musée de Dresde on voit cinq tableaux, plus deux copies d’après ce maître. Il n’est pas rare de rencontrer des copies avouées des grands maîtres dans les musées du Nord; n est-ce pas le plus bel hommage que l’on puisse rendre au talent de ces peintres dont on n’a pu se procurer les originaux?

Le Musée royal de Berlin ne possède qu’un seul Oslade : il représente une vieille Femme sous un berceau de vigne, que l’on croit être la mère des Oslade.

L’Ermitage, à Saint-Pétersbourg, 11e renferme pas moins de vingt ouvrages d’Ostadc. parmi lesquels une série des Cinq sens, et quelques charmantes Scènes d’intérieur.

Les héritiers de sir llobert Pool possèdent dans leur collection, à Londres, un Alchimiste. L’exécution de ce tableau est d’une rare perfection, et, au dire de Waagcn, dans son Voyage artistique en Angleterre, celte œuvre a coûté au moins 800 guinées.

Dans la Galerie de Bridgewater, il \ a une Partie de trictrac, jouée par deux paysans.

Dans la collection de lord Ashburlon on voit, de ce maître, une Vue de Village, ornée de treize ligures, d’une charrette attelée d’un cheval blanc, des porcs et de la volaille, signée de IG76. Ce petit tableau a fait autrefois l’ornement des collections Blondel de Gagny. Trouard, Praslîn, el Solirene. l’n autre, représentant un Homme et une Femme auprès d’une table. Un troisième, qui provenait, ainsi que le précédent, de la collection Braamcamp, représente trois Paysans buvant , fumant, et jouant autour d’une table.

Dans la collection de M. Th. Mope, un tableau représentant une vieille Paysanne appuyée sur le bas de sa porte d’entrée, conversant avec lin jeune garçon.

Parmi les tableaux composant la collection de M. Beckford, à Londres, on remarque un beau tableau représentant six Paysans autour d’une table, vendu 10,600 fr., en 1821, à la vente de M. Delahanle.

Dans la galerie du marquis de Bute, à Lutonhouse : Cn Homme de loi dans son cabinet, lisant un écrit.

On voit, au Musée de Madrid, quelques petits cadres d’Ostade; ce sont des Intérieurs de chaumière.

Voici maintenant le relevé des prix des tableaux d’Ostade ipie les ventes publiques nous fournissent.

Vente de Lorangère. 1744 : Des Joueurs de trictrac furent vendus 450 livres.

Vente de M. de La Roque, 1745 : Deux petits tableaux représentant des figures à mi-corps, dans l’un un Matelot. dans l’autre une Paysanne, furent adjugés à 100 livres les deux. Un autre, représentant un Boulanger qui corne le pain chaud, s’éleva à 130 livres.

Vente de M. de Julliexne, 1767 : Cinq tableaux, le premier. peint en 1661, représente Y intérieur d'une Chambre dans laquelle 011 voit, près de la cheminée, une femme, un enfant, et quatre hommes qui tiennent chacun une pipe ; un quatrième assis dans la cheminée, tient une pipe et un pot : au fond à droite, près d’une croisée, sont une femme et deux hommes debout. Ce tableau, peint sur cuivre, fut vendu 7,410 livres. Le second, daté de 1662, représente le fameux Maître d'école que l’on voit au Musée du Louvre : 6,425 livres. Le troisième représente des Joueurs de quilles à côté d'un joueur de violon : 2,700 livres. Le quatrième représente un homme, une femme et deux enfants, dont un assis dans une chaise, auquel sa mère donne de la bouillie, daté de 1667 : 1,001 livres. Le cinquième, une Chambre basse, éclairée par une grande croisée; on y voit cinq figures : 2,550 livres.

Vente du duc de Choiseul. 1772 : Plusieurs tableaux : le Jeu de galet, que nous avons reproduit, vendu 4,600 livres : l'Intérieur d'une maison de paysans (la, grande tabagie. gravée par Visscher', quatre figures principales, dont une tourne le dos au feu : 8,800 livres: un Intérieur : sur une table couverte d’une nappe sont dos assiettes, du pain et des verres; auprès, un homme et une femme, plus loin, deux enfants au ba< d’une fenêtre, un troisième assis dans une chaise; sur le devant un grand dévidoir: 3,000 livres.

Vente du prince de Conti, 1777 : Un Intérieur d'une maison de paysan, daté de 1668, le même qui, à la vente du duc de Choiseul, vendu 8,800 livres, n’atteignit à celle-ci que la somme de 7,000 livres.

Vente du cabinet Clos, 1812 : Intérieur d'une ferme, vingt figures, hommes, femmes el enfants, une danse au son de la musette : 6,051 fr. Il venait du cabinet Servad, d’Amsterdam. où il fut vendu, en 1778, 2,430 florins.

Vente Laceriére, 1823 : le même tableau que celui cidessus : 15,320 fr.; un Intérieur rustique, 4,205 fr.

En 1825, à la première vente du prince Galitzin : Un Intérieur de tabagie : 13,030 fr.

Vente du Chevalier Erard, 1832 : L’Estaminet hollandais : une femme et quatre hommes, à côté un joueur de violon qui accompagne une femme qui chante, d'autres personnages parlent ou fument-, 10,020 fr. — L' Adoration des bergers', la tradition rapporte qu’Ostade peignit ce tableau a l’occasion de la naissance d'un de ses enfants, 1 1 ,750 fr.

Vente de la duchesse de Berry, 1837 : La Danse de village, n" 14 du catalogue; ce tableau très-capital est. daté le 1660; gravé par Woolett ; il a été adjugé pour 22,005 fr. Il 1 fait partie, en 1768, de la collect ion de Gaignat ; en 1777, de celle de Randon deBoisset; cn 1801 de celle de Tolosan.

Vente Paul Périer, 1843 : Le Marchand de poissons, adjugé pour 11,011 fr.; I Empirique, 6,001 fr.

Vente Patureau, 1857 : le Joueur de vielle, provenant de l’ancienne collection Clavière, a été poussé à 18,100 fr. par M. Tardieu. — L'Estaminet hollandais, provenant des ventes Van Leyden, d'Amsterdam, et Van Saceghem de Gand, a été adjugé à M. Moreau au prix de 51,500 fr.

Adrien Van Oslade a signé scs eaux-fortes et ses tableaux comme nous l’indiquons ci-après.

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