‹ Histoire des peintres de toutes les écoles. Ecole hollandaiseChapitre 156 sur 239 · IMPRIMERIE · texte numérisé non relu

IMPRIMERIE

DE

L'Age d'or ou le règne de Saturne, On y voit ce dieu couché sur des nuées, environné de zéphirs et de fleurs.

Achille découvert au milieu des filles de Nicomède. Cette belle gravure est la reproduction d’un tableau qui appartenait à M. de Julienne.

On distingue aussi dans l'œuvre de très grandes pièces représentant des allégories en l'honneur de la maison de Nassau, à l'occasion des triomphes. Ce sont des gravures dont rien n'égale la richesse, la magnificence et l'éclat.

Lairesse a traité aussi quelques sujets tirés de l’ancien et dn nouveau Testament. L'adoration des rois, qui était dans le cabinet Lubline à Amsterdam, et passa depuis chez M. Randon de Boisset, fut vendue 10,000 livres. Ce précieux tableau est aujourd’hui en Russie, dans la maison de Strogonoff.

Abraham recevant les anges, qui provenait du cabinet Braamkamp, est un de ses plus beaux ouvrages. Il fut vendu 8,000 livres.

Lebrun nous apprend que c'est à son instigation que Jansen traduisit le Grand Livre des Peintres, d'après la onde édilion qui renfermait un premier livre de Lairesse yant pour titre Les principes du dessin, imprimé d’abord in-folio. Cette traduction fut publiée à Paris en deux volumes in-4°, en 1787, et dédiée à M. de Breteuil, alors ministre de Louis XVI. Elle est en général écrite avec correction et même quelquelois avec chaleur, quoique cà et là un peu lourdement. C'est en somme un grand service rendu aux arts que la translation en français d'un livre curieux et instructif qu'on n’eût peut-être jamais lu en Europe, où la langue hollandaise est si peu répandue.

Lairesse avait trois frères, Ernest, son ainé, Jacques et Jean, ses cadets. Ernest se distingua de bonne heure par la peinture de toutes sortes d'animaux, dont il avait composé un gros recueil, à la gouache, à la tête duquel ait son portrait, et qu'il vendit au prince de Liège. IL mourut à Bonne, après avoir été à Rome aux frais de ce prince. Jacques était le puiné de Gérard. Il excellait à peindre des fleurs et s’est occupé aussi de camaïeux, mais avec moins de succès. Jean s’attacha comme son ainé à peindre des animaux, mais sans beaucoup de talent.

Lairesse laissa trois fils. L'ainé, nommé André, s'adonna au commerce et mourut aux Indes. Les deux autres, Abraham et Jean, exercèrent la peinture.

Ses meilleures élèves furent Jean Verkolie et Philippe Tileman.

Lairesse a mis un monogramme à la plupart de ses eaux-fortes. Nous donnons ici ce monogramme et ses

variantes.

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