‹ Histoire des peintres de toutes les écoles. Ecole hollandaiseChapitre 155 sur 239 · JUPITER SOUS LA FIGURE DE DIANE · texte numérisé non relu

JUPITER SOUS LA FIGURE DE DIANE

je crois, que dans un seul homme éminent, dans Winckelmann, Lairesse eut tout à la fois la patience d’un savant et la verve d'un artiste, l’érudition et l'enthousiasme. Il faut donc, pour être juste, convenir que son talent valut beaucoup mieux que son influence. Je veux dire que son rôle de peintre, de graveur surtout, fut préférable à sa mission de réformateur, car la révolution qu'il opéra dans l’école de Hollande commença la décadence de cette illustre école. Du jour où elle devint classique, elle perdit sa physionomie originale, sa virtualité. Le cothurne n'allait point à ces paysans naïfs et sublimes. On crut un instant que l'art se régénérait, parce qu'on le vit descendre du chariot rustique d’Isaac Ostade pour monter dans des chars trainés par des lions, comme celui d'Antoine, ou attelés d’éléphants, comme celui de Marius, vainqueur de Jugurtha ; mais celte ambition au contraire le perdit. À la nature sentie on substilua la nature convenue. Lairesse et Glauber succédant à Rembrandt et à Ruysdaël, c'était le savoir prenant la place du génie.

CHARLES BLANC

Lairesse à fait peu de tableaux de chevalet ; mais il a décoré beaucoup de maisons à Amsterdam, et c'est-là que se trouvent ses principaux ouvrages. Il peignit le théâtre de celte ville, et le salon du château de Soesdyck, en Hollande.

Le musée du Louvre renferme quelques-unes de ses

peintures. Elles sont exécutées d'une manière sage et assez froide. La touche en est facile, précieuse et peu empätée.

En voici les titres :

L'Institution de l'Eucharistie.

Hercule jeune entre le vice et lu vertu.

Le Débarquement de Cléopätre au port de Tarse. Elle est reçue par Antoine et suivie par un nombreux cortège.

A Liège, on voit dans l'église Sainte-Ursule, la Pénilence de saint Augustin et son Baptême.

A Aix-la-Chapelle, le Martyre de sainte Ursule dans l'église de ce nom.

La collection de Blondel de Gagny contenait deux tableaux très finis de Lairesse, les Eléments. ls furent adijt ; en 1776, pour la somme de 2,400 livres.

Lairesse a traité deux fois le sujet d'Antiochus et de Stratonice, ainsi qu’il nous l'apprend lui-même, L'un de ces deux tableaux avait appartenu à Tronchin, le célèbre médecin de Voltaire. Ils sont pas Van Heteren et La Bouexière,

is dans les collections

On cite comme une de ses plus belles compositions : Pûris et Hélène de la collection de Cauwerven, et comme un tableau capital de sa main, Moïse foulant aux pieds la couronne de Pharaon, sujet qu'il a osé aborder après le Poussin,

Les

de

ns de Lairesse, dit d’Argenville, sont aussi méritent de l'être. Ils sont ordinairement lavés à l'encre de la Chine avec un léger trait de plume; d'autres sont arrêtés à la sanguine, lavés au bistre ou hachés à la sanguine très proprement, On en voit de très finis au bistre : des figures courtes et lourdes, des têtes peu gracieuses, un feuiller pointu, les ordonnances, Le

fonds de tableaux, dénotent la manière de Lairesse. L'œuvre de ce maitre se compose de 250 morceaux dont la plus grande partie sont gravés par lui-même à l'eauforte. Le reste a été gravé d'après lui par Pool, Ber Glauber, Blooteling, e Nous nous faute d'espace, à citer quelques pièces

bornerons ici, ravées par Lairesse d'après ses plus fameux tableaux. Une des plus magnifiques est celle qui, suivant Sandrart, représente Sémiramis s'exerçunt à la chasse des lions, et, suivant Mariette, un trait de la vie de Zénobie. On y voit une prince cheval, à la tête d'une troupe d'amazones, s'arr

se à ant pour regarder deux lions morts à l'un desquels on ouvre

oreilles une perle qu’elle fait di

La Mort de Sénèque. Ce philosophe se fait ouvrir les veines dans un bain, par ordre de Néron.

César se cache le visage pour ne pas voir la tête de Pompée que Photin et Achillas lui présentent de la part de Ptolémée, roi d'Egypte.

Vénus conduit Enée dans un bois; elle lui montre les armes qu'elle lui a fait fabriquer par Vulcain.

oudre dans un breuvage.

RECHERCELS ET INDICATIONS

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